Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

_________________

SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










Recherche

 

 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

blogfev09-001.jpg


La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 21:20

Article rédigé pour le blog World Moo Duk Kwan, publié le 24/12/2016

Il y a deux mois tout juste, nous revenions d'une belle semaine de pratique et de rencontres en Corée (7-13 octobre 2016).

Invités par la Fédération World Moo Duk Kwan, les représentants des Youth Leaders présents (18 élèves venus de 13 pays différents, de la ceinture rouge au 6ème dan) avaient reçu pour tâche de travailler ensemble à un mode de fonctionnement autonome :

-au niveau de chaque pays, proposer des modalités de désignation de leurs représentants et une définition de leur tâche.

-au niveau international, mettre en œuvre une manière de fonctionner qui convienne au groupe des représentants.

Les YL avaient également pout tâche de préparer ensemble une démonstration pour la fin de la semaine.

Le thème de réflexion donné par le Kwan jang nim à notre arrivée fut : «  how to honor the the ones who has built today ». C’est à peu près ainsi qu’on pourrait définir la tradition : ce qui passe pour une génération entre passé et futur à condition d’être fécond au présent. Ou encore pour nous  « être de notre temps » ?

 

Enfin, un autre aspect du projet était de discuter de notre rapport aux réseaux sociaux : c’est une question difficile.  Les YL sont loin d’avoir le même d’usage ou d’intérêt pour les réseaux sociaux. Que veut-on montrer de nous et pourquoi ? Jusqu’à quel point doit-on échanger ?

Un soir, un projet de vidéo fut mis sur pied, assez vite, plutôt unanimement. Un peu plus tard, nous nous sommes donnés des dates à respecter pour pouvoir réaliser la vidéo à temps pour le 71° anniversaire de l'école Moo Duk Kwan. Il en existe une version courte et une version longue. La version courte est percutante et drôle, mais malheureusement son format court empêche que les groupes des différents pays apparaissent tous. Sa plus grande qualité est de fabriquer de la fiction : la musique, les extraits très courts, l’utilisation de documents animés en référence au Moo Yei Do Bo Tong Ji, livre fondateur pour le Grand-Maître fondateur : cela donne une idée assez précise, non pas de ce que nous avons vécu, mais de ce qui nous a traversé : le sentiment d’une aventure.

 

 

 

Quelle aventure ? Après tout, nous n’avons fait que des choses habituelles pour un stage international : nous entraîner, tenir des réunions, faire avancer un projet ; rien que de très classique pour un Ko Dan Ja shimsa. Mais si je dois dire en quoi a consisté cet esprit d’aventure je dirais : la confiance qu’il y avait entre nous, que je nommerais du beau mot de fraternité, au-delà même des désaccords, des fatigues, des agacements. La deuxième chose est qu’il me semble que nous avions tous plus ou moins clairement le sentiment de vivre quelque chose d’unique : la joie partagée de participer à une première fois. Pas à « l’Histoire »,  juste le moment présent, vivre notre vie le plus complètement possible. A l’image de cela, fut la soirée festive : tout le monde y était super vivant. Les coréens chantent souvent bien au karaoké, mais, dans mon souvenir, par je ne sais quel miracle, tout le monde avait du talent ce soir là : danseurs, percussionnistes, comiques.... Ce n’est pas si souvent pour 50 personnes réunies.

 

Pour en revenir au projet vidéo, je dois rendre à nouveau un coup de chapeau au monteur du Mexique, Jaime Ambriz, qui a pris la responsabilité de « coudre ensemble » en une trame les différents bouts que nous lui avons fournis. Confier ce travail à un seul, à des milliers de kilomètres les uns des autres impliquait que l’état d’esprit qui règne entre nous soit quelque chose comme : "je ne suis pas forcément d'accord avec ce que vous dîtes mais je me battrai pour que vous puissiez le dire".

 

 

Cette expérience a été très enrichissante à beaucoup d'égards. Elle oblige à penser ce que c'est qu'un groupe international et à observer comment se répartissent les sympathies, les alliances, le leadership. Comment empêcher par exemple que ceux dont l'anglais est la langue maternelle prennent l’ascendant, non du fait de leurs idées mais parce qu'ils les expriment avec plus d'aisance ? Comment faire pour empêcher la tendance naturelle qu'il y aurait dans un groupe avec des niveaux et des expériences si différentes, que ce soit les plus gradés qui aient systématiquement le dessus ? Comment faire, pour que chacun ait une voix, qu'il puisse se faire entendre à égalité avec celle des autres ?

Je dois dire ici que tout cela ne va absolument pas de soi, et que ce fut une vigilance de chaque instant, pour ne pas dire une conquête toujours recommencée pour faire exister ce petit espace public mondial.

Je voudrais remercier ici outre, bien sûr, tous ceux qui ont accueilli et  épaulés le Youth group en Corée, les anciens « Youth Ambassadors » de 2009 à Atlanta, Fabian Markl de Suisse, Stephen Mc Grath d’Australie, Spiros Spatoulas de Grèce qui ont fourni des témoignages à 7 années de distance. Ils ont permis que notre commencement n’en soit pas tout à fait un.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Dodeline
commenter cet article

commentaires