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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 21:04

Bref passage en Islande à l'occasion d'un passage de grade et d'un séminaire que nous avons là-bas les 9 et 10 février 2017

A l'aéroport, on m'attend, sans banderole ni drapeau Dieu est grand, mais avec un beau couvre-chef type, béret rouge, et treillis. P. a voulu quelque chose de spectaculaire, cela ne fait aucun doute. L'allure militaire se confirme lorsqu'il s'agit au bout de 3 pas dehors de faire un selfie dans le vent et sous la pluie qui commence à tomber dès que l'idée de cette entreprise a été émise. Le ciel islandais n'aime pas les selfies, ce pays a toutes les chances de me plaire.

Lorsque nous arrivons dans le do-jang, c'est vers nous que se tournent tous les regards ; et c'est vers nous aussi que se dirige le premier salut après celui au drapeau. Ici, ce protocole me parait tout à fait étrange alors qu'il est répété plusieurs fois par semaine à Paris. Mais dans notre cas, ce salut est celui du respect pour l'étranger et pour son grade. Et les choses prennent alors un tout autre sens. Mais quel sens revêt donc le salut à Paris ? Se rappeler de poser la question aux élèves.

Puis c'est le moment de commencer, encore un pied dans l'avion, une main dans la valise, et la tête dans les nuages. Se concentrer, au premier sens du terme, c'est recoller ses propres morceaux, éparpillés ici et là sur la route qui mène jusqu'au moment présent. Pitchagi pitchagi et pitchagi.

Le passage de Gup est tout à fait intéressant car comme nous n'en sommes pas, à proprement parler, partie prenante, on a le temps par l'observation, de faire connaissance avec les élèves, le groupe, les exigences du lieu.

Le soir, nous nous réunissons à une petite dizaine de personnes pour dîner. J'ose une soupe, ce qui est une preuve de confiance absolue dans ce pays, tellement ma détestation de la soupe remonte aux entrailles de mon existence. On dirait que je me teste. La soupe est non seulement orange comme les coutures de mon sac à dos, mais aussi excellente. Avec un mélange de saveurs tout à fait indéfinissable. La pizza à l'avocat qu'on m'a conseillée tient également toutes ses promesses. 

La proposition d'un entrainement nocturne pour lequel on m'avait sollicitée, et que nous avions accepté tombe à l'eau. S'entraîner aurait eu tout son sens, mais le sens de la chute finale du jour est radicalement horizontal : c'est avec grand plaisir que nous nous mettons au lit vers minuit, heure islandaise, tandis qu'à Paris, l'heure file avec un temps d'avance.

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:46

 

 

A l’occasion de la nouvelle année lunaire, Shiwol do-jang organisait le samedi 28 janvier dernier la 9ème édition de son tournoi.

Les jeunes élèves ont été bien sérieux et enthousiastes.

A noter une très belle compétition de forme et de combat chez les ceintures vertes. Un petit regret :  l’absence des ceintures rouges. Seulement deux inscrits dans la catégorie 1er gup, alors qu'un certain nombre d'entre les élèves à ce grade arrivent à présent à une belle maturité technique. Preuve que nous devons aussi imaginer d'autres manières pour eux d'en découdre.

En dessin Jeanne et Jean nous ont gratifiés d'une façon originale de montrer comment on peut s'entraîner malgré la pollution. Anna nous a raconté une histoire pleine de rebondissements dans laquelle un groupe de jeunes élèves sollicités par le Grand-Maître partait à la recherche d'une mystérieuse technique perdue.

Merci à tous les parents d'avoir amené leur enfant, merci à notre équipe encadrante : Agnès, Marie, Laurent, Camille, Olivier, Alexandre, Giacomo, et Chloé, très patiente à la buvette.

Merci enfin à l'OMS 10 qui nous a fourni les médailles.

