Texte Libre

 

 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang!


Il sera question dans ces pages
Du Soo Bahk Do Moo Duk Kwan, art martial traditionnel coréen
D'une certaine tendance de sa pratique, Shiwol.
De ce qui s'effusionne dans Shiwol et dans les alentours : 
De la Corée, cet étrange bout de terre qui n'a plus rien de calme,
et s'agite de tout son corps divisé.

Nous nous égarerons aussi parfois dans des digressions hors de propos, mais nous espérons que les lecteurs, informés que bien souvent, le plus intéressant dans un livre, ce sont les notes de bas de page, pas ne nous en voudront pas

Et s'ils éprouvent quelque rancune, nous attendons avec une certaine impatience leur commentaire
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d'accueil et vous saurez où nous trouver en chair et en os. 

 

shwl

Vendredi 26 janvier 2007 5 26 /01 /Jan /2007 12:05

Un ami de Shiwol, européanophile, nous transmet cette petite fable. Nous le remercions de sa contribution. Nous espérons que les modifications mineures que nous avons apportées à sa version n'auront pas altéré le sens de son récit.

Un homme élevait un coq de combat pour l'Empereur Xian, de l'Etat de Zhou.

Un jour l'Empereur lui rendit visite et l'interrogea :

- Mon coq est-il prêt pour le combat ?

- Non, pas encore. Mais son moral est bon et sa combativité forte.

Dix jours plus tard, l'Empereur revint et posa à l'homme la même question. Celui-ci répondit :

- Non pas encore. Il devient furieux quand il voit l'ombre d'un autre coq.

Le temps passait, on arriva à la fin de l'automne. l'Empereur fut bientôt de retour et demanda:

- Mon coq est-il prêt ?

-Toujours pas, votre coq regarde de tous cotés avec un air courroucé, sentant très fort qu'il est invincible.

L'hiver entamé, l'Empereur s'impatientait. L'homme répondit :

- Votre coq est presque prêt. Quand il entend un autre coq il reste de marbre.  Son esprit ne peut plus être troublé par les évènements.

Au début du printemps, l'Empereur Xian conduisit son coq dans l'arène. Quand les autres gallinacés remarquèrent son calme imperturbable , ils eurent si peur qu'ils refusèrent le combat.
Un coq qui n'a pas l'intention de combattre ne sera pas attaqué. Mais s'il est provoqué, il libèrera instantanément sa force et ses capacités.

Par l'homme qui en savait trop - Publié dans : shwl
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Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /Jan /2007 13:50

 Vendredi soir (J-1), Xiao Shan quitta son travail à 20h comme une flèche et courut pour ne pas rater son RER. L’entraînement dirigé par Tattetan dans une salle du 10ème arrondissement commençait à 20h30 et elle savait qu’elle n’y serait pas avant 21h30. Il ne leur resterait qu’une heure pour répéter leur démonstration. Le temps devenait précieux. 21h30 : Xiao Shan arriva dans le vestiaire essoufflée et surexcitée. Elle était motivée et avait envie de donner toute l’énergie qui lui restait après cette journée de travail harassante et son rhume qui ne la quittait pas. Ce soir- là elle avait le sentiment que cette démonstration pouvait ressembler à quelque chose, qu’elle serait capable de faire suffisamment preuve de concentration et de précision pour que leur duo soit convaincant et pourquoi pas impressionnant.

Tattetan avait exceptionnellement autorisé Xiao Shan à venir s’entraîner en survêtement. Ne voulant perdre une minute de plus, Xiao Shan enfila précipitamment un pantalon de jogging noir et un t-shirt noir sur le dos duquel figuré en lettres d’argent le nom de son école Soo Bahk Do Moo Duk Kwan. C’est ainsi qu’elle se présenta dans la salle, tout de noir vêtue.

Tattetan lui fit signe de s’échauffer dans un coin de la salle pour ne pas perturber le cours. En temps normal Xiao Shan n’aimait pas trop faire les choses seule, peut-être par paresse, elle avait besoin d’une énergie collective mais ce soir-là, cela ne lui posa aucun problème. Elle s’échauffa seule de manière appliquée afin de préparer au mieux son corps pour l’avant dernière répétition. Une énergie positive l’envahissait. Le confort de sa tenue lui permettait d’exécuter ses mouvements de manière plus libre et plus fluide, c’est du moins l’impression qu’elle avait. La toile de son dobok était assez raide et elle se sentait engoncée dans cette tenue traditionnelle. C’est pourquoi elle profita de la sensation de légèreté que lui procurait sa tenue d’un soir.

