Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

_________________

SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










Recherche

 

 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

blogfev09-001.jpg


La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 07:06

Ton humble nourrice Soo, te lisait le Huainan Zi quand tu étais petit. Est-ce la fréquentation inavouée des shows de Disneyland ou ton amour immodéré pour ton smartphone qui te l'a fait oublié ? Si tu veux que le peuple coréen rayonne et le régime socialiste fasse enfin le bien de l'humanité, pense à ta nourrice, ou souviens-toi d'où tu viens, au lieu de parader comme un américain mal élevé. Ta très dévouée Soo Bak-Moo

Changbaishan5

 

Jadis, Shun laboura les champs au pied du mont Li ; au bout d'une année, les laboureurs rivalisèrent pour s'approprier les terrains pierreux et stériles et se cédèrent les uns aux autres les champs cloisonnés et les terres grasses. Il pêcha sur la berge des rivières ; au bout d'une année, les pêcheurs luttèrent pour n'avoir que des cours d'eau rapides et tumultueux et s'offrirent mutuellement les coudes et les fosses profondes des rivières. En ce temps-là, sa bouche ne proféra nulle parole, sa main n'ébaucha aucun geste. Il garda fermement la vertu obscure dans le coeur et les transformations se produisirent avec la rapidité des esprits.

Sans cette volonté, Shun eût beau argumenter et chercher à persuader les gens, il n'aurait pu transformer un seul homme. C'est pourquoi le dao qui ne peut être dit se répandit profusément à la grandeur du monde. N'est-ce pas par la seule action du coeur qu'il sut se soumettre les San Miao, les "Trois Pousses", se gagner le peuple des Yu, "les Emplumés",  civiliser le royaume des Luo, recevoir le tribut des Sushen, et ainsi changer les moeurs et transformer les coutumes, sans émettre de proclamations ni lancer des ordres ? Comment les lois, les règlements, les châtiments et les punitions auraient-ils pu donner de tels résultats ?

Ainsi le saint cultive la racine à l'intérieur et ne se pare pas de ramille à l'extérieur. Il préserve ses esprits essentiels et met fin à tout artifice. Demeurant silencieux sans agir, il n'est rien qu'il n'accomplisse ; demeurant détaché sans intervenir, il n'est rien qu'il ne mette en ordre. Ce que j'appelle "sans agir", c'est ne pas précéder l'agir des êtres ; ce que j'appelle " n'y avoir rien qu'il n'accomplisse", c'est agir en s'appuyant sur la nature des êtres ; ce que j'appelle "sans intervenir", c'est ne pas changer ce qui est naturel ; ce que j'appelle "n'y avoir rien qu'il ne mette en ordre", c'est suivre la conaturalité des êtres (...)

Ainsi la volonté de celui qui a obtenu le dao est faible, mais son action puissante ; son coeur est vide, mais sa réponse juste. Ce que j'entends par volonté faible, c'est une douceur et une quiétude qui se cachent dans la timidité, et s'exercent par l'inhabileté. C'est être calme et sans préoccupation, mais capable d'agir sans perdre le moment, en accompagnant les dix mille êtres dans leurs incessantes transformations sans les précéder mais en résonnant avec eux. (...)

 


 traduction, La Pléïade, Rémi Mathieu, Charles Le Blanc

photo : la montagne Baekdu (ChangBai Shan) par Mathieu, Un poisson rouge en terre communiste.

Partager cet article

Repost 0
Published by Dodeline - dans shwl
commenter cet article

commentaires