Texte Libre

Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang!

Semptembre 2006
I
l sera  question, dans ces pages, des sujets les plus graves — parce que la vie est
courte — et des questions les plus futiles — parce qu'il arrive qu'on la trouve longue ;

Du Soo Bahk Do Moo Duk Kwan, l'art martial traditionnel coréen cher à notre cœur.undefined
D'une certaine tendance de sa pratique : comment ça vit, ce que ça pense,pourquoi ça veut.
De ce qui s'effusionne dans la pratique de Shiwol et dans les alentours : les amis d'Europe ; les amis de plus loin et d'ailleurs.
De la Corée, cet étrange bout de terre qui n'a plus rien de calme, surtout pas son matin, et qui s'agite de tout son corps divisé.

 

Septembre 2007
Voici tout juste un an que Shiwol s'active! Que de chemin parcouru, mais que de distan
ce à parcourir encore!
Nous avons un peu réussi, peut-être.
Que tous les terrains, toutes les occasions, tous les états de conscience intéressent celui qui cherche ce qu'il y a d'art possible dans le Soo
Bahk Do Moo Duk Kwan. Ce qu'il y a à connaître est immense.

 

Dimanche 26 novembre 2006


par Dodeline publié dans : documentation martiale
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Dimanche 19 novembre 2006
La charte du Soo Bahk Do par Maître Choï Eui-Sun


  Le fondement de notre pratique est le respect du vivant.

Ainsi, Il ne s'agit pas seulement  d'exécuter des mouvements de défense ou d'attaque mais d'assurer la survie de chacun, même celle d'un ennemi.

 Notre pratique suit les lois de la nature ; nous recherchons une pratique scientifique, qui privilégie la beauté, la linéarité et la vitesse.

 C'est ce que nous entendons par respect du vivant.

                                                                                  (Traduction libre)



par Dodeline publié dans : documentation martiale
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Vendredi 3 novembre 2006
Il n' y avait plus de timbre, à moins que je n'ai pas trouvé de boîte à lettres.

Certainement, je n'avais plus les jambes ni la tête pour envoyer ma dernière carte. Je pensais plutôt à mes do-bok sales que je devrai frotter, au coup de poing que j'ai reçu dans le nez, qui me fait sous l'oeil comme des peintures de guerre.

Quoi qu'il en soit, je rentre de ce Ko dan ja en Crète avec une image des trésors de Cnossos dans ma pochette cornée.
Le découvreur des ruines du palais de Cnossos, un certain Monsieur Evans, l'a appelé "la parisienne", parce qu'il la trouvait particulièrement élégante. Elle a dans le dos une sorte de noeud que portent les personnages sacrés, ce qui laisse penser qu'elle pourrait être une divinité, ou un demi déesse (les grecs ont besoin de penser des créatures intermédiaires).

"La parisienne" a du style ; de grands yeux, les lèvres très rouges, des boucles noires qui la rendent tout à fait terrienne. Qui a prétendu que le divin était céleste, la pureté, aérienne ? La parisienne est dionysiaque ; elle était peut-être bien une danseuse, ou une servante, une femme qui fait, produit des choses inaperçues ; mais les 3500 ans qui nous séparent d'elle ont nécessairement eu une vertu anoblissante. Parce qu'on ne peut pas, on ne veut pas imaginer, dans les académies et les guides touristiques, que ce visage qui nous vient de si loin, est peut-être celui d'une femme de rien. Mourad et moi, en discutant, on a appelé cela "prolétaire" : la femme de rien, ou l'homme négligeable, celui et celle qui travaillent.