 

Résultats

Groupe Poussins Forme, ceintures blanches 6-7 ans

1er : Maxime Vracar

2ème : Clément Laubel

3ème : Jeanne Bahaderian

 

Groupe Poussins Combat ceintures blanches 6-7 ans

1er : Clément Laubel

2ème : Rayan Boufalgha

3ème : Jeanne Bahaderian

 

Groupe Yongi  Forme ceintures blanches 9ème gup & grands débutants

1er : Hao Tian Jiang

2ème: Leonora Westley-Dupont

3ème : Ameline Garcia Coaquira & Micaël Lopes

 

Groupe Yongi  Combat ceintures blanches 9ème gup

1er : Micaël Lopes

2ème : Sami Lafri

3ème : Anatole Favret & Ameline Garcia Coaquira

 

Groupe Jong Jik Forme ceintures oranges nées en 2008-2009

1er : Tom-Prince

2ème : Solal Deroo-Sodupe

3ème : Giacomo Angelini-Thiennot

Groupe Jong Jik Combat ceintures oranges nées en 2008-2009

1er : Giacomo Angelini-Thiennot

2ème : Tom-Prince Serry-Masson

3ème : Dorelia Westley-Dupont

 

Groupe Chong sin tong il Forme ceintures oranges barrette nées en 2007-2008

1er : Justine Mo

2ème : Alice Chen

3ème : Jules Laguionie

 

Groupe Chong sin tong il Combat ceintures oranges barrette nées en 2007-2008

1er : Zohar Dweck

2ème : Alice Chen

3ème : Thomas Cav & Jules Laguionie

 

Groupe Sin Chuk Forme ceintures vertes 5e-6e gup 

1er : Akira Matarasso

2ème: Yanis Rahmani

3ème : Anna Chuong

 

Groupe Sin Chuk Combat ceintures vertes 5e-6e gup

1er : Yanis Rahmani

2ème : Anna Chuong

3ème : Victor Jean

 

Dessin poussin

1er : Jeanne Bahaderian

2ème: Leonora Westley-Dupont

 

Dessin Coq de feu

1er :  Jean Pénicaud

2ème : Ameline Garcia Coaquira

 

Rédaction sur la mystérieuse technique perdue

1er : Anna Chuong

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 21:59

From October 7th to 13th, in Incheon, Korea,  took place an awesome week of practice with the Ko Dan Ja shimsa candidates as well as officials, visitors and the Youth leader representatives. The Youth group included 18 students from 13 countries, from Red belt to 6th dan, invited by World Moo Duk Kwan.

At the orientation meeting Kwan jang nim asked us “how to honor those who have built today ?” This question is pretty much linked with the idea of tradition : what goes from the past to the future through the present new generation. The transmission happens if there are people to  experience and fertilize it in the present. Therefore the question was also for the Youth representatives “to belong to their time”.

 

 

What we discussed in our meetings  was a way to organize ourselves : how to appoint the Youth representatives in each country and what should be their tasks ? how to organize and share the work among our group at the international level ? We also had to present a demonstration at the end of the week.

Another point was to find a way to use and communicate on and with social media. What do we want to show/share and why ? One night a video project was discussed and elaborated quickly and quite unanimously. Later, we established deadlines in order to make it happen for the 71st Moo Duk Kwan anniversary on November 9th. There were finally 2 versions, a“trailer” and a complete version. The latter included all videos whereas the former was intended  to be funny and striking, using very short pieces from the YL videos and featuring figures in motion borrowed from the Moo Yei Do Bo Tong Ji, the book which was so important to Kwan jang nim Hwang Kee : Not without irony, the trailer gave quite a good idea of what flowed through us during the week : the spirit of an adventure.

What adventure exactly ? After all, we did common things for an international one week seminar : training, meeting, working on a group project. Nothing but classical for a Ko Dan Ja shimsa. But there was a smell of an adventure thanks to an unusual trust between us, such a trust you can call brotherhood ;  “fraternité” as we say in French. Fraternité (or was it sisterhood) needed especially to face desagreements, fatigue, impatience…

 

 

We also all felt to various degrees, that we were living something unique. We shared the joy of doing something together for the first time : without any blueprint or clear idea of what we would obtain in the end. Without our thoughts turned to the past, or towards “being the future”. We were only living the present.

