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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 12:55

 

Parce que les élèves ont souvent du mal à trouver du relâchement,

Parce que ce relâchement est important pour que l'entraînement soit un plaisir

Parce qu'il est  essentiel pour une meilleure efficacité des techniques

Shin/Chuk

 

Parce que toutes les disciplines martiales n'insistent pas sur les mêmes aspects

Parce que les discours de ces disciplines sont parfois contradictoires

mais pas forcément

 

Parce que les arts martiaux sont souvent accompagnés d'une propagande nationale ou nationaliste

Et que cette idéologie nationaliste à chaque fois qu'elle s'exprime 

abîme l'art, affaiblissent les idées les plus belles portées par ces "arts martiaux"

Et parce que nous prenons l'existence des nations comme un moment de l'histoire

sans plus

 

Et parce que nous aimons cette vieille idée humaniste, formulée par Pascal

qui est aussi celle de l'éucation populaire

qu'il est "bien plus beau de savoir quelque chose de tout que tout d'une chose"

 

Pour ces raisons et bien d'autres encore,

Shiwol do-jang organise un

 

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 Informations et inscription à l'adresse :

shiwolsoobahkdo@gmail.com

avant le 23 mai

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 12:25

 

Par un perpétuel pied de nez du réel,

c'était quand ils ne se comprenaient pas

qu'ils se comprenaient le mieux.

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 21:17

 

- Vous vous rendez compte, Jacques, on a gagné une heure sur le trajet Bordeaux-Paris ?

- Fort bien ... et, qu'allez-vous faire de cette heure ?

 

En-Macedoine-la-balade-artistique-d-un-ane-et-ses-panneaux-

 

anecdote à propos de Jacques Ellul

 

 

 

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 10:35

A l'entraînement parfois, pas de courage, le sentiment d'avoir des gestes brusques et maladroits. Et finalement, dans cette espèce de méforme, de désordre ou de confusion qu'on pourrait prendre pour une phase régressive, on sent, on trouve d'autres choses, inattendues, comme venues peut-être du fin fond du chaos d'où chaque être est sorti, ce qu'on appelle chez les Hébreux "tohu bohu".

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 10:37

Au jardin, ce matin, dans un doux soleil, un peu trop déjà peut-être :

Ne tenir à rien, est-ce la plus grande liberté ou le début de la barbarie ?

Un papa qui traverse avec son fils sur un petit tracteur s'arrête et s'approche en saluant à deux mains : "c'est joli ce que vous faîtes". 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:08

Ce matin au jardin, pendant que mon linge tourne...

Un peu comme les chiens promènent leur maître -et non l'inverse comme on croit- mon linge me balade. C'est lui qui m'oblige à mettre le nez dehors quand j'aurais bien des raisons d'hésiter. Aussi la durée moyenne de l'entraînement est fixée par le temps du programme machine.

Ce matin, la douceur de l'air, les arbres fleuris... En y repensant, les fleurs de janvier des arbres étaient blanches, tandis qu'elles sont roses à présent, d'un rose pale, délicat. 

Un homme s'approche, vient regarder ce que je fais. Il repart, va faire trois pompes au fond du jardin puis revient. Il est pieds nus.

- C'est taoïste ce que vous faites ?

Je réfléchis, et j'acquièce de la tête, pour ne pas compliquer la question. 

- Là j'ai mes affaires d'un côté, mes chaussures sont là-bas, je fais mes exercices un peu. Vous voyez j'étudie la bible en ce moment, plus jeune j'étais complètement passé à coté. Dans la Bible, Abraham dit "va vers toi". Il ne dit pas "va t'en", "pars d'ici", ou autre chose, mais il dit "va vers toi". On nous conseille d'étudier le taoïsme, ça aide à comprendre.

- Souvent avec ces mouvements, les occidentaux, ils essaient, mais ils n'y arrivent pas, ils ne rentrent pas dedans. Là, ces mouvements, non seulement je les vois mais je les reçois. Quand je vous regarde faire ces mouvements, ça me calme. 

