Lundi 3 mars 2008
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Maître Choï a introduit le Soo Bahk Do en France en 1989. Il a vécu à Paris 10 ans pendant lesquels il a enseigné. Parti vivre en 1999 aux
Etats-Unis, il s'y est marié, a ouvert un do-jang à New-Milford (Ct) puis une seconde salle cette année à Danbury.
Il nous rendra visite à Paris du lundi 10 au mercredi 12 mars.
Pour les adultes :
- Le cours du lundi aura lieu au Centre J. Verdier, à 21h (2ème
étage).
- Le lendemain, le mardi de Shiwol sera remplacé par un entraînement à la Maison des jeunes de
St-Médard de 19h30 à 21h.
Les enfants (horaires et lieux réguliers):
- Cours le mardi, à l'heure habituelle, de 17h à 18h à la Maison des Jeunes de St-Médard.
- Le mercredi, à 15h et 16h au centre J. Verdier.
Entraînements ouverts à tous !
Par Dodeline
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Publié dans : shwl
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Dimanche 2 mars 2008
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Par Dodeline
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Publié dans : Shiwol10ème arrdt
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Samedi 1 mars 2008
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10:40
"Ce que l'Europe doit aux Celtes", ce pourrait être le sujet d'un prochain exposé au mardi de Shiwol.
IL nous aiderait à
mieux comprendre les postures inattendues que nous avons observé chez de jeunes gens en exercice, un dimanche ensoleillé, à l'heure de la messe.
Par Dodeline
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Publié dans : shwl
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Jeudi 28 février 2008
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19:16
Depuis que je suis en Europe, mon cher Rhédi, j'ai vu bien des gouvernements : ce n'est pas comme en Asie où les règles de la politique se trouvent partout les
mêmes.
J'ai souvent cherché le gouvernement le plus conforme à la raison. Il m'a semblé que le plus parfait est celui qui va à son but à moins de frais ; de sorte que celui qui conduit les hommes de la
manière qui convient le plus à leur penchant et à leur inclination est le plus parfait.
Si dans un gouvernement doux, le peuple est aussi soumis
que dans un gouvernement sévère, le premier est préférable, puisqu'il est plus conforme à la raison, et que la sévérité est un motif étranger.
Compte, mon cher Rhédi, que dans un état, les peines plus ou moins cruelles ne font pas que l'on obéisse plus aux lois. Dans les pays où les châtiments sont modérés, on les craint comme dans ceux
où ils sont tyranniques et affreux.
Soit que le gouvernement soit doux, soit qu'il soit cruel, on punit toujours par degrés : on inflige un châtiment plus ou moins grand à un crime plus ou moins grand. L'imagination se plie
d'elle-même aux moeurs du pays où l'on est : huit jours de prison ou une légère amende frappent autant l'esprit d'un européen, nourri dans un pays de douceur que la perte d'un bras intimide un
asiatique (...)
D'ailleurs, je ne vois pas que la police, la justice et l'équité soient mieux observées en Turquie, en Perse, chez le Mogol, que dans les républiques de Hollande, de Venise et dans l'Angleterre
même ; je ne vois pas qu'on y commette moins de crimes, et que les hommes intimidés par la grandeur des châtiments y soient plus soumis aux lois.
Je remarque, au contraire, une source d'injustice et de vexation au milieu de ces mêmes états.
Je trouve même le prince, qui est la loi même, moins maître que partout ailleurs. Je vois que dans ces moments rigoureux, il y a toujours des mouvements tumultueux, où personne n'est le Chef, et
que, quand une fois l'autorité violente est méprisée, il n'en reste plus assez à personne pour la faire revenir ;
Que le désespoir même de l'impunité confirme le désordre et le rend plus grand ;
Que dans ces états, il ne se forme point de petite révolte, et qu'il n'y a jamais d'intervalle entre le murmure et la sédition ;
Qu'il ne faut point que les grands évènements y soient préparés par de grandes causes ; au contraire, le moindre accident produit une grande révolution, souvent aussi imprévue de ceux qui la
font, que de ceux qui la souffrent.
Lorsque Osman, empereur des Turcs fut déposé, aucun de ceux qui commirent cet attentat ne songeait à le commettre : ils demandaient seulement en suppliant qu'on leur fît justice sur quelque
griefs ; une voix, qu'on n'a jamais connue, sortit de la foule par hasard, le nom de Mustapha fut prononcé, et soudain Mustapha fut empereur.
Montesquieu, Lettres Persanes, Usbek à Rhédi, de Paris, le 2 de la lune de Rebiab 1,
1715
Par Dodeline
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Publié dans : L'Europe, au-delà du MDK
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Mercredi 27 février 2008
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Par Dodeline
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Publié dans : Shiwol10ème arrdt
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Samedi 23 février 2008
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17:46
Une longue attente commence pour Freak ; entamée tôt ce matin, elle durera jusqu'à 23h. C'est celle de son lit.
Pour moi alors, c'est l'anxiété moyenne de qui donne cours à un public inconnu. Mais à cette heure matinale dans le centre sportif, elle est un peu désagréable.
Rapidement en do-bok, et réveil en mouvement. Deux adolescentes, entrevues dans les vestiaires courent en tous sens dans la salle en gloussant. Elles me prennent à partie pour que
j'entre dans le jeu.
Les maîtres Boussalaa et Schoonejans me présentent aux élèves qui arrivent peu à peu; puis c'est à mon tour de donner cours.
La plus grande part de ce qui était prévu doit être abandonnée, vive l'improvisation.