The banquet stood as a symbol of this state of mind. A gathering of super lively normal human beings. Koreans sing often very well during the “norebang” (karaoke) but that night, everyone seemed to be very talented: dancers, drummers, comedians...

The spirit of adventure was also on the way to run the video project, the first visible collective action the Youth group achieved : The editor from Mexico, Jaime Ambriz took the responsibility for weaving together the different pieces from each video. He was by himself with our video material, separated from most of us by thousands of miles . There was no doubt we had to let him do it the way he wanted. And let him have the final cut on his work, because even if “We do not agree with what you say, We will protect your right to say it”.

It was an enriching experience : to become more aware of what an international group is, to observe how alliance emerge between some countries, how disagreements appear even when not publicly discussed … How could we avoid native English speakers to take the upper hand, not thanks to the strength of their ideas but because they are able to express them more easily ? How to prevent the natural tendancy that the Senior ranks take the lead in a group with such differences in ages and ranks,? Finally, how do we proceed so everyone can voice his concern and be heard ? How do we give an equal right and legitimacy to talk ?

The whole process was not obvious and a constant watchfulness was required, if not a perpetual struggle for building this small worldwide public sphere.

I would like to thank first and foremost all those who welcomed and helped the Youth group in Korea, but also the first Youth ambassadors of 2009 in Atlanta, Fabian Markl from Switzerland, Stephen Mc Grath from Australia and Spiros Spatoulas fom Greece. 7 years after their own experience, they provided  feedbacks on it and allowed us not to start from scratch.

 

 

Youth Leaders symposium 2016 (24.12.2016)
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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 21:20

Article rédigé pour le blog World Moo Duk Kwan, publié le 24/12/2016

Il y a deux mois tout juste, nous revenions d'une belle semaine de pratique et de rencontres en Corée (7-13 octobre 2016).

Invités par la Fédération World Moo Duk Kwan, les représentants des Youth Leaders présents (18 élèves venus de 13 pays différents, de la ceinture rouge au 6ème dan) avaient reçu pour tâche de travailler ensemble à un mode de fonctionnement autonome :

-au niveau de chaque pays, proposer des modalités de désignation de leurs représentants et une définition de leur tâche.

-au niveau international, mettre en œuvre une manière de fonctionner qui convienne au groupe des représentants.

Les YL avaient également pout tâche de préparer ensemble une démonstration pour la fin de la semaine.

Le thème de réflexion donné par le Kwan jang nim à notre arrivée fut : «  how to honor the the ones who has built today ». C’est à peu près ainsi qu’on pourrait définir la tradition : ce qui passe pour une génération entre passé et futur à condition d’être fécond au présent. Ou encore pour nous  « être de notre temps » ?

 

Enfin, un autre aspect du projet était de discuter de notre rapport aux réseaux sociaux : c’est une question difficile.  Les YL sont loin d’avoir le même d’usage ou d’intérêt pour les réseaux sociaux. Que veut-on montrer de nous et pourquoi ? Jusqu’à quel point doit-on échanger ?

Un soir, un projet de vidéo fut mis sur pied, assez vite, plutôt unanimement. Un peu plus tard, nous nous sommes donnés des dates à respecter pour pouvoir réaliser la vidéo à temps pour le 71° anniversaire de l'école Moo Duk Kwan. Il en existe une version courte et une version longue. La version courte est percutante et drôle, mais malheureusement son format court empêche que les groupes des différents pays apparaissent tous. Sa plus grande qualité est de fabriquer de la fiction : la musique, les extraits très courts, l’utilisation de documents animés en référence au Moo Yei Do Bo Tong Ji, livre fondateur pour le Grand-Maître fondateur : cela donne une idée assez précise, non pas de ce que nous avons vécu, mais de ce qui nous a traversé : le sentiment d’une aventure.

