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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 08:52

Jeudi 17.01

Quel est le meilleur itinéraire pour Orly ? On me conseille Orly bus, mais j'ai une tendance à considérer que les voies ferrées sont plus sûres. Ne surnommait-on pas à Séoul au début des années 50, le premier do-jang de l'école Moo Duk Kwan, le do-jang des chemins de ferA un pas de la gare de l'Est, et à un saut de la gare du Nord, 60 ans plus tard, ailleurs, hasard des lieux, hasard des noms, hasard des situations, c'est nous.

Diego Salinas est là, chaleureux et souriant, il me fait l'impression d'un moine, dans ses vêtements gris, épinglé sur sa veste, l'insigne doré du Moo Duk Kwan. Rouge vif, son sac à dos tranche sur ses épaules. Le temps, comme souvent à Paris, presse. Nous nous hâtons vers le do-jang, pour arriver à temps au cours. R. termine l'échauffement, heureusement que j'ai pu compter sur elle.

La présence de Diego Salinas a deux effets immédiats : sa voix puissante, qu'il module, fait que les passants du gymnase allongent leur cou, élevant la tête au-dessus de la vitre du couloir pour identifier "ce qu'il se passe", ou "qui est là". Je ne m'en aperçois que parce que je suis passée de l'autre côté, celui des élèves alors qu'habituellement, ce petit spectacle des bouts de tête qui apparaissent et disparaissent se déroulerait dans mon dos. L'espace est grand, je n'entends guère le rythme et le souffle de l'élève en bout de ligne. A la place des petits bouts oranges de l'autre côté en fin de ligne, je connais leurs difficultés ; du fait même d'être au sein de leur espace. Courants d'air froid au desus de ma tête, mince, pourvu qu'ils n'attrappent pas froid. Réflexe maternant, parce qu'un autre paterne. Oui, quelque chose comme ça. On n'occupe jamais que la fonction qu'une situation nous laisse. Est-ce cela adhérer ? "Adhérer signifie céder, céder signifie adhérer".


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