C'est elle en tout cas, le personnage tutélaire qui me guidera dans l'étendage de ma lessive, mon repassage et la couture de mon écusson. Il y a tout un palais à tenir.
par Dodeline publié dans : méditations physiques
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Vendredi 27 octobre 2006

Hyong kat(h)a-rtique agricole,
frise de Knossos


Bonjour à tous de Crète,

Venue pour le 35ème anniversaire de la fédération grecque de Soo bahk Do Moo Duk Kwan, et désireuse de prendre un peu de vacance et de pratiquer, j'ai été bizarrement intégrée dans l'examen qui sanctionne le passage au grade de maître, ainsi que deux camarades, un argentin installe a Madrid, Diego, et mon copain Mourad, marocain de Belgique.

Outre la pression permanente, on est au même  régime que les candidats :  4 heures d'entraînement le matin (en se levant a 6h), et à peu près la même chose l'après midi. Je suis fatiguée bien sûr, mais le problème est surtout d'ordre intellectuel. Si je me pose sur mon lit pour lire quoi que ce soit, ou même si je m'assieds, je suis presque systématiquement en train de m'endormir. Quand je m'assois dans le do-jang pour prendre des notes sur le cours, je n'ai pas l'énergie mentale pour synthétiser, et mon cahier est un immense blanc, qui attend d'être comblé par des notes que "je rédigerai plus tard". Enfin, l'intéressant dans le Ko Dan Ja, c'est qu'on nous demande, malgré cette fatigue, de produire des choses intellectuellement, et de constituer une répartition des tâches collective la plus rationnelle possible afin de limiter une fatigue encore plus grande. L'objet principal du Ko dan ja est de former un groupe à partir d?une base commune minimale, qui est que les gens qui se présentent pratiquent depuis au moins une quinzaine d'années. Je vous raconterai bientôt plus en détail de quoi il retourne,

Portez-vous bien
et dormez un peu pour moi.

par Dodeline publié dans : Nouvelles européennes
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Mardi 17 octobre 2006
Bonjour à tous,

Les cours d'initiation aux arts martiaux ont commencé depuis maintenant trois semaines ; il me semblait important de vous apporter quelques précisions sur leur contenu et de vous présenter brièvement le programme de l'année pour vos enfants.

1/ Initiation à quels "arts martiaux" ?

L'intitulé des cours est volontairement assez général car il s'agit surtout dans notre cours d'apprendre des bases techniques aux enfants et de les rendre sensibles à quelques idées importantes. La principale idée est commune à tous les arts martiaux dits "traditionnels" et peut se résumer comme suit :

L'art martial n'est pas la bagarre, il est son exact inverse. L'art "d'arrêter la lance" (signification originelle du caractère chinois Moo, "martial") ou de cesser le combat. Dès lors l'enjeu paradoxal est pour nous de faire comprendre aux enfants qu'on leur apprend des techniques de mains et de jambes pour qu'ils ne s'en servent pas, ou seulement dans un cadre très  circonscrit, la salle d'entraînement — ou "do-jang" en coréen. Mais en tous cas, pas dans la cour de récréation, pas quand ils sont fâchés contre tel camarade ou leurs frères et soeurs, pas quand ils viennent de recevoir un coup qu'il s'agirait de rendre.

L'art martial que nous pratiquons s'appelle le Soo Bahk Do. Provenant de Corée, il a vu le jour sous sa forme moderne juste après la 2de guerre mondiale. A cette époque, la Corée sort de 30 ans d'une occupation japonaise très répressive ; la libération est vécue comme une renaissance nationale qui a des effets culturels, notamment l'apparition de nombreuses écoles d'arts martiaux. Celle créée par le Grand-Maître Hwang Kee (appelée Moo Duk Kwan)  est le berceau du Soo Bahk Do.

A cause de la situation géographique et historique de la Corée, le Soo Bahk Do est un art martial syncrétique. On y trouve une influence évidente du karaté — japonais, des techniques du kung-fu du long poing — chinois, des techniques de jambes de taekyon — coréen. Au-delà de ces influences identifiées, il y a un style Soo Bahk Do bien caractéristique, reconnaissable notamment par l'utilisation faite des hanches.
 