 

 

 

Quelle aventure ? Après tout, nous n’avons fait que des choses habituelles pour un stage international : nous entraîner, tenir des réunions, faire avancer un projet ; rien que de très classique pour un Ko Dan Ja shimsa. Mais si je dois dire en quoi a consisté cet esprit d’aventure je dirais : la confiance qu’il y avait entre nous, que je nommerais du beau mot de fraternité, au-delà même des désaccords, des fatigues, des agacements. La deuxième chose est qu’il me semble que nous avions tous plus ou moins clairement le sentiment de vivre quelque chose d’unique : la joie partagée de participer à une première fois. Pas à « l’Histoire »,  juste le moment présent, vivre notre vie le plus complètement possible. A l’image de cela, fut la soirée festive : tout le monde y était super vivant. Les coréens chantent souvent bien au karaoké, mais, dans mon souvenir, par je ne sais quel miracle, tout le monde avait du talent ce soir là : danseurs, percussionnistes, comiques.... Ce n’est pas si souvent pour 50 personnes réunies.

 

Pour en revenir au projet vidéo, je dois rendre à nouveau un coup de chapeau au monteur du Mexique, Jaime Ambriz, qui a pris la responsabilité de « coudre ensemble » en une trame les différents bouts que nous lui avons fournis. Confier ce travail à un seul, à des milliers de kilomètres les uns des autres impliquait que l’état d’esprit qui règne entre nous soit quelque chose comme : "je ne suis pas forcément d'accord avec ce que vous dîtes mais je me battrai pour que vous puissiez le dire".

 

 

Cette expérience a été très enrichissante à beaucoup d'égards. Elle oblige à penser ce que c'est qu'un groupe international et à observer comment se répartissent les sympathies, les alliances, le leadership. Comment empêcher par exemple que ceux dont l'anglais est la langue maternelle prennent l’ascendant, non du fait de leurs idées mais parce qu'ils les expriment avec plus d'aisance ? Comment faire pour empêcher la tendance naturelle qu'il y aurait dans un groupe avec des niveaux et des expériences si différentes, que ce soit les plus gradés qui aient systématiquement le dessus ? Comment faire, pour que chacun ait une voix, qu'il puisse se faire entendre à égalité avec celle des autres ?

Je dois dire ici que tout cela ne va absolument pas de soi, et que ce fut une vigilance de chaque instant, pour ne pas dire une conquête toujours recommencée pour faire exister ce petit espace public mondial.

Je voudrais remercier ici outre, bien sûr, tous ceux qui ont accueilli et  épaulés le Youth group en Corée, les anciens « Youth Ambassadors » de 2009 à Atlanta, Fabian Markl de Suisse, Stephen Mc Grath d’Australie, Spiros Spatoulas de Grèce qui ont fourni des témoignages à 7 années de distance. Ils ont permis que notre commencement n’en soit pas tout à fait un.

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 19:45
Maître Choi stretching

Maître Choi stretching

Miss Yisel Guzman & Elodie Mollet

Miss Yisel Guzman & Elodie Mollet

de gauche à droite, Maître Kwon, Kwan jang nim, une dame, Maître Choi et Maître Jang

de gauche à droite, Maître Kwon, Kwan jang nim, une dame, Maître Choi et Maître Jang

les dames s'étirent

les dames s'étirent

Craig Hays SBN jump avec Maître Choi Eui-Sun

Craig Hays SBN jump avec Maître Choi Eui-Sun

Ko Dan Ja shimsa en Corée 2016 et Youth Leaders week 2
Mante et Mc Duffie SBN

Mante et Mc Duffie SBN

Ko Dan Ja shimsa en Corée 2016 et Youth Leaders week 2
Ko Dan Ja shimsa en Corée 2016 et Youth Leaders week 2
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 19:22

 

 

 

Ko Dan Ja shimsa en Corée 2016 et Youth Leaders week 1
Kwan jang nim, et les représentants Youth d'Espagne, Belgique et France

Kwan jang nim, et les représentants Youth d'Espagne, Belgique et France

Maître Lee Dong Kyu

Maître Lee Dong Kyu

Remise du 5ème dan par Le Grand-Maître

Remise du 5ème dan par Le Grand-Maître

Igor et Sandro (représentant Youth pour l'Espagne et la Suisse)

Igor et Sandro (représentant Youth pour l'Espagne et la Suisse)

Teri Coffee & George Hoffmeister, candidats 7ème dan, répétant leur sketch

Teri Coffee & George Hoffmeister, candidats 7ème dan, répétant leur sketch

Avec mon fidèle ami, Hyun Chul Yang (même pose 6 ans plus tard !)

