Samedi 12 avril 2008
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18:28
Le mercredi 12 mars, le Maître Choi était venu donner cours à 15h, c'est-à-dire aux enfants qui sont soit en grande section de
maternelle, soit en CP. Autant dire, pas très grands encore. C'était la première fois que j'étais alignée avec eux. La première fois que j'étais élève devant eux. Je ne me le suis figurée
qu'en me mettant dans la ligne, et en les invitant à saluer le Maître, comme il se doit de la part d'un Sonbé (plus gradé) dans un do-jang.
Cela a provoquéchez moi un mélange de
soulagement et de fierté, somme toute prévisible mais qui m'a surpris. Soulagement de n'être que celle qui continue quelque chose. Pourquoi est-ce un soulagement ? Parce qu'à bien des
égards, ceux qui fondent sont pris pour des fous, des gens à abattre, des ennemis du bon sens, et de "ce qui va de soi", à savoir que les choses se perpétuent d'elles-mêmes : que les
ignorants ne quittent jamais leur ignorance, que les puissants jouissent du pouvoir et mettent en esclavage, partiel ou total, masqué ou manifeste, ceux dont ils ont besoin, et que l'ordre
règne.
Le cours suivant fut, comme il l'est souvent, sérieux et concentré, comme on peut l'être à 7 ans. Le Maître eut l'air d'y enseigner à son aise, et cela me fit plaisir. A la fin, nous fîmes une
photo, (et oui, encore une photo ...), et le maître réclama une chanson. A quoi Arthur répondit immédiatement en proposant la
marseillaise. Il la connaissait, et l'entonna avec une voix convaincue, ce qui ne veut pas dire juste, dirigeant le choeur
des 10 garçons, qui marmonnaient ce qu'ils pouvaient. Le Maître dit alors que lui n'était pas français, et que ce n'était peut-être pas une chanson de bonne augure ... Louis précisa alors que
nous n'étions pas racistes. Germain vint alors faire son massage ...
Et ce fut encore Xiao Shan qui fit les clics qu'il fallait
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