Mercredi 11 juillet 2007
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La Terre :
Un bout de plage, sur lequel il nous était demandé de courir, ramper, sauter.
Un fois dans l'eau, à mi-jambe, avait lieu le véritable test. Le sable se faisait alors fins cailloux, sur lesquels il s'agissait d'évoluer. En termes de réaction, il y avait
:
- la coupure simple. La matière minérale s'avère plus solide que la peau ; elle cède en se déchirant. Un peu de sang apparaît. Mais le principal est que la barrière entre le corps et
l'extérieur que constitue la peau est rompue. C'est par cette faille que les grains de sable et autres cailloux peuvent pénétrer (cf, Cléo, notre jeune ami de l'ile de Syros, qui a
collectionné les plaies tout au long de la semaine).
-l'irritation : elle se traduit par un échauffement plus ou moins pénible de la peau du pied. Elle se fait surtout sentir entre les entraînements, et au petit matin, lors du réveil. A long terme,
un durcissement conséquent se produit et transformeau bout d'un certain temps la peau en une sorte de cuir. Mais c'est un cuir brûlant. La barrière épidermique a résisté malgré tout.
L'Eau :
La mer, à propos de laquelle les poètes ont déjà tout dit;
d'huile, le matin quand nous arrivions sur la plage. Le sel de notre sueur se mélangeait au sien, et faisait sentir l'effort plus léger. Mais le do-bok alors était lourd.
Le Métal :
Le katana du maître Zouraris, éblouissant au soleil couchant, comme dans le film Rebellion, avec Toshiro
Mifune.
Le Feu :
Le roi Soleil, dans toute sa souveraineté et son excessive puissance. Tout le monde a eu droit à son coup. Autour de lui, on s'organisait. Sortir le matin avant
qu'il ne chauffe trop et, le soir, non loin de son coucher.
L'Air : contaminé par le feu, il était l'élément rare. Il fallait le chercher dans la respiration des hyung, dans le souffle du vent. Le matin était son moment, entre Moo Pal Dan
Gum, exercices respiratoires variés et évasion méditative. Ces instants moins denses étaient à saisir, devant l'horizon.
Par Dodeline
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Vendredi 29 juin 2007
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Aujourd'hui encore, il fait chaud. Le soleil nous brûle.
Nous sommes déjà vendredi, et le journal au jour le jour que nous avions envisagé n'a pas été tenu. C'est que, nous avons à la fois beaucoup de temps libre, et
pas une seconde. Ce constat a donné lieu à midi à une discussion à table sur ce qu'est le temps, et ce que signifie en avoir ou ne pas en avoir. Athéna avait beaucoup à dire, comme
souvent. On s'est dit que la philosophie des arts martiaux, pour ce qu'on en perçoit, fait la part belle à la notion d'actuel, c'est-à-dire, à l'intensité de l'instant.
On en est venu a l'idée que le temps n'existait pas, ou du
moins qu'il n'existait qu'en tant qu'il est la puissance (invisible ou Moo Sang)
de l'actuel. En même temps, ce qui n'est pas, ou encore le virtuel, représente la puissance de ce qui est présent (que ce virtuel soit passé ou futur).
Au final, on a trouve ces développements un peu oiseux, sans être oisifs, parce que tout en disant cela, on avait mal partout à cause de l'entrainement ; cela
nous rappelait que nous n'étions plus si jeunes que nous l'avions été. Et par conséquent, que quelque chose de nous passait. Pourtant, même plus jeunes, nous aurions eu tout aussi mal.
Oui, bien sûr, il y a un mythe de la jeunesse triomphante.
Que ces considérations nous viennent après une séance d'entrainement au katana sur la plage n'est peut-être pas hasardeux. Le rapport que le samourai
entretenait avec son arme et avec la mort nous a plongé dans une nébuleuse propice.
Vive l'entrainement et les pensées qu'il fait surgir.
Yassou!
Ce n'était pas la première fois que cette idée du temps trouait notre pratique du Soo Bahk Do. Il y a 6 ans ou peut-être 8, un ami nous parlait de ce sujet avec verve ; il lui était tombé dessus
lors des intermèdes de ses entraînements nocturnes sur le mont Kwanak, près d'Anyang, en Corée.
