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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 10:08

La Corée est un merveilleux terrain de circulation vallonné pour qui aime aller à pied.
C'est ainsi qu'après avoir gravi différentes faces des Monts Sorak; Bera et moi nous dirigeâmes plein sud vers le Mont Taebek !


L'Empereur du Ciel eut avec une de ses concubines un fils nommé Hwanung. Celui-ci émit un jour le souhait de descendre dans le monde des hommes. Son père lui choisit pour résidence les monts Taebaek, situés au Gangwon-do, au sud de Gangneung.

Les pentes étaient plus charmantes, plus variées, moins entretenues aussi : pas de doute, on était descendu dans la hiérarchie : nous n'étions plus dans un parc naturel national, trésor de la nation coréenne, mais seulement régional. Trésor encore à définir. En s'approchant du sommet, les nuages s'épaississaient. Il semblait que ce devait être toujours ainsi, sur le Mont Taebek, sûrement pour cacher Hwanung du regard des collines avoisinantes.
A notre arrivée, voici ce que l'on trouva :

Nous manquions certes un peu de ferveur religieuse ce jour là ...
Au-dessus de nous, les avions passaient si près qu'on aurait bien pu croire que nous étions recherchées par toutes les forces armées coréennes rassemblées!
Derrière nous, ce n'était pas beaucoup mieux ; une troupe de pipistrelles piaillait, et manifestait son existence de toutes les manières possibles et imaginables.

J'aperçus un instant une belle silhouette masculine avec un grand chapeau de tissu, une démarche lente et pesante, empreinte de noblesse; elle disparut dans la brume; Les pipistrelles, elles, restaient. Elles finirent par nous interpeler. Zut, ah non ... Je tournai la tête mais il était trop tard !

Nous finîmes par nous laisser inviter. En nous approchant, nous découvrîmes tout un éventail d'adjuma.






Elles étaient sorties en rangs resserrés ; ce n'était certes pas le petit groupe discret gentil de copines, mais l'escadron pour faire l'ascension du Mont Taebek!
 Bera et moi devions leur faire bien de la peine, preuve vivante que nous étions que la modernité occidentale n'est pas un progrès de la civilisation. Nous n'avions rien, avec notre dépouillement revendiqué, ni pour nous abriter du soleil ou du vent, ni pour couvrir notre gorge, ni pour boire ou grignoter ; elles avaient pensé à tout ! Kim'chi, à haute dose (quel déshonneur ce serait pour une adjuma que de manquer de kim'chi en une quelconque occasion), soju à volonté, kim pap, et des tas d'autres choses qui avaient déjà été dévorées.
Elles commencèrent à bavarder, comme si nous nous étions toujours connues ; elles nous prenaient à témoin, nous racontaient des blagues, en coréen, tout en percevant qu'on n'y comprenait à peu près rien, et elles se fichaient de nous dès qu'elles pouvaient. Elles nous servaient du soju, nous proposaient tout ce qu'il leur restait, et elles enchaînaient.
Au final, Bera prit l'initiative d'immortaliser cette rencontre au sommet ; lorsqu'elles aperçurent son appareil, ce fut encore de nouvelles exclamations pour trouver la meilleure pose, le moyen qu'absolument tout le monde soit sur la photo en même temps -mais comment la prendre alors, la photo ... tous les randonneurs avaient fui ...-. Bera, installée à Daegu à cette époque leur proposa de leur envoyer les pièces à conviction de notre nouvelle fraternité, ce qui fit monter notre cote au-delà des nuages, et des avions. Tout prêt de la demeure de l'Empereur du ciel et de sa concubine.

PS : Bera nou précise à la lecture de cet article que les adjuma téléphonèrent ensuite au secrétariat de son lieu de travail, et que la jeune coréenne chargée de la réception fut à son tour fort secouée ...

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