Texte Libre

 

 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang!


Il sera question dans ces pages
Du Soo Bahk Do Moo Duk Kwan, art martial traditionnel coréen
D'une certaine tendance de sa pratique, Shiwol.
De ce qui s'effusionne dans Shiwol et dans les alentours : 
De la Corée, cet étrange bout de terre qui n'a plus rien de calme,
et s'agite de tout son corps divisé.

Nous nous égarerons aussi parfois dans des digressions hors de propos, mais nous espérons que les lecteurs, informés que bien souvent, le plus intéressant dans un livre, ce sont les notes de bas de page, pas ne nous en voudront pas

Et s'ils éprouvent quelque rancune, nous attendons avec une certaine impatience leur commentaire
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documentation martiale

Dimanche 26 décembre 2010 7 26 /12 /Déc /2010 19:11

Essai de traduction de l'anglais, d'un passage de Moo Do Chul Hahk, La philosophie Moo Do.


Sur la théorie du changement (p 189)

 

(...) Conformément aux lois du changement, les choses les plus difficiles peuvent être accomplies si on y applique un effort constant ; même le long peut devenir court grâce à la vitesse d'une force qui se déplace. Ce qui est devant ne reste pas éternellement devant, mais passe derrière quand quelque chose le dépasse en vitesse.

C'est pourquoi, dans un conflit entre deux opposés, le sage ne prend parti pour aucun. Il se maintient dans la réalité naturelle du Do, qui sert de fondement à toute chose dans le monde. Il ne cherche pas tant à instruire par les mots que par ses actes, qui font de lui un exemple silencieux. Aujourd'hui, la plupart des gens croient que ce qui est beau à un moment reste beau, que ce qui est bon reste bon. Pourtant quand la beauté, la bonté, le pouvoir atteignent leur culmen, ils déclinent, et peu après avoir atteint leur point le plus bas, augmentent à nouveau. Cela correspond aux lois de la nature.

Nous ne devons pas craindre le changement, mais plutôt essayer de comprendre son principe : l'imagination produit l'actuel, et réciproquement, l'actuel produit l'imagination. Comme nous le verrons, le changement se manifeste par l'interaction répétée de l'imagination et de l'actuel.

 

Moo Do Chul Hahk, Hwang Kee

nouvelle traduction H.C Hwang, 2009

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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 21:53

 

 

 

 

 

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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 15:20

Souvent moins connus que les  "8 concepts", les dix points pour la pratique sont les piliers techniques, les points de référence fondamentaux, quand, par exemple, isolé dans une forêt pendant des semaines, on s'entraîne seul. Loin des caméras.

 

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1/ Ki Ahp : le cri - littéralement  "énergie/compression"

 

2/ Si Son : focalisation du regard -littéralement  "vue/linéarité"

 

3/ Jong Sim Goa Jong Sim uei Idong : déplacement rectiligne du Dan Jon -littéralement "équilibre et déplacement de l'équilibre"

 

4/ Sin ché' uei Sin chouk : relâchement et contraction - littéralement "tension détendue du corps (avec l'esprit)"

 

5/ Him huei Kang hak : modulation de la force et de la puissance

 

6/ Ki uei Woan gup : rythme de l'énergie -littéralement "énergie rapidité-lenteur ".

 

7/ Ki uei Jong woak : exactitude de l'énergie

 

8/ Kori uei Jo jong : ajustement de la distance

 

9/ Ho hup Bop : Manière de respirer - littéralement " loi de la respiration"

 

10/ Sou jok Dae ryon Bop : manière d'entraîner les pieds et les mains -littéralement "loi pour l'entraînement des pieds et des mains".

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Mercredi 4 août 2010 3 04 /08 /Août /2010 20:01

En anglais et en coréen, pour travail un peu le hangeul cet été ...

 

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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 21:40
Ce soir, une jolie rencontre en rentrant du do-jang.

