Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

_________________

SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










Recherche

 

 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

blogfev09-001.jpg


La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 16:46

                undefined


Une longue attente
commence pour Freak ; entamée tôt ce matin,
elle durera jusqu'à 23h. C'est celle de son lit.
Pour moi alors, c'est l'anxiété moyenne de qui donne cours à un public inconnu. Mais à cette heure matinale dans le centre sportif, elle est un peu désagréable.
Rapidement en do-bok, et réveil en mouvement. Deux adolescentes, entrevues dans les vestiaires courent en tous sens dans la salle en gloussant. Elles me prennent à partie pour que j'entre dans le jeu.
Les maîtres Boussalaa et Schoonejans me présentent aux élèves qui arrivent peu à peu; puis c'est à mon tour de donner cours.
La plus grande part de ce qui était prévu doit être abandonnée, vive l'improvisation.
Le système de communication qui fonctionne d'habitude avec ses propres élèves est absent. Les signes qu'on émet, les miens, ceux des enfants que j'ai devant moi, fonctionnent  entre eux comme un dialecte et une langue, pleines d'incertitude sur le sens. Qui est dans le dialecte, qui est dans la langue, ce n'est pas la question.
Les maîtres sont assis et prennent des notes, je suis debout, et m'efforçant de ne pas jouer faux. Le temps est un peu arrêté. Il faut lâcher un peu de maîtrise, laisser filer, sinon rien ne pourra passer. On doit trouver l'art : l'équilibre entre la maîtrise et l'informe. Captiver sans rendre captif. On devrait peut-être sentir à chaque fois qu'on donne cours ce que demande un public, ce qu'il attend, ce à quoi il aspire (la blague qui fait rigoler, l'exercice qui plaît à tout le monde ...). Et trouver le moment précis où le lui donner. Pas trop tôt pour qu'il pousse son effort, ni trop tard, on l'aurait perdu . Quel travail!

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Nothing 29/02/2008 18:00

Je voulais juste dire que la remise en cause, même si elle est capitale, ne doit pas paralyser ni empêcher de savourer ce que l'instant a de bon.

Dodeline 29/02/2008 19:49

Oui.

Nothing 28/02/2008 09:47

Ou la question eput-être aussi "est-ce que je ne réfléchis pas trop?". Est-ce que tu leur a appris quelque chose ? oui. est-ce que ... Bah écoute c'est une stage.Vu la tête des enfants même quand on leur a dit que c'est bien, ceux qui faisaient mal le savaient. Puis rien que le fait d'avoir un nouveau prof devant soit, avec un nouveau vocabulaire, une nouvelle vision des choses, permet d'apprendre et de comprendre.Je prendrais pour exemple le stage avec Me Boussalaa. On a fait des trucs qu'on connaissait déjà. peut-être pas dans cette ordre là, pas avec ces mots là et cette façon de le présenter, mais bon. pourtant j'ai compris des trucs que je ne comprennais pas avant.mais a mon avis il ne faut pas trop se poser de question. un stage c'est ponctuel. c'est pas ca qui va t apporter la connaissance. c'est bien parceque ca change :)après quand tu es plus vieux et plus gradé surment...

Dodeline 28/02/2008 18:38

Cher Nothing, si un prof ne se pose pas de question sur "comment faire cours", ou encore, "comment faire de bons cours", ou encore "qu'est-ce qu'un bon cours" , alors qui se posera la question?En plus de cette nuées de questions, en face de Sa Bom qui évaluent, on est aussi en droit de se demander : "qu'est-ce que je peux apporter en propre", malgré mon grade moindre, mon expérience d'enseignement moindre etc. -Il me semble avoir déjà effleuré ces questions dans l'argumentaire préparatoire à l'AG pour la formation d'une fédération en septembre-.

Nothing 25/02/2008 11:22

je trouve que tu t'en es bien sorti vu la difficulté de la tâche.D'après ce que les enfants en ont dit à leur parents, ca leurs à plu aussi. ;)

Dodeline 25/02/2008 14:28

Merci.Mais, à cause de Socrate, ou de Platon peut-être, quand on donne cours, on se demande si le plaisir de l'auditoire est une mesure "honnête". "Est-ce que la satisfaction des élèves est la mesure de toute chose ?", se demanderaient les illustres Grecs précédemment cités. Parce qu'en allant dans cette direction, il suffirait de mettre 20/20 à tout le monde, ou de flatter les élèves en permanence.Les questions sont : qu'est-ce que j'apprends aux gens ?¨Pourquoi il me tient à coeur de leur apprendre ça ? Pourquoi ça plutôt qu'autre chose ?Bon ensuite, comme on est des humains, qui cherchent en permanence la vérification de leur existence dans la reconnaissance d'autres humains, il est agréable que les élèves sortent contents.