Dimanche 17 février 2008
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14:04
Vibration du réveil à 5h07.
Grand froid dans la pièce, nuit noire dehors, sauf le reflet des lumières du bureau d'en dessous qui se reflètent dans la fenêtre en face.
Comment faire pour passer du chaud-couchée-sous-la-couette au froid-debout à la poursuite du temps ? Je doute ergo, je suis ... réveillée.
L'eau bout. Sencha.
Ting ting tong tang tong : message de Freak, déjà en route.
Rue vide, selle déchirée, givrée. Direction Porte de la Chapelle. L'air glacé m'oblige à conduire les yeux fermés. Heureusement, la route est droite et Pégase la connaît.
J'attache ma monture, et je regarde l'heure. 6h. Quel progrès.
Freak est là, qui tousse, pâle, tout en noir.
Il y a ceux qui ne se sont pas encore couchés, qu'on reconnaît au volume sonore qui les transporte, et d'autres, silencieux, ombres anonymes dans le petit matin. L'histoire ne dit pas qui
sont ceux qui voyagent vraiment. Nous partons.
Le jour se lève, une heure et demi plus tard, le ciel devient, et nous devenons avec lui. Toujours le sentiment de renaître. Et le temps, dans l'intervalle a filé incroyablement. Freak prétend
que nous ne l'avons pas senti passer car nous étions sans musique. On n'aurait pas le sentiment du temps sans métronome ?
La frontière, traversée comme on passe devant un snack-bar un peu glauque, où l'on pourrait s'arrêter et pourtant ... ce n'est pas ça, une frontière.
En l'occurence, y'avait qu'à suivre les panneaux, on arrive à Wavre sans lézard.
Par Dodeline
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Publié dans : méditations physiques
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