Le cours aux enfants gradés portait sur les 3 niveaux de travail ou les 3 énergies : Shim Gung ("énergie mentale"), Neh Gung ("énergie interne"), Weh Gung.("énergie externe") Il y a souvent un moment, suspendu, où on doit se lancer sans filet dans des explications pour des enfants entre 7 et 11 ans. Le moment de bravoure de ce jour se situait entre Neh Gung et Shim Gung : ces deux notions sont les plus éloignées de nos catégories occidentales. Ce que j'ai raconté pour Shim Gung ce soir, était très "jazz", et surtout beaucoup plus convaincant à mes yeux que ce que j'avais pu tenter de dire le lundi précédent sur le même sujet, de façon nettement plus scolaire.
Soit.
Je rentre et découvre un petit film d'archive, de mauvaise qualité mais tout charmant, récemment mis en ligne sur Youtube ; on y voit le Grand-Maître Hwang Kee prononcer un discours de présentation du Tang Soo Do, en coréen, dans un magnifique costume blanc lamé, une immobilité quasi totale. Et de quoi parle-t-il dans sa présentation de 4 min? de Shim Gung, Neh Gung, et Weh Gung. C'est un hasard qui tombe à pic ; quelle orthodoxie !
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 13:26

Vous trouverez, dans le magazine Parents du mois de septembre 2009, quelques mots concernant l'initiation aux arts martiaux à J. Verdier, assurée par Shiwol à partir des fondamentaux du Soo Bahk Do.
A l'occasion de l'article, une série de questions avait été posée par la journaliste, dont il n' a été gardé au final qu'une petite phrase, pour accompagner 2 grandes photos de Louis, un de nos jeunes élèves. Parce que les photos, la presse nous le répète toujours, c'est plus " parlant ".
Voici, quoi qu'il en soit, l'intégralité des questions et réponses, en exclusivité pour nos lecteurs.




Quels peuvent être les bienfaits d'une initiation aux arts martiaux chez de très jeunes enfants ? Ce type d'activité permet-il à un enfant de se défouler ou au contraire de canaliser son énergie ?



Dès lors qu'un enfant de 4 ans se retrouve dans un groupe, il aura à se canaliser : l'enfant n'est pas le seul, l'adulte n'est pas là seulement pour lui, il doit s'habituer à ne pas être constamment au centre. Avoir des activités de groupe, comme il l’expérimente déjà à l’école maternelle, c’est très important. Dans notre initiation aux arts martiaux, ce que l’on apprend provient de sociétés à influence confucianiste où le groupe prévaut sur l’individu. Nous insistons donc sur l’aspect collectif.

Si l’on considère les choses individuellement maintenant, n’importe quel geste « technique », qui demande que le corps s’exerce pour acquérir une trajectoire, gagner en précision est une « canalisation ». Et plus l’enseignant sera exigeant sur la précision du geste, plus il faudra que l’enfant se concentre pour y parvenir.

A 4 ans, l’enfant a tant de progrès à faire en ce qui concerne la motricité !

Maintenant, toute la question est d’équilibrer le temps de concentration, le temps « exigeant », et celui où c’est la dimension ludique qui l’emporte, même si les enfants continuent à travailler. J’imagine que ce temps ludique, c’est ce que vous appelez « défoulement ».

 

Quelles sont les contraintes de cette discipline (je pense aux éventuelles compétitions lorsque l'enfant grandit) ?



Pour répondre à cette question, on doit distinguer entre les arts martiaux : certains se sont résolument tournés vers la compétition (les arts martiaux devenus sports de combat olympiques, tel le Taekwondo ou le Judo par exemple).

Si l'on considère  par contre les arts martiaux « traditionnels », tel le Soo Bahk Do (qui est la base de ce que nous enseignons aux enfants dans notre cours d'initiation aux arts martiaux) les compétitions ne sont pas centrales. Elles ont été concédées par les fondateurs parce que les pratiquants occidentaux, en Europe et aux USA, éprouvaient le besoin de se mesurer, de recevoir des récompenses, d'établir un classement etc ...

Théoriquement, si l'enfant ne le souhaite pas, il n'y a alors pas lieu de le faire participer à des compétitions. Mais il faut bien dire que parvenu à un certain âge, il est très rare que les enfants n'aient pas envie de se frotter aux autres. Nos sociétés émettent  sans cesse des signes qui les y poussent, d'ailleurs.

Le système de grades par barette et ceinture est une façon de mesurer sa propre progression, sans avoir à « battre l'autre ». On pourrait le considérer comme suffisant.