Avec mon fidèle ami, Hyun Chul Yang (même pose 6 ans plus tard !)

Chilsong 4 ro hyung, avec Maître Park Sang Hyun

Chilsong 4 ro hyung, avec Maître Park Sang Hyun

Ho sin sool avec Xavier Dufour SBN et le Kwan jang nim qui corrige

Ho sin sool avec Xavier Dufour SBN et le Kwan jang nim qui corrige

Kwan jang nim super busy

Kwan jang nim super busy

Ko Dan Ja shimsa en Corée 2016 et Youth Leaders week 1
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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 08:55

 

Il y a un mois tout juste nous revenions non sans difficultés, d'une superbe semaine de pratique et de rencontres en Corée (7-13 octobre 2016).

Invités par la fédération World Moo Duk Kwan, les Youth Leaders présents (20 personnes venues de 13 pays différents, de la ceinture rouge au 6ème dan) avaient reçu pour tâche de travailler ensemble sur un mode de fonctionnement autonome (désignation de leur représentant, définition de leur tâche au niveau de chaque pays, idem au niveau international). Ils devaient également préparer ensemble une démonstration pour la fin de la semaine.

Un autre volet du projet était de réfléchir à une définition de nous-mêmes à faire circuler sur les réseaux sociaux. Un soir, un projet de vidéo a été mis sur pied, à réaliser pour le mois suivant à l'occasion du 71° anniversaire de l'école Moo duk kwan. Voici sur cette page la vidéo en question.

https://www.facebook.com/elodie.mollet.9/videos/10154880807294674/

Autant dire assez loin de ma perception du Soo Bahk Do que je pratique, du ressenti que j'en ai, et de l'image que je souhaite promouvoir. Mais enfin, tout le "pouvoir" était donné au monteur, et à sa vision, et une de mes fonctions était de protéger cela. Quelque chose comme : "je ne suis pas d'accord avec ce que vous dîtes mais je me battrai pour que vous puissiez le dire".
Cette expérience est très enrichissante à beaucoup d'égards. Elle oblige à penser ce que c'est qu'un groupe international et à observer comment se répartissent sourdement les sympathies, les alliances, le leadership. Comment empêcher par exemple que ceux dont l'anglais est la langue maternelle prennent le pouvoir, non du fait de leurs idées mais parce qu'ils les expriment avec plus d'aisance ? Comment faire pour empêcher la tendance naturelle qu'il y aurait dans un groupe avec des niveaux et des expériences si différentes que ce soit les plus gradés qui aient systématiquement le dessus ? Comment faire, pour que chacun ait une voix, qu'il puisse se faire entendre à égalité avec celle des autres ?

Je dois dire ici que tout cela ne va absolument pas de soi, et que ce fut un vigilance de chaque instant, pour ne pas dire une conquête toujours recommencée. Il a fallu imaginer bien des stratagèmes pour faire exister ce petit espace public mondial.

Voilà pourquoi sans doute il me fut tout d'abord impossible de trouver le chemin du retour, perdue dans le temps, dans l'espace, entre ce qui est réel, ce qui n'est pas réel. Je m'égarai dans le refuge d'une page d'un livre, et j'oubliai l'avion. Puis je pris une journée entière pour en trouver un autre, tandis que le réel semblait se fermer absolument à toutes mes tentatives, comme devant la porte de la Loi.

Et finalement, j'étais devant mes élèves du cours de philosophie le lundi matin. A la recherche d'une manière de leur transmettre un peu de cette aventure au combien extraordinaire.

 

 

 

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 16:09
Rentrée des cours de Soo Bahk Do 2016-17

Bonjour et Bienvenue !

Nous sommes heureux de vous accueillir sur cette page, et nous espérons, dans nos cours. Lors de cette nouvelle saison, l'association SHIWOL fêtera ses dix années d'existence, non sans quelque fierté. Nous aurons l'occasion d'y revenir.

