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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 17:43
Padduk*
In'chon, october 2005
                méditation



            L'instant où l'on pose la pierre


* En Corée, le padduk (appelé Go par les japonais et waiki par les chinois) est un jeu fort populaire. On y joue fréquemment aujourd'hui dans les salles enfumées de cybercafés, devant un écran d'ordinateur. Mais on trouve encore de temps en temps des hommes qui aiment se rencontrer pour jouer leur partie. Au padduk, les pièces que l'on pose s'appellent des pierres. Contrairement aux échecs, elles n'ont pas de valeur particulière ; elles ne se déplacent pas.  Dans une partie, il s'agit de construire des zones d'influences au détriment de celles du partenaire, et d' établir ainsi un territoire.
Ici, nous sommes dans une rue de In'chon, port de la banlieue de Séoul. Le temps n'est pas spécialement beau. Suffisamment pourtant pour s'installer sur une estrade et chercher à jouer avec ses "libertés" (intersections de lignes non occupées situées autour d'une pierre et qui la rend "vivante") et celles du partenaire.

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commentaires

Welch'i 09/02/2007 02:30

Il faut méditer cet interdit organisateur du weiqi (go, padduk) : ne pas être sans liberté(s). Il faut aussi considérer l'exigence de l'art : faire de ses libertés quelque chose, et quelque chose qui sera toujours libre. Mais quoi ? La réponse est dans la conséquence rationnelle de l'interdit : pour faire bonne mesure chacun de mes groupes aura au moins deux libertés intérieures disjointes l'une de l'autre mais solidaires (deux "yeux "connectés), de telle sorte que l'ennemi (c'est-à-dire le partenaire qui se plie au même interdit) ne pourra se poser sur sur mon avant-dernière liberté sans que lui même se prive de liberté pendant un tour. Et si un groupe n'arrive pas à ce minimum, il faut, fût-il composé d'une seule pierre, qu'il ait de l' "aji" (c'est qu'on dit en japonais), c'est-à-dire que sa mort possible soit actuellement encombrante pour l'autre, ce qui est encore une forme de vie, puisque les lambeaux morts peuvent être utiles, si on sait les disposer, aux vivants.On peut dire aussi : le but ultime du jeu de go n'est pas exactement le territoire, mais d'inscrire des ensembles organisés de libertés, c'est-à-dire des vies. Même avec des scories promises à la mort.  Le jeu d'échecs a un concept de la mort (le mat du roi). Le go a un concept du vivant : les libertés organisées et corrélatives des groupes.