Jeudi 25 octobre 2007
4
25
/10
/Oct
/2007
23:25
Historiette
taoïste
Le mille-pattes
était heureux, très heureux,
Jusqu'au jour où un crapeau
facétieux
Lui demanda : "dis-moi, dans quel ordre meus-tu tes
pattes ?"
Cela le préoccupa tant et
tant
Qu'il ne savait plus comment faire,
Et qu'il resta à jamais immobilisé dans son
trou.
Par Dodeline
-
Publié dans : méditations physiques
0
Mardi 22 mai 2007
2
22
/05
/Mai
/2007
00:11
Extrait de Ecrits sur les 5 roues, de Miamoto Mushashi
"En toute chose, il y a un rythme. Dans le cas particulier du rythme de la tactique, on ne peut l'atteindre sans s'exercer.
Si l'on regarde autour de soi, on constate que l'existence du rythme est claire dans la danse, la musique et les instruements de musique. Lorsque le rythme
domine, l'exécution est bonne.
Dans le domaine des arts militaires, tels que tir à l'arc, tir au fusil jusqu'à l'équitation, tout obéit au rythme et à la cadence. Dans tous les arts et
techniques on ne peut aller contre le rythme. Dans les affaires abstraites également, c'est le rythme qui domine. Prenons comme exemple la vie d'un samouraï. Elle peut se diviser en rythme des
degrés de son ascension, rythme de sa situation décadente, rythme du moment où tout marche bien pour lui ou rythme du moment où tout est contrariant pour lui. Il en va de même d'un commerçant :
rythme qui lui apporte la richesse ou bien rythme qui la lui fait perdre. Aussi dans chaque domaine il y a des rythmes différents. il faut savoir discerner le rythme ascensionnel et le rythme
décadent en toutes choses. Réfléchissez-y bien.
Plusieurs sortes de rythmes se remarquent dans la tactique. Il faut d'abord connaître le rythme concordant, puis comprendre le rythme discordant. Il faut
savoir discerner le rythme qui sied bien, le rythme à saisir selon l'occasion et le rythme contrariant, tous les rythmes qu'ils soient larges ou étroits, lents ou rapides sont caractéristiques de
la tactique. Tout particulièrement si on ne saisit pas le rythme contrariant, la tactique ne sera pas sur des bases solides.
Dans les combats de la tactique, il faut connaître les rythmes de chaque adversaire et il faut se mettre au rythme inattendu de l'ennemi. Alors on peut vaincre
ses adversaires en se mettant sur un rythme "vide" en partant d'un rythme né de de l'intelligence."
Par Dodeline
-
Publié dans : méditations physiques
0
Mercredi 18 avril 2007
3
18
/04
/Avr
/2007
18:09
Réflexion d'un peintre sur son art
"Si je trouve quelqu'un qui puisse m'apprendre quelque chose, je suis heureux d'en bénéficier : en un mot, je ne crois pas qu'un artiste ne soit jamais "arrivé". Quand un artiste se développe, il évolue jusqu'à la fin. Nous sommes faits de mille choses qu'il faut abandonner et l'on acquiert plus encore qu'on ne laisse. Il faut parvenir à la connaissance de l'essentiel(...) C'est un manque de sincérité de se dérober aux influences qui s'exercent naturellement sur vous ..., il faut les accepter mais pour réagir, pour en triompher. Ma seule force, ça a été ma sincérité".
Henri Matisse
Par Dodeline
-
Publié dans : méditations physiques
0
Vendredi 2 mars 2007
5
02
/03
/Mars
/2007
21:18

Paillettes et fanfreluches tourbillonent dans Chinatown.

Ceci n'est pas un exercice d'équilibre à la poutre. La police fouille et réalise, avec ses machines, la transparence (dans l'espoir que les radiographies dernier cri des sacs de voyage dissiperont l'opacité ambiante).

Pensée du point de vue de la lune, au milieu des cratères...
Par Dodeline
-
Publié dans : méditations physiques
0
Vendredi 3 novembre 2006
5
03
/11
/Nov
/2006
04:55
Il n' y avait plus de timbre, à moins que je n'ai pas trouvé de boîte à lettres.
Certainement, je n'avais plus les jambes ni la tête pour envoyer ma dernière carte. Je pensais plutôt à mes do-bok sales que je devrai frotter, au coup de poing que j'ai reçu dans le nez, qui me fait sous l'oeil comme des peintures de guerre.
Quoi qu'il en soit, je rentre de ce Ko dan ja en Crète avec une image des trésors de Cnossos dans ma pochette cornée.
Le découvreur des ruines du palais de Cnossos, un certain Monsieur Evans, l'a appelé "la parisienne", parce qu'il la trouvait particulièrement élégante. Elle a dans le dos une sorte de noeud que portent les personnages sacrés, ce qui laisse penser qu'elle pourrait être une divinité, ou un demi déesse (les grecs ont besoin de penser des créatures intermédiaires).
"La parisienne" a du style ; de grands yeux, les lèvres très rouges, des boucles noires qui la rendent tout à fait terrienne. Qui a prétendu que le divin était céleste, la pureté, aérienne ? La parisienne est dionysiaque ; elle était peut-être bien une danseuse, ou une servante, une femme qui fait, produit des choses inaperçues ; mais les 3500 ans qui nous séparent d'elle ont nécessairement eu une vertu anoblissante. Parce qu'on ne peut pas, on ne veut pas imaginer, dans les académies et les guides touristiques, que ce visage qui nous vient de si loin, est peut-être celui d'une femme de rien. Mourad et moi, en discutant, on a appelé cela "prolétaire" : la femme de rien, ou l'homme négligeable, celui et celle qui travaillent.
C'est elle en tout cas, le personnage tutélaire qui me guidera dans l'étendage de ma lessive, mon repassage et la couture de mon écusson. Il y a tout un palais à tenir.
Par Dodeline
-
Publié dans : méditations physiques
2
Commentaires