Texte Libre

 

 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang!


Il sera question dans ces pages
Du Soo Bahk Do Moo Duk Kwan, art martial traditionnel coréen
D'une certaine tendance de sa pratique, Shiwol.
De ce qui s'effusionne dans Shiwol et dans les alentours : 
De la Corée, cet étrange bout de terre qui n'a plus rien de calme,
et s'agite de tout son corps divisé.

Nous nous égarerons aussi parfois dans des digressions hors de propos, mais nous espérons que les lecteurs, informés que bien souvent, le plus intéressant dans un livre, ce sont les notes de bas de page, pas ne nous en voudront pas

Et s'ils éprouvent quelque rancune, nous attendons avec une certaine impatience leur commentaire
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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 20:29

Prendre les choses par le milieu. Comme ces 15 minutes, au milieu du séjour, au détour d'une route nationale, au Nord de Andong, "à 5 km" disait le guide.
Première fierté : avoir discuté le prix de la course avec le chauffeur de taxi. Dans mon coréen hyper classieux, j'ai des témoins, j'alternais 1 mot de Hanguk oh et 3 mots d'anglais, ce qui devait paraître à notre taxi driver le comble de la négociation maîtrisée. Je crois surtout que ça l'a fait marrer. Et le deal devait plutôt être à son avantage. Il a également compris que nous n'étions pas américaines. Souvent, en Corée, c'est une condition pour qu'on vous ait à la bonne.

Ensuite, ce fut un moment particulier, pris dans un no man's land du temps, de l'espace
.




Pourquoi me plait-il tant ?
D'abord, parce qu'il n'a pas été fait comme il est. Des coréens faisaient d'ailleurs un peu la fine bouche à ce propos ; ce corps là ne "va" pas à avec cette tête là. Il n'y a donc pas d'unité de l'oeuvre. Un corps n'avait plus de tête, et une tête errait sans son corps. Des pragmatiques ont décidé.
Ensuite : la tête n'en est pas une. C'est seulement un visage, c'est-à-dire une expression, ou un masque. Le crâne est en creux.




Et encore : si l'on veut se recueillir, on est extrêmement mal placé ; pris entre 2 rochers : son buste, qui empêche quasiment d'en bas de voir le haut de son corps, son visage, et un autre rocher, qui interdit qu'on puisse se reculer, et prendre la distance de la contemplation. Cela donne l'impression de prier dans une faille, si jamais il vous en prend l'envie. Le nez contre un mur ; l'inverse d'un horizon dégagé propice à la méditation. Mais on sait que rester 9 ans à méditer face à un mur est une figure classique du bouddhisme "Son". Le temps aidant, je n'en suis peut-être plus si loin.





Finalement, notre Bouddha du futur, il faut le contempler d'un parking, en contre-bas, qui ne semble pas avoir été conçu pour lui. Avec un chauffeur de tacco qui s'impatiente, et une compagne de voyage qui s'impatiente de son impatience. Avec les couleurs de l'automne, le froid et l'humidité ; et avec tout cela, un profond sentiment d'éternité.

Par Dodeline - Publié dans : Kim'Chi franco-coréen
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