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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 14:49

Suite des extraits choisis du texte de Heinrich Von Kleist

- A ce propos, me dit amicalement Monsieur C..., je voudrais vous raconter une autre histoire, dont vous comprendrez aisément qu'elle a sa place ici.
" Je me trouvais, lors d'un voyage en Russie, dans la propriété de Monsieur de G..., un gentilhomme livonien, dont les fils pratiquaient alors intensément l'escrime. Surtout l'aîné, qui venait de quitter l'université se vantait d'être un virtuose et me proposa, comme j'étais un matin dans sa chambre, une rapière. Nous nous battîmes ; mais il se trouva que je lui étais supérieur ; la passion acheva de le troubler ; presque chaque coup que je donnai le touchait et finalement sa rapière s'envola dans un coin de la pièce. A moitié pour plaisanter, et à moitié dépité, il me dit en ramassant son arme qu'il avait trouvé son maître, mais que dans ce monde chacun trouvait le sien et qu'il voulait me conduire au mien. Les deux frères éclatèrent de rire et s'écrièrent : "Allons ! Allons ! Descendons au bûcher ! " Ils me prirent par la main et me menèrent devant un ours que leur père, Monsieur de G..., faisait élever dans la cour.
" Lorsque stupéfait, je me trouvai face à lui, l'ours se tenait sur ses pattes arrière, le dos appuyé au poteau où il était attaché, la griffe droite levée, prête à frapper, et il me regardait dans les yeux : il s'était mis en garde. Quand je me vis confronté à un tel adversaire, je ne sus si je rêvais ; pourtant, Monsieur de G... me dit : "Attaquez, attaquez ! Et essayer donc de lui donner un coup ! " Une fois remis de ma première surprise, je poussai une botte ; l'ours fit un mouvement de patte très bref et para l'attaque. J'essayai de le suborner avec des feintes ; l'ours ne bougea pas. Je poussai encore une botte soudaine, avec une telle adresse que j'en aurais infailliblement touché la poitrine d'un homme : l'ours fit un mouvement de patte très bref et para l'attaque. A présent, j'étais presque dans la situation du jeune Monsieur de G... Le sérieux de l'ours achevait de me faire perdre contenance, les attaques et les feintes alternaient, la sueur me ruisselait sur le corps : en pure perte ! Non seulement l'ours parait toutes mes attaques, comme le premier escrimeur du monde, mais (ce en quoi aucun escrimeur au monde ne l'eût imité) il ne répondait même pas à mes feintes : son oeil dans le mien, comme s'il avait pu lire dans mon âme, il restait griffe levée, prêt à frapper, et quand mes attaques n'étaient qu'esquissées, il ne bougeait pas.
"

A suivre

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