Xiao Shan était prête, Tattetan lui fit signe. La répétition de la démonstration commença. Elles enchaînèrent tous les exercices de leur programme sans trop d’erreurs (kicho, chilsong ero hyung, hilsusik). Une certaine décontraction régnait mais cela ne les empêchait pas de rester concentrées. Xiao Shan se laissait porter par la dynamique qui émergeait de leur duo. L’entraînement se déroula dans la joie et la bonne humeur. Xiao Shan eut tout de même un moment de doute pour la casse de planche de Tattetan. Elle craignait de ne pas tenir la planche correctement. Elle savait que la manière dont elle la tiendrait serait déterminante. Elle devait être sûre d’elle. Après deux essais, la planche céda mais il restait à corriger la position des bras de manière à ce que la planche casse mais qu’elle ne la prenne pas dans la figure car le coup de pied exécuté par Tattetan était puissant, il s’agissait d’un coup de pied circulaire retourné sauté. Ces corrections apportées, la répétition prit fin et Tattetan termina le cours en suivant le protocole habituel. Dans le vestiaire Xiao Shan ressentit une certaine satisfaction, malgré une légère appréhension omniprésente, elle avait conscience d’avoir pris un réel plaisir à pratiquer.

Le lendemain matin (jour J), Xiao Shan ouvrit les yeux vers 9h. La pièce baignait dans une lumière douce et chaude. Elle tira les rideaux, le soleil lui caressa le visage, le ciel était d’un bleu franc, elle ne vit pas l’ombre d’un nuage. 10h : Tattetan sonna à sa porte. Une belle journée s’annonçait.

Par Jamtao - Publié dans : shwl
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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /Jan /2007 23:39
Pour accéder à notre nouvelle rubrique, maintenez votre regard à gauche de l'écran, descendez lentement, passez au-dessus des liens, du pseudo, de la catégorie de la description ... cliquez sur "galerie" ; vous y êtes.
De gauche à droite : Louis F, Adrien, Marek, Elie -en train de montrer sa technique secrète-, Baptiste et Louis, au passage de grade, le jeudi soir 21 décembre 2006.
Par Dodeline - Publié dans : shwl
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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /Jan /2007 12:26
Le matin suivant, il y avait une certaine légèreté dans l'air ; Tattetan sentit qu'elle n'avait pas à en faire trop, que quelque chose avait été lancé la veille, et qu'il suffisait de lui laisser suivre son cours naturellement. C'est pourquoi, les demoiselles ne coururent pas jusqu'au bois, se contentant de marcher en échangeant quelques banalités. Ce matin-là fut consacré à la répétition de ce qui avait été vu la veille, et à la mise en place des kicho et des il soo sik appliqués. Ce n'était pas très compliqué mais il fallait une mise en place légèrement différente de la pratique habituelle.
 Ce jour-là, c'est Xiao Shan qui devait veiller à être à l'heure au travail. Pégaze hénissant non loin de là, elles enfourchèrent la bête et volèrent jusqu'à la gare du Nord. Xiao Shan attrappa le cheval de fer de justesse. Etait-ce que les dieux acceptaient enfin la co-existence de la démonstration et des contraintes de la vie quotidienne?
Le soir, en arrivant chez Xiao Shan, Tattetan lui fit remarquer que le ciel leur était favorable puisque malgré la saison froide et pluvieuse, les matins avaient été jusqu'alors, doux et radieux. Grand mal lui en fit, puisque le lendemain à l'heure du réveil, il tombait des cordes. Xiao Shan, malgré le courage dont elle avait fait preuve depuis le début de l'histoire, commençait à être sérieusement malade. Il n'était pas question de l'envoyer sous les seaux d'eau glacée. Si la fièvre gagnait, on risquait de gâcher tous les efforts accomplis jusque là.
Tattetan demanda à Xiao Shan si son immeuble comportait des espaces vides. Elles descendirent au niveau des garages et constatèrent que l'accès n'en était pas libre. En remontant, elles tombèrent sur le hall de l'immeuble : cela aurait pu constituer un joli do-jang éphémère mais il aurait fallu s'exposer aux regards des résidents partant travailler, à leurs questions éventuelles, voire à leur hostilité. Finalement, elles poussèrent la porte du garage à vélos. Il y faisait chaud puisqu'une grosse tuyauterie
ravitaillant l'immeuble en chauffage passait là. Le seul inconvénient, c'était que ce garage à vélos était aussi le local à poubelles. Elles rirent d'abord de cette facheuse coïncidence, puis le temps filant, elles se mirent à travailler : Moo Pal Dan Gum, kicho, il soo sik. Il fallait raccourcir les gestes à cause de l'exiguité du lieu, mais au final ce fut une séance brève et efficace. Le soir, elles avaient de toute façon rendez-vous au gymnase Ortolan, où elles pourraient, comme dit la Fable,  s'entraîner de manière "fort civile". Ce qui fut fait, sans autre forme de procès.
Par Dodeline - Publié dans : shwl
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Mardi 26 décembre 2006 2 26 /12 /Déc /2006 15:20