Le système de communication qui fonctionne d'habitude avec ses propres élèves est absent. Les signes qu'on émet, les miens, ceux des enfants que j'ai devant moi, fonctionnent entre eux
comme un dialecte et une langue, pleines d'incertitude sur le sens. Qui est dans le dialecte, qui est dans la langue, ce n'est pas la question.
Les maîtres sont assis et prennent des notes, je suis debout, et m'efforçant de ne pas jouer faux. Le temps est un peu arrêté. Il faut lâcher un peu de maîtrise, laisser filer, sinon rien ne
pourra passer. On doit trouver l'art : l'équilibre entre la maîtrise et l'informe. Captiver sans rendre captif. On devrait peut-être sentir à chaque fois qu'on donne
cours ce que demande un public, ce qu'il attend, ce à quoi il aspire (la blague qui fait rigoler, l'exercice qui plaît à tout le monde ...). Et trouver le moment précis où le lui donner. Pas
trop tôt pour qu'il pousse son effort, ni trop tard, on l'aurait perdu . Quel travail!
Par Dodeline
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Publié dans : méditations physiques
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Dimanche 17 février 2008
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14:04
Vibration du réveil à 5h07.
Grand froid dans la pièce, nuit noire dehors, sauf le reflet des lumières du bureau d'en dessous qui se reflètent dans la fenêtre en face.
Comment faire pour passer du chaud-couchée-sous-la-couette au froid-debout à la poursuite du temps ? Je doute ergo, je suis ... réveillée.
L'eau bout. Sencha.
Ting ting tong tang tong : message de Freak, déjà en route.
Rue vide, selle déchirée, givrée. Direction Porte de la Chapelle. L'air glacé m'oblige à conduire les yeux fermés. Heureusement, la route est droite et Pégase la connaît.
J'attache ma monture, et je regarde l'heure. 6h. Quel progrès.
Freak est là, qui tousse, pâle, tout en noir.
Il y a ceux qui ne se sont pas encore couchés, qu'on reconnaît au volume sonore qui les transporte, et d'autres, silencieux, ombres anonymes dans le petit matin. L'histoire ne dit pas qui
sont ceux qui voyagent vraiment. Nous partons.
Le jour se lève, une heure et demi plus tard, le ciel devient, et nous devenons avec lui. Toujours le sentiment de renaître. Et le temps, dans l'intervalle a filé incroyablement. Freak prétend
que nous ne l'avons pas senti passer car nous étions sans musique. On n'aurait pas le sentiment du temps sans métronome ?
La frontière, traversée comme on passe devant un snack-bar un peu glauque, où l'on pourrait s'arrêter et pourtant ... ce n'est pas ça, une frontière.
En l'occurence, y'avait qu'à suivre les panneaux, on arrive à Wavre sans lézard.
Par Dodeline
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Publié dans : méditations physiques
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Mercredi 13 février 2008
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19:36
Il y a eu, il y a quelques mois, une disposition prise à l'échelle européenne, par je ne sais quelle commission de Bruxelles. Il me semble qu'il s'agissait
d'interdire purement et simplement la fessée au sein des familles. Ce qui choqua alors, et bien peu le formulait, c'est cette ambition de légiférer dans les chaumières. Cette manière pour la loi
de venir le soir vers 21h-22h, quand les gosses refusent d'aller se coucher, au milieu du salon. Au parlement de Bruxelles, on avait réussi à mettre à l'ordre du jour que la
loi se mette elle aussi à tirer la langue.
Plus récemment, une claque d'un professeur à son élève de 6ème fit si grand bruit, que l'enseignant fut mis en garde à vue, et suspendu pour un temps, de ses fonctions.
La claque est vexante pour celui qui la reçoit; elle est la pointe physique de paroles qui n'ont pas eu d'effet. A cause de son côté soudain
et inattendu, elle transforme la situation. Contre les claques réflexe, où l'énervement l'emporte et qui peuvent être mal maîtrisées, nous pensons à des
claques stratégiques. Rarissimes et intervenant juste au moment approprié, celui où le cadre saturé n'offre plus rien aux interlocuteurs que leur seule co-présence
irréversiblement appauvrie.
Si le destin des enseignants, et au-delà, des adultes en général, est de devenir de décevants écrans, jamais assez plats au goût de ces chers zenfants, alors autant
qu'ils, que dis-je, que nous nous efforcions de garder encore un peu forme humaine.
Par Dodeline
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Publié dans : méditations physiques
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Vendredi 8 février 2008
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00:22
Joyeuse année du Rat à tous !
"Tensions internationales, catastrophes naturelles, turbulences boursières: l'année du Rat qui a débuté jeudi sera périlleuse, avertissent experts et maîtres de "feng shui" ".
Faisons en sorte que cette année ne soit plus celle de celui que Alain Badiou a gentiment surnommé " l'homme aux rats ".
Par Dodeline
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Mercredi 6 février 2008
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11:04
Si son père et son maître ont tous deux perdu un objet
l'homme devra d'abord rechercher l'objet perdu du
maître.
Si son père et son maître portent tous deux un fardeau
l'homme déchargera d'abord son
maître.
Si son père et son maître sont emmenés en captivité
il rachète d'abord son maître et ne paie qu'ensuite la rançon du
père.
C'est que si son père l'introduit dans la vie de ce monde-ci, le maître qui lui communique sa science l'introduit dans la vie du monde
futur.
D'après Maïmonide, Le livre de la connaissance
Par Dodeline
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Publié dans : littérature et témoignages
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