Texte Libre

 

 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang!


Il sera question dans ces pages
Du Soo Bahk Do Moo Duk Kwan, art martial traditionnel coréen
D'une certaine tendance de sa pratique, Shiwol.
De ce qui s'effusionne dans Shiwol et dans les alentours : 
De la Corée, cet étrange bout de terre qui n'a plus rien de calme,
et s'agite de tout son corps divisé.

Nous nous égarerons aussi parfois dans des digressions hors de propos, mais nous espérons que les lecteurs, informés que bien souvent, le plus intéressant dans un livre, ce sont les notes de bas de page, pas ne nous en voudront pas

Et s'ils éprouvent quelque rancune, nous attendons avec une certaine impatience leur commentaire
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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /Mars /2007 10:29

Ce matin, longue discussion avec le Maître. La forêt alentours est toute enneigée. Il fait -7. Nous parlons de ce qui est "traditionnel coréen" dans notre art martial.
Comment se réclamer de la tradition et ne pas devenir de fieffés passéistes réactionnaires ? Comment considérer que le "Sa Bom" est un modèle, et ne pas être dans l'imitation pure et simple de ses mouvements et de ses actes ? Le Maître sait ce que peut être la violence réactionnaire, celle par exemple du système politique coréen des années 80 qui sclérosait complètement la société, en premier lieu sa jeunesse, et contre lequel il s'éleva: manifestations, prison, clandestinité dans un monastère, arrivée en France, seule destination disponible pour laquelle on n'exigeait pas de visa.
"il faut échapper à tout esprit de chapelle" ; si je comprends bien, ce n'est pas tant à cause de la chapelle elle-même que de la limite que ça représente, pour la pensée et pour l'action. "l'art martial n'a rien à voir avec ça", me dit-il.
 "Nous devons chercher l'art".
Pendant ce temps, dans le salon où nous sommes, la télé coréenne diffuse à plein tubes des dramas, ceux qui s'exportent si bien aujourd'hui à travers toute l'Asie. Le Maître sort la table à repasser, puis travaille son do-bok, comme il a travaillé son yok soodo sur la table du salon pendant que nous parlions : pok- pok -pok -pok... Détaché de ses gestes. Mais comme il les a répétés des milliers de fois, quelque chose de lui est tout à fait concentré en eux. Au bout d'un petit moment de repassage tout de lenteur, il me demande de lui tenir le poignet. Je m'approche de la table à repasser sans bien comprendre.Vitesse sécheresse, aïe, ouh ... voilà c'était ho sin sool, première technique. Tout en repassant, le Maître m'énonce et me démontre quelques-uns des principes à partir desquels il les exécute. Autant dire pour moi, retour au tout premier jour, et à l'état d'inexpérience, et de timidité devant les mouvements ; ça fait drôlement mal.
Plus tard, dans le do-jang glacé, tout un tas de problèmes physiques d'adaptation : essoufflement, mal d'estomac, énergie ras les pâquerettes, qui n'ont pas encore poussé.
Ne rien hâter, commencer par respirer si c'est la seule chose possible.

Par Dodeline - Publié dans : shwl
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