Tattetan se mit à trottiner dans la rue de la Vega ... 
Ce n'est pas qu'elle en avait particulièrement envie, ni qu'elle en voyait l'absolue nécessité mais :
1) ça caillait dur.
2) elle connaissait leur tendance au papotage.
3) l'activation physique les réveillerait tout en les concentrant.

Elle attendait une plainte de Xiao Shan, qui n'arriva pas.

En entrant dans le bois encore plein de nuit, les demoiselles passèrent devant une camionnette faiblement éclairée ; ce n'était certes pas une lumière douce et tamisée, plutôt une pauvre ampoule dégageant une faible lueur blafarde et crue. Un bref instant, la dame de la camionnette considéra Tattetan et Xiao Shan, capuchonnées et emmitoufflées.
Ce fut le signe qu'elle pouvait lever le camp.

Les filles étaient seules, mais sur le périphérique qui passait juste en amont, les files d'automobiles se densifiaient.

Elles avancèrent en trottinant dans le bois, sombre, humide et mystérieux.

 Heureusement qu'au 18ème siècle, on avait, afin d'aménager le bois de Vincennes, intensément coupé les arbres. A cette époque bénie des Lumières, Tattetan et Xiao Shan devaient le fait d'oser rentrer. Avec davantage d'arbres et d'âmes errantes, on se demande comment les demoiselles auraient pu trouver le courage de préparer leur démonstration. 

Tattetan n'avait pas encore le programme intégral en tête. Elle se l'avoua à demi-mot : la nuit aurait dû lui porter conseil, et amener des éléments supplémentaires de chorégraphie ... Là, ça n'avait pas beaucoup progressé. "Peut-être, se dit-elle, est-ce dû à la brutalité de ma chute dans les bras de Morphée ? Mon corps lui sera passé entre les mains, tandis que seuls mes rêves seront demeurés accrochés à ses doigts." Elle se dit pour finir que tout cela n'était pas grave, et que s'ils y étaient, elle les retrouveraient bien la nuit suivante.

Elle proposa à Xiao Shan de commencer par 3 exercices respiratoires, Moo Pal Dan Gum. Puisque Xiao Shan les connaissait, il suffisait de caler leur souffle l'une par rapport à l'autre. Cela avait l'avantage de n'être pas trop fatiguant pour un début, et de pouvoir fonctionner comme un diapason. Ensuite, le travail en synchronie serait plus aisé. Assez rapidement, elles furent ensemble. Ce qui leur permit de travailler peu après la forme des Sept Etoiles, deuxième du nom, Chilsong Iro.

Elles virent le jour poindre à l'horizon. Le ciel devint blanc, puis rosé. Ce serait une belle journée, et elles l'avaient vu naître. Il n'était pas loin de 8 heures. Le périphérique rugissait plus que jamais et Tattetan pensa qu'il fallait se presser. La directice, sans aucun doute, se fichait pas mal des Chilsong au lever du jour. Tattetan eût beau se le dire, elle arriva, comme le jour d'avant, en retard.
                                                          (A suivre)

Par Dodeline - Publié dans : shwl
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Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /Déc /2006 00:07
Après avoir englouti son menu quick, Tattetan annonça à Xiao Shan le programme qu'elle prétendait avoir concocté ; c'était en fait plutôt l'ébauche d'un programme, et il venait de lui traverser l'esprit.
"Réveil à 6h30" : cela sonna aux oreilles de Xiao Shan comme un couperet qui venait de tomber. Elle ronchonna comme à son habitude. Elle savait pourtant que ce réveil matinal était nécessaire, voire incontournable. Il n'y avait pas 36 solutions, il fallait bouleverser ses habitudes et prendre le temps là où il se trouvait, c'est-à-dire sur les heures de sommeil. Xiao Shan, pessimiste de nature, se coucha en songeant à la nuit qui allait lui filer entre les doigts, et à la fatigue qu'elle ressentirait à son réveil.

