Texte Libre

 

 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang!


Il sera question dans ces pages
Du Soo Bahk Do Moo Duk Kwan, art martial traditionnel coréen
D'une certaine tendance de sa pratique, Shiwol.
De ce qui s'effusionne dans Shiwol et dans les alentours : 
De la Corée, cet étrange bout de terre qui n'a plus rien de calme,
et s'agite de tout son corps divisé.

Nous nous égarerons aussi parfois dans des digressions hors de propos, mais nous espérons que les lecteurs, informés que bien souvent, le plus intéressant dans un livre, ce sont les notes de bas de page, pas ne nous en voudront pas

Et s'ils éprouvent quelque rancune, nous attendons avec une certaine impatience leur commentaire
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /Mai /2007 12:41
Voici des extraits d'un entretien réalisé en Suisse, en 2002, avec Shipley Sa Bom Nim. La question principale en était : "qu'est-ce qu'un  Sa Bom  ?".

" (...) Qu'est-ce qu'un Maître ? Qu'est-ce qui fait un bon instructeur ? Qu'est-ce que ça devrait être ?
La définition que le Moo Duk Kwan retient est qu'un Sa Bom doit être un instructeur d'instructeurs ; l'idée est que le Sa Bom ne doit pas seulement donner des instructions directement à ses étudiants mais être capable d'établir des programmes pour un do-jang ou un groupe de do-jangs et veille ainsi à l'enseignement délivré par les Kyosa. Les qualités requises pour être un instructeur, qui est ce que tu veux vraiment savoir, est une question difficile, parce que la nature humaine étant ce qu'elle est, il y a une tendance à faire du rang de Sa Bom plus qu'il n'est en réalité (...) Si on me demandait : " que serait, dans un monde parfait, un bon instructeur ?" , je dirais : quelqu'un qui est, dans sa propre vie, un exemple pour ses élèves. Mais pour certains, c'est difficile ; ils sont
peut-être un peu trop humains, et pas assez Sa Bom.


Je pense que si tu décides d'accepter la position de Maître, tu dois le décider en avance ; ça veut dire que tu devras mener une vie un peu plus exemplaire que celle que tu aurais mené en d'autres circonstances. Je me souviens que lorsque j'étais élève en Corée, j'ai été désappointé, pas totalement mais assez tout de même, lorsque j'ai appris que mon instructeur fumait. Je fumais moi aussi à cette époque, mais le concernant, je crois que j'attendais autre chose. C'est une chose mineure mais ça peut conduire à d'autres déceptions ; si un Sa Bom a des difficultés à séparer relations personnelles dans le do-jang et hors du do-jang, ça peut créer bien des problèmes et les élèves peuvent être considérablement déçus (...)
Depuis le milieu des années 70 aux USA, deux choses sont mises en avant :
 -Le code éthique : le Sa Bom doit avoir une ligne de conduite. A ce propos, le Ko dan ja ( ndlr : l'épreuve d'une semaine par laquelle passe tout pratiquant désirant accéder au grade de Maître, 4 ème dan), au lieu d'apprendre à ce point aux gens à enseigner devrait peut-être leur apprendre à se comporter, comment mener leur vie. Il y a une frontière délicate entre rentrer dans la vie des gens davantage que ce que l'on a le droit de faire, et ne pas aller assez loin avec quelqu'un qui n'a pas "la fibre morale" ; parce qu'au final ce manque de fibre morale se répercute sur toute l'organisation (...)
-Un Sa Bom devrait également être un technicien. Cependant, la formation technique importe moins que la capacité à enseigner. Si vous avez de bonnes capacités physiques, et que vous pouvez montrer ce que vous cherchez à décrire, bien sûr, cela accélère le processus. Parce que la manière la plus efficace d'apprendre pour les élèves est de regarder quelqu'un d'autre. L'élève fera d'autant plus vite une technique correctement que l'exemple qu'il aura eu était de bonne qualité. Mais ce n'est pas complètement essentiel ; je connais également des instructeurs dont les aptitudes techniques ne sont pas aussi grandes, mais qui sont de bons enseignants, de bons modèles, tout simplement parce que ce sont des gens bien. Ils gardent les yeux et les oreilles ouverts à chaque fois qu'ils se déplacent et vont quelque part. Tout le monde, aussi gradé soit-il peut continuer à apprendre. (...) Ces gens, en voyageant expérimentent des choses qui deviennent partie intégrante de leur "répertoire" ; ils utilisent ensuite ce qu'ils ont appris ailleurs parce qu'ils ont éprouvé que c'était une manière efficace de communiquer avec les élèves.
-L'ouverture d'esprit est certainement un des critères les plus importants. Une bonne dose d'humilité ne fait pas de mal non plus. Certains instructeurs ont tendance à faire le paon comme si être Sa Bom devait leur apporter une reconnaissance particulière. Cette reconnaissance particulière qu'ils ont gagnée par leurs efforts est assez bien rendue par le protocole. Au delà, le respect qu'on leur doit devrait vraiment être gagné plutôt qu'automatique.
   
 
Nous remercions Maître Shipley, 7ème dan, de nous avoir autorisé à publier ces échanges.
Par Dodeline - Publié dans : documentation martiale
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Commentaires

tellement vrai!!


me permet tu de reprendre ton article pour mon blog??en citant le liens sinon bien l'article d taekwondo choc avec cimme d'hab un bitro tchagy de malade


bises a bientot 

Commentaire n°1 posté par phoenix le 05/05/2007 à 17h46

Ah, je vois que tu suis l'actualité. L'article n'est pas mal, mais les photos et le texte auraient pu être mieux. Moralité, l'article pourrait être meilleur ... La prochaine fois.

Réponse de Dodeline le 12/05/2007 à 17h41

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