 

Quelles sont les qualités physiques et mentales que cette discipline est amenée à développer chez l'enfant au fur et à mesure qu'il pratique ?

 

Avec les enfants de 4 ans, on préfère travailler certaines aptitudes plus que développer les qualités physiques à proprement parler : l'adresse, l'équilibre, la coordination sont plus importantes à leur âge que la force, la souplesse ou la détente, qu'on travaille plus tard.

Dans l’initiation aux arts martiaux, nous leur apprenons des postures, afin que les enfants soient amenés à ressentir les différentes parties de leurs corps, se concentrent dessus, et supportent une certaine immobilité. A travers ces postures, les enfants imaginent quelque chose, soit tout seuls, soit parce qu'on le leur suggère. Il y a donc un travail d'expression, parce qu'ils relient ce qu'ils imaginent à leur action (la posture).

C'est  fondamental, à notre avis.

On développe par notre discipline courage, concentration, patience et, ce qui va avec, une certaine modestie.

 

 

A votre avis, faut-il être totalement à l'écoute des souhaits d'un enfant (lorsqu'il rechigne par exemple à pratiquer un sport) ou faut-il le pousser un peu (sans tomber dans une pression démesurée forcément contre-productive) ?

 

A 4 ans, est-ce que si votre enfant refuse de manger ou d'aller se coucher, vous le laissez décider ? A cet âge, il a besoin d'un cadre, d'une régularité, d'habitudes, c'est aux parents de les lui donner. Comment saurait-il d'emblée ce qui est bon pour lui ?

En ce qui concerne sa participation au cours d'arts martiaux, c'est la même chose. Comme nous l'avons dit précédemment, cela va lui demander un certain effort. S’il rechigne, c’est aux parents d’en évaluer les raisons. Ils peuvent en discuter avec lui bien sûr. Beaucoup d'enfants sont fatigués en cours d'année, c'est assez naturel. Mais au delà de ce que l’enfant pourra en dire, ce peut être aussi l'occasion de lui expliquer qu'il faut pratiquer une même activité suffisamment longtemps pour pouvoir savoir si on l'aime ou pas. Je crois qu’un enfant a besoin d’expériences du temps. Grandir, ça passe par un certain renoncement à l’immédiateté de son désir, non ?

 

Peut-on déceler chez de si jeunes enfants des dipositions pour les arts martiaux ou est-ce beaucoup trop tôt ?

 

On peut remarquer chez de très jeunes enfants une facilité à se concentrer, une aisance particulière dans l'exécution de certains mouvements, une coordination précoce.

Mais ce qui compte, c'est plutôt la réversibilité des choses dans d'autres cas. Des enfants de 4 ans peuvent apparaître plutôt empotés, tandis qu'à 6, ils auront considérablement amélioré leur agilité. C'est la même chose pour la concentration. Avec un entraînement régulier (2 fois par semaine), un enfant cultive sa capacité à focaliser son attention, que ce soit sur une cible lorsqu’il exécute un mouvement unique, ou sur des enchaînements de mouvements qu'il a appris et qu'il doit reproduire et s'efforcer de maîtriser.


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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 17:06


" Le Kata est un modèle de répertoire technique codifié dans la pratique des arts japonais. Il signifie littéralement moule ou prototype. Mais en assistant à l'exécution d'un même Kata, votre réaction et appréciation peuvent être différentes. Pourquoi ? Ce n'est pas seulement l'habileté technique qui vous touche, mais il y autre chose qui rentre en ligne de compte car un Kata n'est pas un simple moule.
En japonais le concept de Kata est très large, ce n'est pas seulement une séquence gestuelle mais cela peut être un seul mouvement ou une seule posture. Une seule technique magnifique pourrait être considérée à elle seule comme un Kata.
La répétition de chaque technique est le Keiko, qui est habituellement traduit par le mot "entraînement" mais dont le sens est différent. Keiko signifie "apprendre par ce qui a été élaboré dans le passé", donc le Keiko implique la répétition du Kata ou plutôt l'entraînement du Kata ne peut être que le Keiko. Que veut dire cela ? En exécutant un Kata, si votre longueur d'onde correspond à celle de l'adepte d'antan qui avait élaboré ou exécuté le même geste, au bout d'un certain temps, vous aurez une sensation de compréhension, voire même de symbiose avec cet adepte. A ce moment là, vous pouvez percevoir le message technique de l'adepte, qui est pourtant décédé depuis longtemps. Le message d'un maître du passé vous est alors parvenu. Il résonne dans votre corps, vous ressentez les mêmes sensations que le maître que vous n'avez pas connu. Votre corps est doublé de l'expérience de ce maître et vous pouvez alors déceler le sens technique porté dans le Kata que vous avez travaillé, en éprouvant une forte émotion. C'est ainsi que le Kata devient un modèle indispensable de l'enseignement de l'art. La répétition est un processus pour parvenir à faire correspondre sa longueur d'onde avec celle du maître du passé. Heureux sont ceux qui rencontrent ce type de Kata".
                                      
