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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 20:59

 

- Qu'est-ce qui fait la vie d'un do-jang ?

- Les entraînements. Oui les entraînements, réguliers, les séances qui se succèdent, avec leur variété, ou leur monotonie, avec le groupe qui partage, partage l'énergie de ses membres, quelle qu'elle soit. C'est pourquoi, les entraînements sont lourds, légers, détendus, concentrés, ratés, frustrants, énervants, détendants, relaxants.

Ils sont suants, secs, humides, trempés, dégoulinants, douloureux, amusants, enfantins, espiègles, ridicules, flottants, plombés.

Un jour après que j'ai pris une colère dans une réunion, le Maître vint me dire : "ce que vous avez dit, votre manière de parler à été très irrespectueuse ; c'est pour éviter cela qu'on s'entraîne". J'avais plutôt trouvé qu'il y avait là un cri du coeur, et que comme tout cri, il vient à la bouche quand personne, et depuis longtemps, ne veut plus rien entendre.

Le Maître m'a rendu ma colère, sans violence mais fermement et m'a demandé d'arrêter de crier.

L'art martial est antipolitique parce qu'avant de crier à l'injustice, on te demande de travailler pour que l'injustice dont tu te crois victime ne soit plus source de douleur. Tu es responsable de l'injustice dont tu te plains parce que ce que tu appelles ainsi n'est qu'une certaine relation aux choses dans laquelle tu te retrouves, tu t'inscris et que tu as accepté et organisée plus ou moins consciemment. Modifie ton regard, et alors d'injustice, tu ne verras plus.

 

Un autre jour, Il dit : "l'entraînement, c'est pour transformer l'énergie négative en énergie positive". Le do-jang, lieu des grandes et de micro transformations, le lieu pour venir se changer soi-même, la Réforme de l'entendement, comme dirait Spinoza.

 

- Mais qu'est-ce qui fait la vie du do-jang ?

- La parole libre, les gens qui se taisent, qui racontent leur vie, et qui ne racontent rien.

 

Pourquoi éprouve-t-on le besoin d'écrire, pourquoi ne l'éprouve-t-on plus ? A qui parle-t-on ? A qui écrit-on ? Et pourquoi cela a-t-il tant d'importance ?

 

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Le Point éphémère, le do-jang du mercredi

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commentaires

Mariepageblanche 03/06/2012 23:12


L'art martial est antipolitique parce qu'avant de crier à l'injustice, on te demande de travailler pour que l'injustice dont tu te crois victime ne soit plus source de douleur." Ca m'intéresse
parce que cette idée de travailler sur soi pour transformer la vie sociale ("changer l'homme pour changer le monde", sage précepte qu'on retrouve aussi du côté des écrits pauliniens - et du
maoïsme, mais avec un horizon pour le coup très politique), je la rencontre aussi dans mon objet d’étude : une communauté catho née en 1968, qui flirte avec l’extrême gauche avant d’opter
pour une approche essentiellement spirituelle et caritative de la justice : traiter le conflit en soi, changer d’abord soi (et servir autour de soi) pour agir sur le monde.


 


Il y a une vraie noblesse dans ce travail sur le conflit à la source. Mais pour ma part, je reste un peu sur ma faim avec un principe qui n’offre pas toutes ses chances à la créativité
« politique » de la dispute. Et dans le Soo Bahk Do tel que nous nous y exerçons, j’ai l’impression de trouver une autre richesse : l’adversité est métaphorisée, mais c’est pour
mieux l’entraîner dans la danse, dans un corps à corps qui offre à chacun des partenaires un statut et un cadre pour l’échange. Que l’injustice s’exprime – elle s’incarne dans un geste,
reçoit une réponse, compose, mûrit dans un récit et une relation. Elle s’expose selon un protocole qui transforme en chose à chérir l’âpre expression des altérités. Est-ce beau parce que c’est
artistique, ou est-ce artistique parce qu’il n’y a pas meilleure façon d’exprimer la force et la nécessité de ce qui ce joue là ?


 


Et au final, est-ce antipolitique, est-ce l’art d’une utopie politique ? sans écarter la fécondité de la première idée, je vote joyeusement pour la seconde :)

Marie 03/06/2012 22:41



Dodeline 03/06/2012 22:56



Laissé par : Marie aujourd'hui à 22h41


 


Page blanche bis


Qu'estcekispasse ?



Marie 03/06/2012 22:20



Dodeline 03/06/2012 22:24



Laissé par : Marie aujourd'hui à 22h20


 


une page blanche ?



Yotchol 01/06/2012 16:58


Qui écrit et pour qui ? sont bien les deux questions que l'auteur ne doit jamais perdre de vue. Maintenant, si la parole est l'expression de son propre discours, quelle place peut-elle laisser à
l'autre ? Doit-elle d'ailleurs seulement en laisser ?

Dodeline 02/06/2012 01:09



Eh bien voilà. Je ne crois pas :


1) qu'on puisse vraiment savoir "pour qui on écrit". On écrit pour les pauvres, pour les paumés, pour les fachos, pour les ceux qui souffrent, pour les terroristes, pour les saints, pour les
prostitués, pour les humiliés. C'est-à-dire en un certain sens, pour cette part de nous qui porte tout cela. Il est donc impossible de dire pour qui on écrit, au risque à mon avis de devenir
extrêmement réducteur.


2) Le fait de se demander pour qui on écrit est plutôt le signe que le désir d'écrire vacille, et n'est pas tant là.


3) La parole serait selon Yotchol "expression de son propre discours"? Eh bien voilà, si c'est cela, et seulement cela, je n'y vois aucun intérêt. En quoi ma petite histoire intéresserait-t-elle
qui que ce soit ?


C'est bien dans la mesure où ma parole me dépasse absolument et qu'elle n'est donc pas mienne, mais une multiplicité de déterminations, qu'elle a peut-être une épaisseur. Quelque chose d'autre
que du bla bla. Mais on n'en est jamais sûrs.