Par Dodeline
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Lundi 25 juin 2007
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Kalimera,
Nous sommes bien arrivés en Grèce, dimanche vers 4h du matin. Problèmes de retard d'avion puis d'attente de bagages, et il ne nous restait déjà plus que 3 heures à dormir. Nous
sommes 4, Athéna, Xiao Shan Tattetan, et Kyom son . Les filles sont majoritaires, ça n'arrive pas souvent!
Première discipline à acquérir : apprendre à dormir dès que l'occasion se présente, car on ne sait jamais quand elle se representera.
Le soleil local plombant aidant, il nous fournit l'occasion de ne retrancher dans nos chambres, dans la piscine ou dans la mer pour nous rafraîchir.
Hier soir, une brève exploration des do-jang naturels alentours nous a donné l'occasion de faire l'expérience de notre résistance a la brûlure, sur un beton poreux ayant
accumulé toute la chaleur du jour.
Nous avons fouetté Xiao Shan à laquelle Maitre Nikos Zouraris a remis sa ceinture rouge "à la grecque" : elle pompant, et les élèves plus gradés à tour de rôle un coup de la nouvelle ceinture sur
ses fesses. Certains n'y sont pas allés de main morte.
Ce matin, premier entrainement sur la plage, entre terre et mer. Nous vous en dirons
plus long plus tard car c'est l'heure de la sieste. Les trajectoires martiales affirment de nouvelles valeurs.
L'équipe des Thunder en démonstration
Erwan et Stéphanie dans Yukno Cho Dan
Par Dodeline
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Samedi 28 avril 2007
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Du 23 Juin au 1er juillet prochain aura lieu le Summer camp en Grèce. Occasion idéale pour concilier entraînement intensif (un cours de 2 heures le matin, un autre en fin d'après-midi), et vacances (sieste éventuelle l'après-midi, et danse le soir pour travailler les hanches à la manière locale).Nikos Zouraris Sa Bom Nim, qui vient régulièrement en France en séminaire, est à l'initiative de ce stage, ainsi que l'équipe des maîtres qui l'entoure, Costa Papadopoulos de Crète, Vagueli, Herakles, Yannis. Un certain nombre de pratiquants européens sont annoncés : Diego, un groupuscule français sous la protection d'Athéna, probablement des amis belges qui se déplacent souvent nombreux, des anglais avides de soleil...
Alors, si vous le pouvez, libérez vous pour cette date. Ce sera probablement une fameuse expérience.
Vous connaissiez Maître Nikos Zouraris à Paris,
Découvrez ses "don't stop", authentiquement en Grèce.
Par Dodeline
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Dimanche 22 avril 2007
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Voici quelques autres photos de l'Euro Soo Bahk Do 2007, qui s'est déroulé du 23 au 25 mars dernier entre Perwez et Andenne en Belgique wallonne. Vous pouvez en voir d'autres sur le site des White Tigers (lien à gauche).
Quelques membres de France présents, en compagnie du Grand-Maître. Ceux qui ne sont pas sur la photo n'étaient pas en do-bok mais prenaient les photos (Komap seumnida, Chloe, Florent, François).
Le Grand-Maître lors du stage du dimanche 25/03/07 à Perwez.
La grâce n'est pas une qualité féminine.
Le Grand- Maître sur Chilsong Ilo.
Merci à Agnès, notre volcanique photographe de ce jour.
Par Dodeline
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Vendredi 30 mars 2007
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19:45
En cette période rasoire de débat sur "l'identité nationale", nous poussons un cocorico hocquetant, à la façon d'Aristophane pendant le Banquet, pour dire : nous ne sommes rien d'autre que ce que nous faisons (ce qui revient à dire que l'identité n'est qu'un imaginaire marécageux où s'engouffrent tous les goinfres bouffis et démagogues de notre temps). Nous ne voterons pas pour eux, certes. Eventuellement pour Jean-Paul Sartre et son parti Saint-Germain des prés. Mais, comme il a renoncé il y a longtemps au prix Nobel, nous ne voyons pas pourquoi il sortirait de sa tombe pour présider notre chère France, surtout à l'époque que nous traversons.
Tattetan et les White Tigers, enfin réunis pour le pire et le meilleur.
Diego, méfie-toi de cette coquine compagnie.
Mais où diable est passé notre drapeau bleu blanc rouge ?
Nous l'avons caché en nous-mêmes depuis longtemps et nous attendons qu'il germe dans nos hyungs et dans nos kiaps.
Qu'avons-nous fait alors en Belgique ?
Nous avons "monté les marches". Sans cinéma, sans tapis rouge.
