Mercredi 11 juillet 2007
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La Terre :
Un bout de plage, sur lequel il nous était demandé de courir, ramper, sauter.
Un fois dans l'eau, à mi-jambe, avait lieu le véritable test. Le sable se faisait alors fins cailloux, sur lesquels il s'agissait d'évoluer. En termes de réaction, il y avait
:
- la coupure simple. La matière minérale s'avère plus solide que la peau ; elle cède en se déchirant. Un peu de sang apparaît. Mais le principal est que la barrière entre le corps et
l'extérieur que constitue la peau est rompue. C'est par cette faille que les grains de sable et autres cailloux peuvent pénétrer (cf, Cléo, notre jeune ami de l'ile de Syros, qui a
collectionné les plaies tout au long de la semaine).
-l'irritation : elle se traduit par un échauffement plus ou moins pénible de la peau du pied. Elle se fait surtout sentir entre les entraînements, et au petit matin, lors du réveil. A long terme,
un durcissement conséquent se produit et transformeau bout d'un certain temps la peau en une sorte de cuir. Mais c'est un cuir brûlant. La barrière épidermique a résisté malgré tout.
L'Eau :
La mer, à propos de laquelle les poètes ont déjà tout dit;
d'huile, le matin quand nous arrivions sur la plage. Le sel de notre sueur se mélangeait au sien, et faisait sentir l'effort plus léger. Mais le do-bok alors était lourd.
Le Métal :
Le katana du maître Zouraris, éblouissant au soleil couchant, comme dans le film Rebellion, avec Toshiro
Mifune.
Le Feu :
Le roi Soleil, dans toute sa souveraineté et son excessive puissance. Tout le monde a eu droit à son coup. Autour de lui, on s'organisait. Sortir le matin avant
qu'il ne chauffe trop et, le soir, non loin de son coucher.
L'Air : contaminé par le feu, il était l'élément rare. Il fallait le chercher dans la respiration des hyung, dans le souffle du vent. Le matin était son moment, entre Moo Pal Dan
Gum, exercices respiratoires variés et évasion méditative. Ces instants moins denses étaient à saisir, devant l'horizon.
Par Dodeline
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Publié dans : Nouvelles européennes
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