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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 08:32
En l'honneur de notre 100ème article  sur ce blog, nous nous devions de redevenir  (un peu) sérieux. C'est pourquoi nous vous proposons une définition fouillée du terme "tradition", qui revêt une si grande importance dans les arts  martiaux. Comme cette définition est dense, nous la découperons. Si ce rythme de publication ne vous sied pas, nous vous conseillons  de vous référer  directement à l'ouvrage. Il s'agit du Dictionnaire d'ethnologie et d'anthropologie de P. Bonte et M. Izard.


La tradition se définit -traditionnellement- comme ce qui d'un passé persiste dans le présent où elle est transmise et demeure agissante et acceptée par ceux qui la reçoivent, et qui, à leur tour, au fil des génération, la transmettent.
Comment s'opère la transmission ? Oralement bien sûr puisque les hommes ont répété leur passé avant d'avoir inventé l'écriture ; par exemple, quand il s'agit de perpétuer des pratiques ; par l'écrit également puisqu'il permet de recueillir ce qu'on juge digne ou nécessaire de conserver. Mais que transmet-on ? Ce qu'il convient de savoir et de faire au sein d'un groupe qui ainsi se reconnaît ou s'imagine une identité collective durable, l'important étant(...) de (croire) s'y conformer correctement : raconter des mythes comme on les a entendus, revendiquer une histoire telle qu'on l'a apprise, faire sienne des idées de toutes sortes qui sont autant d'idées reçues. Comment d'ailleurs faire autrement ? Cet ensemble plus ou moins cohérent, c'est ce qu'on appelle une culture. Toute culture est traditionnelle. Même si elle se voit nouvelle, rompant avec un passé jusqu'alors maintenu, même si elle se veut et est peut-être issue de son présent, elle vise à se perpétuer, à devenir une tradition (...)

Mais alors, à quoi rime la distinction entre les sociétés dites traditionnelles et celles prétendues ne pas l'être, parce qu'elles seraient historiques, changeantes et toujours à caractériser par leurs modernités successives ? En fait, elles ne sont pas moins traditionnelles les unes que les autres (...)
Toutefois, il serait vain de vouloir doser, pour chaque société, le poids des traditions. On ne voit pas chez soi ce qu'on ne peut pas ne pas voir chez l'autre, on s'attribue ce qu'on lui dénie : les traditions étant la plupart du temps inconscientes ou du moins implicites, on constate celles de l'autre, on ignore les siennes et corrélativement, on est sensible chez soi au changement et on le valorise ; chez l'autre, au conservatisme qui nous permet de l'identifier.   (à suivre)
 

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