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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 08:31

A l'école, au travail, à la maison on nous encourage communément à "changer". Souvent c'est exprimé par un enseignant ou un supérieur, ou par les parents, et c'est  une manifestation de mécontentement : quelque chose dans un comportement est insuffisant,  pas conforme aux attentes.

 

Mais quelques questions se posent :


 - Mis à part l'expression de l'autorité de celui qui la prononce, qu'est-ce qui est mis en oeuvre pour permettre ce changement ?

 

- Si par exemple on demande à un enfant de ne plus faire le bébé, de quels moyens dispose-t-il pour comprendre de quoi on lui parle, tant il est vrai que c'est la manière dont il est considéré par son entourage qui fait de lui "un bébé" ? Que connait-il d'autre que la condition qu'on lui a toujours faite ?


- Pour qu'un "passage" ait lieu, il faut que le regard que les autres posent sur vous change. C'est ce qui est parfois difficilement supportable avec les parents : ils voient les enfants leur vie entière comme leurs enfants.

Faut-il s'en réjouir ou le regretter ? C'est bien pour cette raison en tout cas qu'il faut quitter ses parents. Que ce moment soit retardé de nos jours et que l'on trouve fréquemment des gens de 30 ans n'ayant pas quitté le domicile familial, c'est un élément susceptible de participer à la sclérose sociale. Où une jeunesse ne s'est pas exposée à d'autres regards.


- Il y a quelque chose de beau dans un passage de grades, c'est que le changement de ceinture chez un enfant mais aussi chez un adulte est une marque sur le vêtement (en l'occurence la ceinture, ce qui entoure les reins), qui montre aux autres qu'il y a eu un changement. Ces "autres" ne peuvent pas ne pas le voir puisqu'on s'aligne en fonction de cette marque.

Très souvent, cette marque permet aux élèves de véritables progrès ; il y a eu un changement, et la ceinture impose à tous, celui qui la porte comme ceux qui l'entourent, de le constater.

 

- Probablement toutes sortes d'initiation dans les sociétés traditionnelles servent à cela. Changer le regard des autres, mais aussi nécessairement transformer l'espace symbolique. Je peux devenir chef du village car j'ai marché sur des braises, et suis passé par des transes, et cela tout le monde l'a vu.


- Comment des gens de 30 ans, ayant passé leur thèse peuvent-ils être employés aux tâches les plus subalternes pour des salaires misérables ? Cela aussi participe à la sclérose sociale.


- Dans la question d'une révolution sociale, le plus difficile à envisager c'est que ceux qui se révoltent puissent être regardés autrement. Est-il possible d'obtenir la considération de l'autre, voire son respect parce que je me suis montré violent  envers lui ou envers ses biens ?

Sans doute pas. Par contre, c'est toujours à cause du regard qu'il posait sur moi, et sa manière de me considérer que j'en viens à me révolter.



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commentaires

Gab 18/06/2010 12:24



Merci pour ces notes intéressantes sur un thème que j'affectionne pas mal, et que tu traites sous l'angle de l'altérité.