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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 16:29

Lors de cette semaine de Ko Dan Ja en Crète, le candidat le plus gradé était américain, Art Pryor, 6ème dan, présentant le 7ème, responsable d'un do-jang fleurissant en Foride. Ayant à peu près le double de l'âge des autres candidats, il avait la difficile tâche de mettre toute cette jeunesse au travail, et de lui transmettre quelque chose de l'exigence de précision complète que demande l'épreuve. Nous avons eu la chance d'être à table avec lui à plusieurs reprises. Franchement francophile, il nous a, à plusieurs reprises gratifié de fragments d'un poème bien connu. Inspirant lentement, il s'élançait fougueusement :
 "La raison du plus fort est toujours la meilleure, nous l'allons montrer tout à l'heure ..."
Souvent il continuait, souhaitant aller plus loin, mais dans un Ko Dan Ja, il est bien rare qu'on puisse aller au bout du poème qui nous traverse. C'est peut-être le moment de semer les graines de  poèmes futurs mais quant à les l'écrire, le temps manque toujours.
Nous reproduisons ici la fable dans sa totalité, et nous ne manquerons pas d'apporter quelques commentaires un peu plus tard. Cette fable tombe à poing nommé.

During the week of Ko Dan Ja in Crete, the highest rank was an american, Art Pryor, 6th dan, candidate for 7th. Responsible for a flourishing do-jang in Florida, he was not only the senior member by his rank since most of the Sa dan candidates were around half of his age. Art Pryor Sa Bom Nim was in charge of making them work hard and think. We were lucky enough to seat down next to him several times at the table. As he is francophile, he began sometimes to say a famous french poem he knew. Then he breathed in and went on : "La raison du plus fort est toujours la meilleure, nous l'allons montrer tout à l'heure ...".  He might go further, but in a Ko Dan Ja, you can almost never think until its end about the poem which goes through yourself. That can be the right moment to sow seeds of future poems, but to write them, time runs short.
We put on line the entire fable and we may add some comments soon. For us, this poem arrives just at the right moment.


                                Le Loup et l'Agneau


La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l'allons montrer tout à l'heure.

Un Agneau se désaltérait

Dans le courant d'une onde pure.

Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,

Et que la faim en ces lieux attirait.

Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?

Dit cet animal plein de rage :

Tu seras châtié de ta témérité.

- Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté

Ne se mette pas en colère ;

Mais plutôt qu'elle considère

Que je me vas désaltérant

Dans le courant,

Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,

Et que par conséquent, en aucune façon,

Je ne puis troubler sa boisson.

- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,

Et je sais que de moi tu médis l'an passé.

- Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?

Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.

- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.

- Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens :

Car vous ne m'épargnez guère,

Vous, vos bergers, et vos chiens.

On me l'a dit : il faut que je me venge.

Là-dessus, au fond des forêts

Le Loup l'emporte, et puis le mange,

Sans autre forme de procès.

                            Jean de La Fontaine
 

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