Texte Libre

 

 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang!


Il sera question dans ces pages
Du Soo Bahk Do Moo Duk Kwan, art martial traditionnel coréen
D'une certaine tendance de sa pratique, Shiwol.
De ce qui s'effusionne dans Shiwol et dans les alentours : 
De la Corée, cet étrange bout de terre qui n'a plus rien de calme,
et s'agite de tout son corps divisé.

Nous nous égarerons aussi parfois dans des digressions hors de propos, mais nous espérons que les lecteurs, informés que bien souvent, le plus intéressant dans un livre, ce sont les notes de bas de page, pas ne nous en voudront pas

Et s'ils éprouvent quelque rancune, nous attendons avec une certaine impatience leur commentaire
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Vendredi 3 novembre 2006 5 03 /11 /Nov /2006 04:55
Il n' y avait plus de timbre, à moins que je n'ai pas trouvé de boîte à lettres.

Certainement, je n'avais plus les jambes ni la tête pour envoyer ma dernière carte. Je pensais plutôt à mes do-bok sales que je devrai frotter, au coup de poing que j'ai reçu dans le nez, qui me fait sous l'oeil comme des peintures de guerre.

Quoi qu'il en soit, je rentre de ce Ko dan ja en Crète avec une image des trésors de Cnossos dans ma pochette cornée.
Le découvreur des ruines du palais de Cnossos, un certain Monsieur Evans, l'a appelé "la parisienne", parce qu'il la trouvait particulièrement élégante. Elle a dans le dos une sorte de noeud que portent les personnages sacrés, ce qui laisse penser qu'elle pourrait être une divinité, ou un demi déesse (les grecs ont besoin de penser des créatures intermédiaires).

"La parisienne" a du style ; de grands yeux, les lèvres très rouges, des boucles noires qui la rendent tout à fait terrienne. Qui a prétendu que le divin était céleste, la pureté, aérienne ? La parisienne est dionysiaque ; elle était peut-être bien une danseuse, ou une servante, une femme qui fait, produit des choses inaperçues ; mais les 3500 ans qui nous séparent d'elle ont nécessairement eu une vertu anoblissante. Parce qu'on ne peut pas, on ne veut pas imaginer, dans les académies et les guides touristiques, que ce visage qui nous vient de si loin, est peut-être celui d'une femme de rien. Mourad et moi, en discutant, on a appelé cela "prolétaire" : la femme de rien, ou l'homme négligeable, celui et celle qui travaillent.

C'est elle en tout cas, le personnage tutélaire qui me guidera dans l'étendage de ma lessive, mon repassage et la couture de mon écusson. Il y a tout un palais à tenir.
Par Dodeline - Publié dans : méditations physiques
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Commentaires

tu ecrit toujours aussi bien et ces un plaisir de te lire
Commentaire n°1 posté par phoenix le 30/01/2007 à 20h44

En tout Homme, il y a un Dieu et un prolétaire qui sommeille. Nous sommes tout à la fois important et rien. Pourquoi? Tout dépend du cadre dans lequel on se situe, de a situation dans laquelle on se trouve. Ce qui compte ce n'est pas tant que qu'est la parisienne que ce qu'elle représente et ce vers quoi on doit tendre. 
Pour mon palais de Palaiseau, nous nous situons plutôt actuellement dans les ruines de Carthage. J'aurais besoin d'un gentil phoenix. (si tu nous lis).

Commentaire n°2 posté par NUCLEON le 09/06/2007 à 01h31

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