Texte Libre

Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang!

Semptembre 2006
I
l sera  question, dans ces pages, des sujets les plus graves — parce que la vie est
courte — et des questions les plus futiles — parce qu'il arrive qu'on la trouve longue ;

Du Soo Bahk Do Moo Duk Kwan, l'art martial traditionnel coréen cher à notre cœur.undefined
D'une certaine tendance de sa pratique : comment ça vit, ce que ça pense,pourquoi ça veut.
De ce qui s'effusionne dans la pratique de Shiwol et dans les alentours : les amis d'Europe ; les amis de plus loin et d'ailleurs.
De la Corée, cet étrange bout de terre qui n'a plus rien de calme, surtout pas son matin, et qui s'agite de tout son corps divisé.

 

Septembre 2007
Voici tout juste un an que Shiwol s'active! Que de chemin parcouru, mais que de distan
ce à parcourir encore!
Nous avons un peu réussi, peut-être.
Que tous les terrains, toutes les occasions, tous les états de conscience intéressent celui qui cherche ce qu'il y a d'art possible dans le Soo
Bahk Do Moo Duk Kwan. Ce qu'il y a à connaître est immense.

 

Samedi 23 août 2008

Au milieu des cahiers et des crayons neufs, le tout nouveau site internet du Moo Duk Kwan international est arrivé (cf, lien dans le menu à gauche)! Relooké d'une part, et, avec un espace interactif.
Toutes les pages ne sont pas encore accessibles mais on les attend avec une certaine impatience.

par Dodeline publié dans : WMDK news
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Vendredi 22 août 2008

L'Histoire, encore.


Obertschappina, Suisse, juillet 2008


Dans ses Histoire(s) du cinéma, Jean-Luc Godard dit comment le cinéma, en optant pour la couleur, alors qu'il était né en noir et blanc, a comme voulu ajouter des couleurs, une gerbe de fleurs, une couronne mortuaire, au deuil qu'est toute représentation.
Dans cette série de films, il y est question de l'Histoire, en tant qu'elle est un récit, une manière de raconter les choses. Et qu'à ce titre, on la confond aisément avec l'histoire, comme l'ingénieux Mourad nous faisait justement remarquer en Suisse  (pays de Godard).


On pourrait de manière assez intéressante mettre au programme de l'étude des "5 Moo Do values" ces histoire(s). Godard a laissé ouverte la possibilité de mettre un pluriel. On élargirait le champ de la réflexion, biais par lequel notre pratique du Soo Bahk Do deviendrait meilleure.

Comment on raconte le cours des évènements, lesquels on retient, coment on lie ces évènements entre eux. Prenez un livre d'histoire lambda ; vous pouvez avoir l'impression de tout savoir de ce qu'on vous raconte ; (un peu comme le journal télévisé : toutes les guerres sont les mêmes, tous les terroristes veulent la même chose, etc. )
Les choses y sont morcelées, il n'y a que des faits, muets. Ces livres vous tombent des mains, et vous vous demandez comment vous pouvez vous intéresser à de tels sujets. Et puis, par bonheur, vous tombez sur un historien : quelqu'un qui sait les faits, et qui pense le cours des choses (lisez l'Histoire des Etats-Unis de René Raymond, dans la collection Que sais-je ). Dans le premier cas, les livres vont jusqu'à vous empêcher de vous comprendre vous-mêmes ; dans le second, ils vous ouvrent l'intelligence, ils vous dévoilent une petite partie du monde ;et vous voilà un peu plus civilisés peut-être.
L'Histoire, c'est l'intelligence de ce qu'il se passe. Ce n'est pas tant la question du passé, des vieilles choses, que celle du présent, du rapport de la pensée et du réel (puisque toute pensée, comme le faisait justement remarquer Hegel ne s'effectue qu'à la fin du jour, lorsque la chouette prend son vol).



La question du rapport de la pensée et du réel est une question plutôt honnête, si l'on s'accorde sur le fait que l'être parlant se doit de chercher à dire le vrai, plutôt qu'à peu près n'importe quoi.
Dans les " 8 concepts", on dit Jong Jik, pour honnêté. "History" et "Jong Jik" ont lieu d'être pensées ensemble.