Pour plus d'information, vous pouvez consulter le site internet :
http://soobahkdo.france.free.fr/

2/ Eléments du protocole
 
En tant qu'art martial traditionnel, le Soo Bahk Do attache une grande importance au protocole. La première chose qu'on apprend aux enfants est de saluer la salle. Cet usage est certes courant (judo, karaté …). Encore faut-il que l'enfant lie le salut à une signification : le respect du lieu d'entraînement et de l'espace collectif. Il s'agit donc de lui faire comprendre que la salle n'est en rien une cour de récréation, même si ce qu'on y fait peut être très amusant.
Tout en jouant, la pratique du Soo Bahk Do doit être pour lui quelque chose d'assez sérieux : respect du collectif, application dans les mouvements, contrôle de soi.
 Avec le protocole, on apprend aussi des rudiments de coréen, afin que les enfants puissent nommer les techniques qu'ils apprennent, compter jusqu'à dix, dire merci … La présente note est suivie par les quelques mots qu'il serait bon que votre enfant connaisse pour le 18 octobre, dernier cours avant les vacances de Toussaint où aura lieu une révision générale de ce qui a été vu depuis le 20 septembre. Ces mots sont répétés plusieurs fois à chaque cours, et par les élèves. Leur mémorisation ne devrait donc pas présenter de difficulté.

3/ Le programme
 
Le petit test du 18 octobre sera l'occasion pour les enfants de montrer devant les autres ce qu'ils ont appris. Il donnera lieu, en fin de cours, à la distribution d'un écusson pour chacun, gracieusement offert par le Centre d'animation Jean Verdier. Cet écusson est à coudre sur le kimono (appelé do-bok en coréen) sur la poitrine, à gauche. Pour les enfants n'ayant pas encore de tenue, ce pourrait être l'occasion de s'en procurer une —si vous souhaitez vous en faire prêter une pour votre enfant, me contacter.

Un second test aura lieu avant les vacances de Noël, ainsi que chaque cours précédant les vacances scolaires, soit les 20 décembre, 14 février, 4 avril et 27 juin.

Ce doit être l'occasion de mettre en valeur ce que les enfants ont appris et qu'ils puissent mesurer leurs progrès. Les parents pourront assister s'ils le souhaitent aux tests de décembre et juin uniquement, qui seront les principaux.

4/ Informations sur les cours

Comme vous l'avez peut-être remarqué pour ceux qui emmènent leur(s) enfant(s) le mercredi, il est assez difficile que nous nous parlions ; le temps et l'espace manquent un peu. Si vous souhaitez quelque information, poser une question ou faire une suggestion, vous pouvez le faire par le biais du présent blog et/ou par le lien de contact heloduka-blog@yahoo.fr

Vous pouvez bien sûr me parler le mercredi avant le cours de 14h ou après 16h.

Je tenais également à informer les parents des enfants les plus âgés (6ans et plus) de l'existence d'un cours le vendredi de 17h30 à 18h30. Il a lieu dans le spacieux dojo au rez-de-chaussée du centre Jean Verdier. Ce cours est encore peu fréquenté. Il est évident que moins les enfants sont nombreux en cours, mieux ils apprennent. Ce cours du vendredi est donc une possibilité pour votre enfant de bénéficier de conditions très favorables pour progresser. Si vous êtes intéressé par un changement de cours du mercredi au vendredi pour votre enfant, ou par un cours supplémentaire, vous pouvez vous adresser à l’accueil du centre J. Verdier ou à moi-même.

A très bientôt
               
Elodie Mollet, instructeur de Soo bahk Do


Petit lexique de vocabulaire coréen (1) :

Hana : 1           Junbi : position de préparation
Doul : 2            kiap : le cri (expulsion de l’air)
Set : 3             hadan maki : défense niveau bas
Net : 4             kam sa ham ni da : merci
par Dodeline publié dans : Shiwol10ème arrdt
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