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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 09:59

Qui connaît la grandeur de l'espace-temps ne peut être violenté par la mort ou la vie. Qui connaît l'harmonie inhérente au procédé consistant à "nourrir la vie" ne peut être abusé par le monde. Qui connaît la joie d'avant la vie ne peut craindre la mort. Qui reconnaît que la noblesse de Xuyou fut plus grande encore que celle de Shun n'envie point les êtres. Mieux vaut le renversement d'un mur que son érection ; et combien plus qu'il n'ait jamais été érigé! Mieux vaut le dégel que la congélation des glaces ; et combien qu'il n'y ait jamais eu de congélation !

On saute du néant à l'être et de l'être au néant sans qu'il y ait fin ni commencement. Personne ne sait d'où il est éclos. A moins qu'on ait établi la communication entre intérieur et extérieur, on ne peut être sans amour ni haine. L'extérieur qui est sans extérieur est ce qu'il y a de plus grand ; l'intérieur qui est sans intérieur est ce qu'il y a de plus honorable. Pour qui connaît le grand et l'honorable, il n'est de lieu où il aille dont il ne trouve l'issue. En ce siècle de décadence, on se précipite pour étudier sans savoir retourner à la source du coeur ni revenir à la racine. On sculpte et on polit sans détour sa nature, on fait violence à ses dispositions foncières pour se compromettre avec le siècle. C'est pourquoi, bien que l'oeil ait son désir propre, on le soumet aux interdits afin de le régler à cette vue des choses. Bien que le coeur ait son plaisir propre, on le met en coupe réglée afin de le ritualiser : on marche rapidement les coudes étendus comme des ailes, on effectue des tours complets, on exécute des courbettes proportionnées, d'humbles salutations. La viande dès lors se fige dans sa graisse sans qu'on puisse la manger ! Le vin s'évente sans qu'on puisse le boire ! A l'extérieur, on engonce ses formes, à l'intérieur on ligote sa vertu. On baillonne l'harmonie du yin et du yang en oppressant les dipositions foncières de sa nature et de son destin. Voilà bien ce qui, toute une vie, est attristant pour un homme!

(...) Aujourd'hui les lettrés confucianistes ne remontent point à la racine de ce qu'est le désir ; ils interdisent ce qui est désiré. Ils ne remontent pas à la source de la joie ; ils ferment la porte à ce qui est joyeux. C'est comme si l'on décidait d'édifier une digue à la main à la source du Jiang et du He.

Huainan Zi, "Des esprits essentiels", p316

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