Dimanche 2 août 2009
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Mercredi 17 juin, 5.30
La petite voiture grise aux rétroviseurs éprouvés file vers l'aéroport.
A mon arrivée, le Maître attend déjà, souriant. S'il n'est pas en avance, c'est nécessairement que je suis en retard. Il est tôt, mais pas tant.
Les files de véhicules en direction de la Grande Ville l'indiquent déjà. Dans le flux, j'insers la petite voiture.
Quelques jours auparavant, le maître avait appelé pour dire ce qu'il souhaitait. En voiture, il réitère, sans donner plus de détails. Je traduis : tandis que la circulation se densifie sur
le périphérique, direction Sud Sud-Est.
Au bout d'un certain temps, nous voilà dans un parking sous-terrain ;
des centaines d'emplacements vides. Nous attendons sur le parvis du grand magasin. Dans un rayon de soleil, je m'étire, toute engourdie, le maître prend déjà quelques postures
inconfortables. La journée sera longue.
La lourde grille s'ouvre. Nous nous dirigeons, comme on nous l'a conseillé sur le côté du bâtiment. Pas de trace du type censé nous renseigner davantage. Sa collègue mi-blasée, mi-désolée
nous conseille d'aller voir ailleurs. Il faut pousser plus vers l'Est, et s'aventurer vers des territoires inconnus. Je doute de l'utilité de ce déplacement, de l'itinéraire totalement improvisé.
Les routes mènent toutes quelque part, la preuve, le nombre de voitures qui les empruntent à cette heure-ci. Mais combien parmi elles sont à ce point focalisées sur cette zone ?
A notre arrivée, je reconnais l'endroit pour y être venue 5 ou 6 ans auparavant. Les quelques clients qui nous précèdent sont graves, presque inquiets : ils construisent leur maison, leur allée
ou le mur qui doit les protéger. Ils ne plaisantent pas avec la sécurité.
Par Dodeline
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Publié dans : littérature et témoignages
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