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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 11:26
Le matin suivant, il y avait une certaine légèreté dans l'air ; Tattetan sentit qu'elle n'avait pas à en faire trop, que quelque chose avait été lancé la veille, et qu'il suffisait de lui laisser suivre son cours naturellement. C'est pourquoi, les demoiselles ne coururent pas jusqu'au bois, se contentant de marcher en échangeant quelques banalités. Ce matin-là fut consacré à la répétition de ce qui avait été vu la veille, et à la mise en place des kicho et des il soo sik appliqués. Ce n'était pas très compliqué mais il fallait une mise en place légèrement différente de la pratique habituelle.
 Ce jour-là, c'est Xiao Shan qui devait veiller à être à l'heure au travail. Pégaze hénissant non loin de là, elles enfourchèrent la bête et volèrent jusqu'à la gare du Nord. Xiao Shan attrappa le cheval de fer de justesse. Etait-ce que les dieux acceptaient enfin la co-existence de la démonstration et des contraintes de la vie quotidienne?
Le soir, en arrivant chez Xiao Shan, Tattetan lui fit remarquer que le ciel leur était favorable puisque malgré la saison froide et pluvieuse, les matins avaient été jusqu'alors, doux et radieux. Grand mal lui en fit, puisque le lendemain à l'heure du réveil, il tombait des cordes. Xiao Shan, malgré le courage dont elle avait fait preuve depuis le début de l'histoire, commençait à être sérieusement malade. Il n'était pas question de l'envoyer sous les seaux d'eau glacée. Si la fièvre gagnait, on risquait de gâcher tous les efforts accomplis jusque là.
Tattetan demanda à Xiao Shan si son immeuble comportait des espaces vides. Elles descendirent au niveau des garages et constatèrent que l'accès n'en était pas libre. En remontant, elles tombèrent sur le hall de l'immeuble : cela aurait pu constituer un joli do-jang éphémère mais il aurait fallu s'exposer aux regards des résidents partant travailler, à leurs questions éventuelles, voire à leur hostilité. Finalement, elles poussèrent la porte du garage à vélos. Il y faisait chaud puisqu'une grosse tuyauterie
ravitaillant l'immeuble en chauffage passait là. Le seul inconvénient, c'était que ce garage à vélos était aussi le local à poubelles. Elles rirent d'abord de cette facheuse coïncidence, puis le temps filant, elles se mirent à travailler : Moo Pal Dan Gum, kicho, il soo sik. Il fallait raccourcir les gestes à cause de l'exiguité du lieu, mais au final ce fut une séance brève et efficace. Le soir, elles avaient de toute façon rendez-vous au gymnase Ortolan, où elles pourraient, comme dit la Fable,  s'entraîner de manière "fort civile". Ce qui fut fait, sans autre forme de procès.

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Published by Dodeline - dans shwl
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