                            (Kenji Tokitsu, in Karaté Bushido n°375, p57, Février 2009)

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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 15:40
Un entraînement au jardin (Poughkeepsie, Ct, USA, 2008)

Frank Tsai, ses mollets et ses tendons


Frank et ses rotations


Ryan et ses hanches, sous l'oeil de Maître Choi
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Mercredi 8 août 2007 3 08 /08 /Août /2007 15:05
(...) Les sociétés à écriture font prévaloir la remémoration exacte, la reproduction conforme sur la reconstruction, source d'innovations involontaires. Les sociétés sans écriture apparaîtraient donc plus plastiques.
Toutefois, l'écriture rend possible d'une autre manière la créativité qu'autorise la transmission orale. Si la transmission orale admet la divergence des versions, c'est que ces versions forment système, et c'est ce système qui se reproduit au fil des récitations individuelles et changeantes (...) Au contraire, l'écriture, agent d'enregistrement, ne permet pas de broder sur un thème mais elle suscite l'accumulation de traditions différentes (...).  Seulement, cela même appelle vite oubli, choix et réorganisation, c'est-à-dire, une autre forme de créativité. On ne peut tout conserver : si en principe tout peut être mis en archives, archiver est une façon d'oublier ; on conserve pour ne pas avoir à se souvenir. En outre, laisser tomber une part de son héritage, c'est choisir consciemment ou non d'en maintenir une autre, car ces sociétés qui se disent modernes ne se défont pas de leur passé, elles le réaménagent. Comme ces sociétés sont complexes et conflictuelles, plusieurs types de réaménagements sont en concurrence : les contemporains s'affrontent par passés interposés en se choisissant leurs ancêtres (...)
Quand en vient-on à parler de traditions ? La plupart du temps, à propos de ce qui semble incompréhensible, arbitraire ; lorsqu'on se demande pourquoi on fait telle ou telle chose et que la réponse est simplement qu'on faisait ainsi autrefois. Mais on ne se pose cette question qu'à partir du moment où cela ne va plus de soi, qu'on ne fait plus aujourd'hui comme nos grands-pères avant-hier (...) D'une tradition vivante, on ne parle pas. Inconsciente mais opérante, elle n'apparaît qu'à l'étranger et ensuite seulement à soi-même et grâce à lui quand il vous interroge sur les raisons de ce qu'on fait sans y penser (...)
                                   
                                      J. Pouillon
in
Dictionnaire de l'ethnologie et de l'anthropologie
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Mardi 7 août 2007 2 07 /08 /Août /2007 00:11
(...)
Tout mythologue sait bien qu'il existe non pas une version unique d'un récit mais plusieurs et souvent fort différentes ; et il arrive à tout ethnologue de recueillir des généalogies divergentes, ou d'assister à des rituels, qui bien qu'affirmés chaque fois être les mêmes, ne se répètent jamais exactement. Néanmoins, les auditeurs, les spectateurs ne sont jamais déroutés par ces écarts ; pour eux, c'est toujours du même mythe, de la même cérémonie qu'il s'agit. La réitération juste n'est pas nécessairement fidèle : il n'existe pas de "modèle" qu'il faudrait reproduire à l'identique. Ce dont se souvient le récitant ou l'officiant, ce n'est pas d'un mot à mot, ou d'une série inaltérable de gestes imposés, c'est d'une structure d'ensemble, qui tolère et même favorise une forme de créativité.
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