A ce petit jeu, la palme d'or revient à Adrien, du haut de ses 7 ans et demi.
Il est un des rares à répéter ses hyungs avant de se coucher. Et à produire lui-même les images de ses exploits.
René, un peu fatigué de son passage de grade a préféré s'arrêter sur la deuxième marche, à moins que ce ne soit par politesse. Nous le voyons ici avec Mourad disserter des mille et une façons de prendre du repos (car Mourad connaît également ces temps-ci une grande fatigue).
Tattetan a poussé les minettes dans les interstices des tapis, et elles se sont du coup, tordues. Le vide entre les tapis est, de loin, plus efficace que ses techniques. Tout est dans Lao Tseu. Le grand secret réside dans l'usage qu'on fait du vide.
Au tableau des talents prometteurs, David, bien à l'aise dans son chilsong ilo bien qu'un rien trop flegmatique, et qui aura sans doute appris que face à un adversaire à grandes jambes, surtout lorsque on a une aussi bonne vitesse de mains, il faut sans cesse casser la distance.
Nénesse, du haut de son courage ne devra plus s'effrayer elle-même de ses propres tremblements. Tout le monde tremble et vacille, la seule question étant de ne pas trop être émue de ses propres émotions.
Le prix officieux du meilleur premier reportage photo revient haut la main à Louis, 11 ans et demi, qui a photographié le Kwan Jang Nim sans (notre) autorisation, c'est-à-dire, de la seule manière dont peut travailler un véritable reporter de terrain. C'est cette hardiesse qui fait que ses photos seront uniques. Et le Grand-Maître avait l'air content.
Après visionnage vidéo du combat de Lee Moo Baï, c'est avec aisance et maîtrise qu'il l'a dominé. Peut-être un excès de discrétion, et un ou deux kiaps manquants expliquent qu'il l'ait perdu. Nous attendons avec impatience un face-à-face avec Diégo, un adversaire plus à sa mesure.
Diégo la coqueluche du week-end,
ici, avec Agnès-petit Koala
avec Laura-la diablesse
avec le Grand-Maître, Maître Bonsignore et Maître Boussalaa.
Sur quelle photo n'était-il pas ...
Par Dodeline
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Jeudi 22 mars 2007
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18:36
- Qu'est-ce que je mets ?
-J'en sais rien moi ... ce que tu veux.
- C'est habillé ou décontract'?
-Les deux. Un peu habillé, mais détendu tout de même. Tu sais bien : Sinch'uk. Tension/relâchement.Tu devrais le savoir tout de même, c'est dans les 8 concepts. C'est quoi ton grade déjà ? 2ème dan ... j'aimerais bien que l'excitation ne te fasse pas oublier l'essentiel!
- Je ne suis pas excitée, qu'est-ce que tu racontes?! C'est la 8ème fois que j'y vais à l'Euro Soo Bahk Do, c'est devenu une habitude.
-Si, tu l'es, regarde comme tu t'agites ; tu tournes en rond, tu ne trouves pas tes affaires, tu n'arrives pas à faire ton sac, et tu me poses des questions auxquelles tu es la seule à pouvoir répondre.
-Non, je ne suis pas excitée, mais je n'ai rien à me mettre, j'ai dépensé toutes mes économies dans les stages, les voyages, et les do-boks imaginaires ... Je vais pas remettre pour la 8ème fois le même pantalon noir, et la même chemise blanche ? En plus, leur coupe est démodée maintenant.
- Je t'ai dit, pense à l'ess-en-tiel !
- Mais c'est quoi l'essentiel ?
- L'essentiel ? Faire ce que l'on sait faire, reconnaître ce qu'on ignore (Socrate et Confucius sont d'accord !), accueillir les expériences inédites ; apprécier à leur juste valeur ses amitiés, construire à partir d'elles. Cela, c'est pour les "relations nationales et internationales".
Surtout ne jamais penser qu'on est les meilleurs -c'est toujours faux-. Ne pas prendre le protocole pour une différence substantielle entre les êtres, ça évite tout complexe d'infériorité chez les plus jeunes, toute tentation de condescendance de la part des plus anciens. C'est primordial pour que les gens se parlent et que cela produise quelque chose d'intéressant, au delà de nos petits pouvoirs individuels, et des choses minuscules que nous croyons posséder.
En ce qui concerne la pratique martiale, c'est rigoureusement la même chose. c'est là qu'il n'y a plus de différence entre l'intérieur du do-jang et l'extérieur.
