Samedi 19 juin 2010
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Vendredi 18 juin dernier, pendant que l'on comémorait souvent avec discrétion le fameux appel du Général, à l'école
élémentaire Anatole France, Shiwol est venu raconter un conte musical.
En quoi raconter une histoire aux enfants a-t-il un rapport avec la pratique du Soo Bahk Do ?
1) Ito avait déjà été raconté par Rachel, comédienne, 5ème Gup, lors du tournoi de Noël, le 12 décembre.
Insatisfaite du résultat, elle avait souhaité retravailler sa manière de le dire, en ajoutant un peu de mise en scène et de mise en son. C'est ce que nous avons fait, avec très peu de moyens, les
seuls que nous ayons, à dire vrai : notre volonté, notre bon sens, et le souvenir de nos chères études.
Retravailler quelque chose qui nous a laissés insatisfaits : b-a-ba de l'étude, d'une certaine exigence envers soi, du
respect que l'on se doit. Les autres devraient toujours être attentifs à cela. Lichtenberg, le fol universitaire allemand du siècle des Lumières (françaises, il y en eut) disait non sans malice :
"il faut obliger les autres à leur manière, et non à la nôtre".
Et l'on pourrait ajouter comme une idée possible de l'amitié : "il faut que les autres nous obligent à notre manière, et
non à la leur".
2) Si nous n'avions pas de mythologie martiale à l'esprit, nous ne serions pas là. Conte, récit, photos, si tout cela
n'existait pas et ne venait nourir notre présence dans le do-jang, nul doute que notre pratique serait sans inspiration, sans idéaux, sans référence, sans idée, sans désir, sans
puissance.
Alors, le philosophe agacé rétorquera :
" mais comment pouvez-vous célébrer ainsi la mythologie ? Il n'y a pas de mythologie sans illusion, et l'illusion,
l'apparence, et l'opinion sont ce que la pensée à la recherche de la vérité se doit de dépasser !"
Certes.
A ce moment, le Maître déclarera :
"nous nous efforçons d'être des "artistes martiaux" ; notre vérité est esthétique, c'est-à-dire une synthèse de
l'intuition et de l'intellect. Nous cherchons la beauté ; si la vérité est de l'ordre du discours, la beauté dépend elle de l'emboîtement de plusieurs types de langages (expression du corps, mise
en sons, mise en espace, création de rythmes)."
3) Que raconte Ito et pourquoi Shiwol voulait le dire à ces mômes ?
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