par Dodeline publié dans : méditations physiques
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Vendredi 8 août 2008
La circulation des douleurs a travers le passage du temps : tels pourraient s'intituler les quelques jours recents passes a s'entrainer outre atlantique, comme on dit.
Pour s'y retrouver, quand on n'est pas chez soi, il semble indispensable d'imaginer des habitudes, d'inventer ses propres rites en somme.
Pourquoi ? Ce n'est pas vraiment clair ; sinon qu'il n'y a pas d'experience humaine sans sentiment du temps. Et pour que le temps s'inscrive, il faut quelque chose d'autre que la nouveaute, l'adaptation permanente (ndlr : sos anthropologues !! : ne pourrait-on pas appeler cela un continuum technico-rituel ?). L'entrainement, c'est precisement quelque chose qui doit s'inscrire dans le corps, non pas seulement parce qu'il va augmenter ses capacites, sa force, sa souplesse... mais parce qu'il y aura eu tout un processus complexe pour que cela se produise. Se produise eventuellement.
Bref, ces jours derniers, pour evacuer les douleurs, il s'est avere indispensable d'aller courir. Sinon, le corps est tellement dur qu'on ne peut pas le travailler, a moins d'etre tout a fait brutal envers soi, ou d'avoir un mental en fer forge. Rite number 1.
Et puis apres divers types d'exercices, le rite number 2 est apparu. Chez le Maitre, pour aller jusqu'a la douche, il faut monter des escaliers. C'est ce que nous nommerons ici le check point. Rien a voir avec les uniformes qui vous demandent, dans certains endroits du monde, vos papiers, vos raisons pour passer la frontiere, ou les activites terroristes auxquelles vous comptez vous livrer. Non, ce check point la consiste a sentir quel effort vous demande cet acte anodin de monter une dizaine de marches, recouvertes d'une trop epaisse moquette. Ce qui se passe mieux, ce qui se passe moins bien que la veille. Quels grincements font les articulations des membres inferieurs. Bref, tout un payasage, toute une symphonie interieure. Plus ou moins interessante, il faut le dire.

Bien a vous,

from Handol martial arts do-jang, Danbury, Ct, USA
par Dodeline publié dans : méditations physiques
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Dimanche 3 août 2008
Deja 2 semaines que le summer camp europeen a Obertschappina est termine et pas un article, pas une trace, pas une photo sur ce blog.
Les photos viendront, les commentaires aussi peut-etre, a moins que nous ne nous contentions d'une ou deux anecdotes. C'est que les temps et les amis nous demandent d'etre modestes, en tout, et que pour une fois, nous sommes bien prets a leur accorder raison. Paresse ? Zest de sagesse ? Rudeness ?
Du fin fond de la colonie coreenne du Connecticut, on nous apprend la patience, ce que Gide appelait de ses voeux dans les premieres pages des Nourritures terrestres. Rien de neuf sous le soleil donc, a moins qu'il n'advienne en soi par les autres ce qui est toujours une experience inedite : saturation, fecondation, synthese, germination, croissance, quel que soit le nom qu'on lui donne.
Un salut tout particulier a Ratagile, Xiao Shan, Mourad, Foad, et Jean-Marie (pardon Monsieur Jean-Marie) ainsi qu'aux camarades de Suisse qui se reconnaitront.
par Dodeline publié dans : WMDK news
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Lundi 30 juin 2008

Samedi soir 28 juin, dans la salle Claude Levi-Strauss du musée des arts premiers avait lieu la dernière des présentations des sidérants danseurs de Hip-Hop Last 4 one. Dans cette même programmation, était intégrés des morceaux classiques d'un ensemble de Gayageum, appelé de manière regrettable par les medias "cithare coréenne".
Cet ensemble intégralement féminin, dont chacune des musicienne était vêtue d'un majestueux han bok, était dirigé par une femme plus âgée à l'allure noble et à l'air sévère. Sa fonction était de jouer du tambour, c'est-à-dire de marquer le temps. Où nous avons reconnu ce que nous appellerions volontiers Sonbé, dans le do-jang. A moins qu'elle n'ait eu celle de maître de musique.
Plus tard, et pour un morceau contemporain, un chef d'orchestre est venu. Occasion de comprendre par comparaison, que la Corée avait conservé pour jouer sa musique ancienne une structure traditionnelle des fonctions. Et que se superposaient là différentes époques, inspirations et styles qui cohabitent. 
Un des intérêts de cette programmation était de rassembler un public jeune, habitué aux cris et aux exclamations des battles de hip-hop, portant volontiers baggy et casquettes retournée et des spectateurs plus tranquilles, amateurs de culture coréenne ou curieux.

A l'applaudimètre, ce furent les danseurs de Hip-Hop, aux exploits physiques impressionnants qui l'emportèrent haut la main. Il est vrai que nos oreilles sont peu habituées à la musique ancienne d'extrême-Orient. Nous nous garderons bien de dire que ces applaudissements allaient vers ceux qui maîtrisent réellement un art. Dans 800 ans, que restera-t-il du Hip-Hop?  Ce qu'il y a d'appréciable, c'est que les danseurs de Hip-Hop,  véritables stars en Corée, ont gardé la modestie de ceux qui savent que la véritable épreuve est celle du passage du temps.


par Dodeline publié dans : méditations physiques
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