-J'aime quand tu me parles comme ça ... Et si j'y allais en survêt' et baskets ?
Par Dodeline
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Mardi 6 février 2007
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23:45
Maître Zouraris, 6ème dan, Responsable du Comité Technique de Grèce est venu à Paris et nous a fait l'honneur de donner cours au Shiwol do-jang.
Nos jeunes élèves du cours du vendredi étaient un peu surpris tout d'abord, et certains même un peu effrayés. Mais petit à petit, devant la physionomie que prenait l'entraînement, la barrière de la langue s'est estompée ; il n'est plus resté que les exercices inédits que nous proposait le Maître, son enthousiasme et son exigence. Ils attendent non sans impatience une prochaine expérience de ce genre.
Ci-dessous, des photos du cours adultes qui a suivi.
Nikos Zouraris Sa Bom Nim came from Greece to teach at Shiwol do-jang (January 21-22).Here is a french group on chilsong ilo hyung.
Par Dodeline
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Samedi 3 février 2007
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11:21
En faisant un petit tour sur le forum des White Tigers (cf nos liens favoris), vous pourrez lire la traduction d'un bout d'histoire du Soo Bahk Do en Italie, grâce au travail réalisé par Robert.Il nous semble important de saluer comme il se doit ce genre d'initiatives :-Elle atteste du fait qu'il existe bien un Soo Bahk Do européen, c'est-à-dire, des pratiquants qui ont un intérêt pour ce qui se passe en dehors de leur club, et de leur pays. Sans cet intérêt pour le lointain, les relations internationales ne sont qu'un vaste agrégat d'individus, qui jouent des coudes et qui rentrent plus ou moins méchamment en concurrence pour une suprématie dont on se demande bien quel pourrait en être l'objet raisonnable. -S'intéresser à l'histoire du pays voisin, c'est reconnaître qu'il en a une, qu'elle lui est propre; c'est apercevoir combien les choses ne se réduisent pas à ce qu'elles sont comme état présent, mais qu'elles sont prises dans un processus (l'histoire), dans des enchaînements de causes. Et s'il en est ainsi, cela signifie que le monde -européen ou non- est constructible, qu'on peut non seulement le connaître, mais aussi le transformer par nos actions ( "les philosophes n'ont cessé d'interpréter le monde, il s'agit de le transformer").- Soulignons également l'importance qu'a toujours eu pour le Moo Duk Kwan le fait de traduction. Qu'a fait Hwang Kee, notre Grand-Maître fondateur, sinon traduire et interpréter le Moo Yei Do Bo Tong Ji ? A ce propos, avez-vous déjà essayé de retrouver les formes Chilsong et Yukro (à prononcer "Yukno") dans ce livre ? Ouvrez-le et vous ne verrez presque rien que nous connaissions. Pourquoi? Précisément parce qu'il y a eu cette opération de traduction et d'interprétation. Et ce n'est pas tant le Moo Yei Do Bo Tong Ji qui est originel -même si en tant que source inspiratrice, il a bien sûr son importance- mais cette opération d'étude, de traduction et d'interprétation.De même aujourd'hui, les langues différentes des pays membres du World Moo Duk Kwan, rend ce fait de traduction d'une importance décisive.
- Intellectuellement enfin, la traduction est une expérience fort édifiante. Il est bien connu que toute traduction est nécessairement une trahison. C'est l'axiome duquel tout traducteur doit partir, sous peine d'en rester à barboter dans une mare de littéralité, qui l'empêchera à tout coup de pouvoir mener sa tâche à bien. La beauté de l'acte de traduction consiste à n'être dans aucune des deux langues, mais toujours entre les deux; si bien que le traducteur est cet être perpétuellement suspendu et tremblant, qui doit choisir sa prochaine infidélité. Il sait qu'il y aura toujours quelque chose de manqué, et de non rendu, et c'est pour cette raison qu'il doit chercher entre les deux langues, son style.
Gianluca Barbasso et Andrea Raparelli au Ko Dan Ja
(Sokcho, Corée, octobre 2005)
Par Dodeline
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Vendredi 29 décembre 2006
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Here are some pictures of the team of Greece in action
Viki and Johana
Ioannis Karasauvas, Ilias Stefanatos
and Nikos Roussos performing Yukro Sa dan
Ioannis taking training notes
Nikos Zouraris Sa Bom Nim
at the airport, ready to fly...
Par Dodeline
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