 
6h30. La musique maudite de son réveil retentit. Xiao Shan ouvrit les yeux ; son corps encore tout engourdi par le sommeil n'avait pas eu le temps de se détendre. Elle eut pourtant le courage de s'extraire de son lit. Elle savait vaguement ce qui l'attendait mais cela restait encore abstrait. Il faisait nuit et le froid ne l'avait pas encore transpercée.
Tattetan se  leva sans trop de difficultés, habituée aux entraînements extrêmes. Xiao Shan tint à prendre son petit déjeuner. Elle affirma ne pouvoir faire aucun effort sans avoir pris des forces auparavant. Plus probablement, tout était prétexte à retarder le moment où il faudrait franchir le hall si bien chauffé de son immeuble. Tattetan sauta dans son survêtement bleu lamé, frappé des lettres sacrées. Elle était gonflée à bloc, et se tenait près de la porte. Xiao Shan sentit une légère pression. Elle enfila son pantalon de jogging noir et son sweat jaune. Echarpe, gants, elle n'oublia rien, elle savait qu'elle aurait froid. Le hall de l'immeuble franchi, elles se dirigèrent vers le bois. Tattetan se mit à courir, Xiao Shan suivit. Là, elle prit conscience de l'entreprise dans laquelle elle s'était embarquée. Il faisait froid, très froid.
A l'entrée du bois, elles croisèrent plusieurs joggeurs et autres promeneurs de chien. Xiao Shan, peu habituée à ce genre d'aventure ne pensait voir âme qui vive. Et pourtant, il y avait une vie à 7heures du matin. Son expédition au bois lui paraissait folle ... eh bien non, elle ne l'était pas, ou alors les fous sont nombreux parmi nous.
L'échauffement entamé, elle sentit son petit déjeuner peser dans son ventre. Les choses sérieuses commençaient. Une chose était sûre : la prochaine fois, elle ferait une croix sur son petit déjeuner.
                                                           (A suivre)
Par Jamtao - Publié dans : shwl
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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /Déc /2006 11:00

Le récit qui suit explique en plusieurs épisodes, comment deux demoiselles ont maintenu allumée la flamme du Moo Duk Kwan en dépit des vents violents ayant soufflé sur Paris cette semaine là.

Jeudi soir 1er décembre, Tattetan apprend au téléphone qu'aucun des amis qu'elle avait invités le 9 ne fera finalement le voyage.

Comment cette histoire avait-elle commencé, impossible de s'en souvenir vraiment. Cela devait remonter à plusieurs mois en arrière, si ce n'est plus.

Pendant un temps, elle n'y avait plus pensé ; et à nouveau l'idée était revenue, comme si elle ne l'avait jamais quittée. A bien y réfléchir, c'était peut-être une idée de petite fille qui veut préparer un spectacle de danse avec ses copines et épater les parents. Ou une lubie d’adolescente ayant voulu fuguer cinquante fois mais ne l'ayant jamais fait, qui adore les road-movies parce qu'il y a toujours une panne de voiture au milieu de nulle part et qu'il faut pourtant, pour que le film continue, sortir du désert. Ou une construction mentale venue de ses lectures post-ado, des histoires de camarades qui s'unissent, piquent des canons à une armée d'occupation trop sûre d'elle, et gouvernent Paris pendant trois mois avant de se faire finalement massacrer. Comme le dit souvent Baruch, le vendeur de lentilles de son quartier, " les hommes se croient libres parce qu'ils sont conscients de leurs actions mais ignorants des causes qui les déterminent".
C’était en tout cas une belle idée de Soo Bahk Do, ça, elle en était sûre ; une manière d’être au plus près de ce qu’est dans le fond, le Moo Duk Kwan.

Le vendredi, elle a encore pensé à faire venir des gens d'ailleurs. Mais d'où ? Il fallait arrêter de patauger dans l'ailleurs pour s'occuper de l'ici et maintenant.

