Samedi 13 novembre 2010
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Pour la deuxième année, nous relançons, à Shiwol, la mise en oeuvre de la chaine Moo Do : non pas seulement, une hiérarchie des grades,
qui veut que "celui qui est né avant" (celui qui a revêtu le do-bok en premier, est entré dans le do-jang pour commencer l'entraînement), ait un grade supérieur, mais aussi et surtout, une mise
en commun des ressources humaines, des talents, des savoirs.
La chaîne d'enseignement donnera donc l'occasion jusqu'en juin, une fois par mois, aux plus gradés de Shiwol de prendre en charge une
partie de cours sur un thème donné. Certains nouveaux venus sont déjà inspirés et souhaitent également intervenir, nous ne pouvons que nous en réjouir !
Hier soir, vendredi 12 novembre, c'est Moon-Kyo qui a commencé. Installé à Paris pour écrire sa thèse de Philosophie, Moon-Kyo n'a
jamais pratiqué le taekwondo en Corée., ce qui en fait déjà un être un peu à part ! Ayant eu d'importants problèmes de santé étant plus jeune, il s'est par contre intéressé aux pratiques de
santé, d'où il a tiré son programme de vendredi soir.
Après un échauffement un peu particulier, Moon-Kyo nous a fait travailler un enchaînement de mouvements respiratoires, où l'on pouvait
reconnaître certaines poussées classiques du Taichi, en même temps que des postures devenues tout à fait spécifiques du Soo Bahk Do.
La seconde partie de son intervention était consacrée aux massages. On sait que les coréens, s'ils peuvent avoir le coeur tendre
laissent un peu cela de côté lorsqu'il s'agit de masser : l'idée directrice est que le massage soit actif, qu'il stimule, qu'il fasse circuler l'énergie. Cela a pour conséquence :
1) que celui qui masse travaille musculairement de manières considérable, au niveau des doigts, des mains, des bras.
2) que celui qui est massé se retrouve en face de son état, et des tensions multiples qui sont le lot commun d'un parisien
(nécessairement stressé, "n'ayant le temps de rien", etc).
Autant dire qu'on est en quelque sorte en position de "combat", où les techniques de l'un vont faire connaître à l'autre "où il en
est".
Nous sommes sortis de cette heure et demi, lessivé et ravis. Nous sommes d'ores et déjà en train d'asticoter Moon-Kyo pour qu'il
réitère. Vive la Corée, vive la philosophie, Gilles Deleuze et Alfred North Whitehead, vive Moon-Kyo !
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