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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 19:25

Dimanche 29 mars, 
Une session photos magistrale devait précéder un stage de Soo Bahk Do non moins fantastique.

Nous avions rendez-vous à 8h30 pour ce qui devait être une session photos roy-ale : un maître aux qualités techniques et physiques exceptionnelles, un photographe aguerri à l'art de la guerre sous toutes ses formes, connaisseurs du Soo Bahk Do, et très proche du maître au temps où il était en France. Des retrouvailles sur le champ de bataille du do-jang, si l'on peut dire, où l'ancien disciple continuait à l'être à sa manière, avec ses armes, et son talent : car il y a bien une question qui en taraude plus d'un, par ici : comment continuer à être fidèle à son maître, sans do-bok, sans donner ni coups de poing ni coups de pied ?
(La difficile question de la fidélité, qui traverse toute vie réellement humaine : comment être fidèle à ses rêves de jeunesse ? Que peut bien signifier être fidèle à son pays, à sa famille ou à son clan quand les valeurs qu'ils portent ont tout à fait cessé d'être évidents ? Et au final,  comment être fidèle à soi ?)
Bref, les questions qui nous taraudaient peut-être ce matin là, n'avaient guère d'importance. Le réel lui était bien là, avec sa gueule béante et son rire sarcastique.

D'abord, la salle n'avait pas ouvert ses portes à 8h15, alors qu'on nous avait assuré qu'elle le serait dès 7h30. MM, notre photographe attendait.
Devant l'hôtel, à 8h20, je trouvai le maître sur le trottoir. Sorti humer et "méditer" dans l'air du matin, il s'était fait enfermer dehors par une ironique porte automatique : pas lavé, sans do-bok, désolé (un peu seulement) et affamé. Il voulait manger une soupe. Tout à fait inquiète pour la session photos qui s'annonçait décidément plutôt mal, il me fallut timidement répondre qu' "à Paris, en cette heure matinale - d'autant plus qu'on venait de changer d'heure - il serait "probablement assez compliqué de trouver un endroit où manger une soupe". Nous nous mîmes en route afin de trouver un café ouvert, ce qui ne fut déjà pas si simple... pendant ce temps, MM nous attendait, tandis que le temps passait.
A l'hôtel, mon téléphone sonnait dans le vide. A la salle, les portes ne s'ouvraient toujours pas.

Un peu plus tard, lorsque l'hôtel se fut éveillé avec ses propriétaires, le maître changé en vitesse, nous marchâmes jusqu'à la salle. Peut-être valait-il mieux cesser de vouloir être absolument ponctuels, me dis-je ... si le réel le prenait sur ce ton là ...
 Au do-jang, on ne nous souhaita pas la bienvenue ; nous n'étions pas attendus et tous les arrangements tacites programmés étaient oubliés. Pas une trace, pas un mot inscrit où que ce soit par les gens à qui j'avais parlé, ne venait confirmer mes propos : "on nous avait laissé la salle exceptionnellement et le chef de service, le vieux professeur de judo et un gardien au moins avaient responsabilisé l'entente". Cause toujours.
La prof de judo, pas au courant et venue de loin en ce dimanche matin, et le gardien du matin ne l'entendaient pas de cette oreille. Le maître, assis sur les escaliers, la tête dans les mains s'impatientait ; ou peut-être pensait-il non sans regret au dernier verre de soju de la veille. Enfin, il me laissait totalement régler l'affaire. MM, était là, et heureusement tout comme moi, ne lâchait pas l'affaire
.

(A suivre)

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Published by Dodeline - dans shwl
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