Le samedi soir, au moment de se coucher, à moins que ce ne soit le dimanche matin, les choses avaient cheminé en elle ; Elle allait se rendre au rendez-vous d'Elbeuf, pris depuis le mois d'août, même si ce devait être seule. Après tout, c'était conforme à sa maxime d'autonomie : "ne compter que sur ses propres forces". Surtout si elles sont faibles.

Le dimanche dans l'après-midi, elle a appelé la seule personne susceptible de l'accompagner dans son road-movie chorégraphié au milieu de nulle part, sans les parents et sans le massacre : Xiao Shan, le petit volcan.

Après avoir mangé ses frites, tantôt de la main droite tantôt de la main gauche, puisqu'il lui en fallait toujours une de libre, soit pour tourner la poignée de l'accélérateur, soit pour serrer le frein, Tattetan descendit de son pégaze mécanique. Quelle fatigue déjà, et rien n'avait encore commencé! C'était peut-être l'alternance frein, accélérateur, frite. La lune était quasiment pleine, en arrivant près du bois, et cela lui donna une idée de la grandeur de cette fatigue.

Tattetan a proposé à Xiao Shan de s'installer chez elle. Il restait 6 jours avant le rendez-vous d'Elbeuf. C'est très court dans les conditions d'entraînement régulières, mais ça pouvait se révéler assez long à condition de changer de rapport au temps : le prendre où il est, au lieu de se laisser prendre par lui. Il fallait se donner le temps de la préparation, du travail, de la recherche. Il fallait se le donner. Fidèle à sa réserve, Xiao Shan n'a pas beaucoup manifesté. Le rendez-vous pour le lendemain soir était pris.

                                                     (A suivre)

Par Dodeline - Publié dans : shwl
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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /Déc /2006 10:59
Nous avons été invités le 9 décembre 2006 au gala d'arts martiaux de Elbeuf en Normandie organisé à l'occasion du Téléthon. Le maître d'oeuvre de  ce gala, M.  Jean-Marc Gracia nous avait demandé une petite introduction. A vous qui n'y étiez pas, voici l'humble petit discours qui a été prononcé par l'organisateur pour présenter notre programme.
A venir très prochainement sur ce blog, l'épopée de la préparation de cette démonstration ; les occasions sont infinies d'apprendre des nouvelles situations que la vie nous présente, et d'expérimenter l'importance de l'esprit Moo Do.

Présentation de la démonstration de Soo Bahk Do Moo Duk Kwan, par le club Shiwol do-jang de Paris :

Le Moo Duk Kwan est une Ecole martiale traditionnelle coréenne, fondée à Séoul par le Grand-Maître Hwang Kee en 1945, à la fin de  30 ans d'occupation japonaise.

A cette époque, le Grand-Maître Hwang Kee est très soucieux de retrouver les techniques martiales proprement coréennes. C'est dans ce but qu'il nomme son art martial SOO BAHK DO, en référence à l’art martial ancestral à mains nues pratiqué dans l’aristocratie coréenne. Il publie le premier livre moderne d'arts martiaux en 1949.

Le style du Soo Bahk Do se caractérise par une utilisation des hanches dans tous les mouvements. Il est à la fois puissant et souple. Dans l'apprentissage, l'accent est mis sur les enchaînements techniques codifiés.

La démonstration de ce soir est présentée par Elodie Mollet, 2ème dan, instructeur, régulièrement récompensée  au niveau européen en technique et combat. Elle est accompagnée par Agnès Torresi, ceinture verte, qui pratique le Soo Bahk Do depuis 1 an.

        Programme :

1) Trois Mouvements respiratoires : MOO PAL DAN GUM

2) Mouvements de base : KICHO
Ici, pratiqués en face à face.

3) Enchaînement CHILSONG IRO HYONG.
Pratiqué ici en miroir, cet enchaînement s’apprend au bout d’une année de pratique.

4) Techniques de combat à un pas :
IL SOO SIK DAERYON pratiquées en même temps, de manière chorégraphique, puis en applications.

5) Enchaînement codifié CHILSONG SARO HYONG.
Cet enchaînement s’apprend à partir de 2ème dan.

6) Casse : KIOK PA
En coup de pied sauté retourné, dui dolio chagui.

(Les applaudissements nourris du public ravi n'avaient pas été prévus dans notre programme)

Ci-dessous l'article de présentation du Gala paru dans le journal local -la photo, c'est un duo mixte de Soo Bahk Do sur une variation en Jang kap kwon kong kiok-.

Par Dodeline - Publié dans : shwl
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