Lundi 14 mai 2007
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Après Robert Shipley Sa Bom Nim, 7ème dan et conseiller technique pour l'Italie, nous proposons des extraits de l'entretien que nous avons eu, à l'été 2002, avec
Urs Spoerri Sa Bom Nim, 5ème dan, responsable technique pour la Suisse.
(...)
Q : Quelle est selon vous la qualité la plus importante nécessaire pour être un Sa Bom ?
U. Spoerri SBN : il y a plusieurs aspects à prendre en compte. Lorsqu'on tient un do-jang, on a une responsabilité éducative envers les élèves. En ce qui me
concerne, je fais du Soo Bahk Do avant tout parce que je pense que ça aide les enfants à ne pas être dans la rue. Le plus important à mes yeux est de leur offrir un contenu de vie positif.
Q : Quel contenu par exemple ?
U. Spoerri SBN : La priorité pour moi est qu'un enfant apprenne à être responsable de lui-même ; qu'il accepte les autres, qu'il n'y ait pas
d'agressions, pas de conflit, qu'il y ait de la solidarité, qu'on soit main dans la main. Je trouve tous ces principes dans le Soo Bahk Do.
Autre exemple : une enfant arrive dans mon do-jang ; elle est timide et n'ose pas aller toute seule à l'école. Au bout de trois mois, elle est en mesure de le faire.
Elle a pris confiance en elle. Cela, c'est pour moi beaucoup plus important que quelqu'un qui devient 1er dan ou qui remporte un titre de champion européen.
Q : est-ce que cela signifie que l'aspect mental du Soo Bahk Do est pour vous plus important que le physique ?
U. Spoerri SBN : Pas nécessairement. Je pense que les deux sont importants (...). Avec les adultes, on peut plutôt discuter de la dimension mentale, tandis que pour
les enfants, on doit passer par l'aspect sportif pour arriver au mental. (...)
Q : Est-ce que vous vous considérez comme un "modèle" (ndlr : Sa Bom signifie modèle en coréen) ?
U. Spoerri SBN : Il est toujours difficile d'être un exemple. J'essaie de l'être, mais ce n'est pas à moi de répondre si je parviens à l'être, c'est aux enfants. Je
pense qu'on peut mesurer sa propre réussite aux effets que nos actes produisent. J'ai 50 employés dans mon entreprise, et depuis 3 ans, nous n'avons perdu personne. Nous réussissons. On peut
faire l'hypothèse que cela provient de la manière dont je dirige les choses. La base, c'est "monkey see, monkey do". On doit faire soi-même ce que l'on demande aux autres. Alors, la vie devient
plus facile.
(à suivre)
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