Mercredi 27 décembre 2006
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La semaine dernière, Jenny a quitté Paris pour rejoindre les States. Ceinture orange, chevelure assortie à la ceinture, elle était des plus sérieuses à l'entraînement. Elle a aidé notre groupe plus d'une fois, que ce soit par la tempérance de son caractère ou par son objectif photographique. Enfin, ses talents de traductrice nous manquent déjà ; ils nous avaient été particulièrement utiles pour notre travail sur les statuts européens.
Donc, Jenny, l'américaine, nous aidait à construire la Fédération Européenne ; tout comme le font d'autres citoyens américains du Moo Duk Kwan, à Rome par exemple, ou aux Etats-Unis. Jenny, pour rester à Paris était dans l'obligation d'enchaîner des "petits boulots". Comment fait-on, en 2006 pour rester en France, quand on n'est pas européen, qu'on a une vocation artistique, c'est-à-dire un métier où l'embauche à durée indéterminée n'existe pas ... Eh bien par exemple, on reste "illégal", en voguant sur les eaux grises du travail au noir et de la clandestinité. On se dit qu'on va trouver une solution, que c'est Paris, la ville où tant d'artistes ont pu faire leur oeuvre, qu'il n'y a pas de raison. On kiape fort quand on en a l'occasion, et on patiente. Jenny en a eu assez. Elle est rentrée "chez elle" parce qu'au moins, elle pourra faire des photos sans souci de papiers. Son do-bok qu'elle nous a confié est le premier étendard non permanent du Moo Duk Kwan élevé à la gloire des artistes et des clandestins. Et comme c'est un do-bok, cet étendard est blanc.
Par Dodeline
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Publié dans : Nouvelles européennes
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tu ecrit toujours aussi bien elo
bravo