Dimanche 11 avril 2010
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Le 20 mars, le printemps du Soo Bahk Do battait son plein : Gup shimsa à Paris, Euro Soo Bahk Do et contrôle anti-dopage
à Wavre. Et hop, tout juste close la cérémonie du passage de grades à Paris, et les 54 élèves rentrés chez eux, en milieu d'aprè-midi, une joyeuse équipée de Shiwol do-jang prenait le train gare
de Lyon direction Perpignan.
Jérôme Escaffre, le valeureux instructeur du Phoenix do-jang, le meilleur pédagogue de notre promotion du Brevet d'Etat
2006 à Aix-en-Provence nous avait lancé une invitation 7 mois plus tôt. Enfin, nous y répondions.
Avec Jack Kerouac dans un coin de l'esprit, nous prenions la route. Enfin, les rails.
Comment cet après-midi là, aurions-nous pu prendre à la légère la responsabilité du Soo Bahk Do en France que nous a
confiée Le Grand-Maître ?
Eh bien, comme à Shiwol, nous ne sommes pas à un paradoxe près, tout était léger, sauf peut-être le sac de sport sur
l'épaule (nom de chien, mais qu'est-ce que j'avais mis dedans pour qu'il pèse le poids d'un âne mort ? Sans doute un âne mort, précisément, en train de se décomposer sous l'effet conjugué des
premières effluves du printemps, et de ses noirs desseins qui l'avaient étouffé).
Je fus bientôt
réveillée par Sambre, qui nous rendait visite dans notre wagon, et qui piaillait déjà avec les enfants de nos voisins. Le
quatuor fatal féminin de notre équipée jouait à la belote et de temps à autre, perçait un gloussement.
Le quatuor fatal se restaure ...
Maître Choi me parlait du monde. Je voulais me rendormir mais le Maître me déclara non sans malice que le sachet de
mini-saucissons lui avait bien plu. J'étais bonne pour aller lui en chercher un autre. Ce que je fis, en titubant.
Le tonneau (de l'abondance ? de Diogène ?) par lequel nous fûmes accueillis au Phoenix do-jang. La note était donnée
! Pas de gymnase sentant la sueur, pas de bruits de crissements de chaussures de sport pour nous accueillir, mais : le silence d'une ancienne coopérative vinicole devenue do-jang ! Nou étions
reçus chez des aristocrates. De toute beauté.
A suivre
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