Pour commencer, voici nos dates de rentrée :

Shiwol Ado-adultes :

Mercredi 7 Septembre, Point éphémère, 200 quai de Valmy, 19h15-20h30.

Shiwol Jeunes :

Mercredi 7 Sepetmbre, Dojo J. Verdier, 11 rue de Lancry, 17h-18h.

Pour tous les élèves prêts à être avec nous pour les démonstration de rentrée, rendez-vous dès pour les Adultes,

- Lundi 5 Septembre : 19h30-21h, Gymnase Marie Paradis

Pour les Jeunes :

- Lundi 5 Septembre : 17h30-19h, Gymnase Delessert

Le Soo Bahk Do et l'association Shiwol seront présents au Forum des Associations du 18ème arrdt, le Samedi 10 Septembre 2016.

Au Forum des Associations du 10ème arrdt, le Dimache 18 Septembre.

N'hésitez pas à passer, venir nous voir, et échanger à ces occasions !

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 15:03
Mise à mort

Le maître et quelques disciples quittèrent la montagne pour descendre à pied en direction de la plaine. Ils arrivèrent près des murailles d'une grande ville. Devant les portes de celle-ci, la foule s'était rassemblée. En s'approchant, ils virent qu'un échafaud s'élevait à cet endroit et que les bourreaux s'affairaient. Ils étaient en train de tirer hors d'une charrette un homme affaibli par la captivité et la torture et le traînaient vers le billot. Quant à la masse, elle se pressait pour voir le spectacle, huait le condamné et lui crachait dessus. Elle attendait sa décapitation avec une gaîté et une avidité bruyantes.

" De qui s'agit-t-il ? se demandèrent entre eux les disciples, et qu'a-t-il bien pu faire pour que ces gens réclament sa mort avec tant de fureur ? Il n'y a là personne qui ait pitié ou qui pleure.

- Je crois, déclara le maître avec tristesse, qu'il s'agit d'un hérétique ".

Ils poursuivirent leur chemin. Lorsqu'ils rencontrèrent la foule, les disciples pleins de compassion s'enquirent du nom et du crime de celui qui était en train de s'agenouiller devant le billot.

" C'est un hérétique, s'écrièrent les gens avec colère, hé, regardez il baisse la tête le maudit ! A mort ! Rendez-vous compte, ce chien a voulu nous enseigner que la cité du Paradis n'avait que deux portes ; mais on sait bien, nous, qu'elle en a douze ! "

Les disciples se tournèrent alors avec surprise vers le maître et lui demandèrent :

" Comment l'as-tu deviné, maître ?"

Le maître sourit puis se remit à marcher.

" Cela n'était pas compliqué, dit-il tout bas. Si cet homme avait été un meurtrier, un voleur, un criminel, nous aurions rencontré chez les gens un sentiment de pitié et de compassion. Beaucoup auraient pleuré, plus d'un aurait affirmé qu'il était innocent. Mais il en va autrement s'agissant d'une personne qui a une foi différente de celle des autres. Le peuple assiste à son exécution sans aucune pitié, son corps est jeté aux chiens ".

Herman Hesse (1908)

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 08:24

Sur le thème, "la connaissance du Soo bahk do permet de rétablir la paix entre les gens d'une grande ville", la réflexion de Jean, 11 ans, 6ème gup, à l'occasion du Tournoi d'hiver 2016.

 

La connaissance du Soo bahk do permettra de renforcer la sécurité. Si l'on est en sécurité, les chances d'avoir une paix durable augmentent. De plus, les gens pourraient se défendre et défendre la société*. Plus il y aura de personnes qui pourront se défendre, moins il y aura de personnes à défendre, ce qui sera plus facile car il y aura moins de trajet pour secourir.

 

* le lecteur se demandera peut-être s'il s'agit d'une référence aux cours de M. Foucault au collège de France en 1976. Nous remettons cette question à plus tard, l'auteur ayant pour le moment à préparer son prochain passage de grade.

 

 

 

 

La connaissance du Soo bahk do et la paix dans le monde
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