Il me demande des références de livres pour pouvoir apprendre tout seul. Je le lui déconseille, lui disant que c'est comme en musique, il faut accepter le moule pour touver une vraie liberté. Il insiste, il dit qu'il n'a pas le temps autrement ; il est pianiste. Nous parlons encore quelques instants, puis il me dit en partant, de continuer, "c'est très bien ce que vous faîtes". 

A cette heure-ci, la machine est finie depuis un moment. Je range mes affaires, un peu flattée que mon entraînement puisse calmer qui que ce soit. Encore que ça ne soit, semble-t-il pas tout à fait suffisant.

 

009

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Published by Dodeline - dans shwl
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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 15:33

Affamée mais incapable de toucher à quelque nourriture, je restai là, dans les courants d'air qui me glaçaient le sang.

Lorsqu'elle m'aperçut dans le grand hall, elle vint jusqu'à moi.

- Tu es libre de partir, me dit-elle d'une voix à la fois douce et ferme. Regarde autour de toi, il n'y a ni porte, ni serrure.

Je regardai autour de moi, sans bien savoir si ces alentours n'étaient pas plutôt l'intérieur de moi. Effectivement, ni porte, ni serrure, ni clé. Seulement un composé de cellules conscientes, rentrant en relation les unes avec les autres d'une infinité de manières au gré des instants successifs.

Dans l'obscurité silencieuse, je me répétai : ni porte, ni serrure, ni clé. Rassemblant mes forces, je me levai, et pris la direction qu'aucune flèche n'indiquait.

  Das Schwarze Auge, Ulrich Kiesow

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 21:48

"C'est parce que la racine de votre foi n'est ni vigoureuse ni profonde qu'il vous prend des envies de remballer vos affaires et de partir au loin, en errant sur les routes.

Que vous manque-t-il donc ? Tous les hommes ne possèdent-ils pas la nature de Bouddha ? Mais vous, la verriez-vous là, devant vos yeux, que vous la manqueriez encore !

Audrey Hepburn and Gregory Peck at the Mouth of Truth Roman

(...)

Dès qu'un maître ouvre la bouche, vous avalez tout ce qu'il dit comme des mouches qui se battent sur un tas de fumier. Puis vous vous réunissez par groupes de trois ou cinq pour des discussions interminables. Quelle misère !

Nos anciens patriarches n'ont pas pu s'empêcher de léguer quelques sentences pour vous aider à comprendre le tch'an, mais elles ne font que vous en éloigner. Soyez libres, redressez l'échine. N'est-ce pas là le chemin vers la Vérité ?

Laissez-moi seulement placer tout le ciel et toute la terre à l'extrêmité de vos paupières. Ne soyez pas impatients. Lentement, minutieusement découvrez la vérité de ce que je vous dis. Et lorsque vous l'aurez découverte, ça n'empêchera pas le maître du tch'an de vous briser la jambe quand vous vous présenterez à sa porte.

Si vous pensez qu'un grand maître du tch'an apparaitra en ce monde pour vous dispenser son enseignement, vous feriez mieux de me cracher au visage. Tant que vous ne serez pas maître de vous-mêmes, vous croirez toujours pouvoir tirer profit de ce que vous entendez, mais ce ne sera jamais que le bien d'autrui, non le vôtre."


Yun-mên, in Les maîtres Zen, ibid.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 16:45

 

Un jour qu'il avait célébré un service pour l'anniversaire de la mort de son maître, un disciple interrogea Liang-chieh :

"Quand vous étiez chez maître Yun-yen, quelles instructions particulières avez-vous reçues de lui?

- Aucune.

- Dans ce cas, pourquoi lui adresser des offrandes ?

- Je ne vénère mon regretté maître ni en raison de ses vertus ni en raison de son enseignement mais parce qu'il ne m'a pas révélé son secret."

Le moine lui demanda alors s'il était d'accord avec l'enseignement de son ancien maître :

"J'en accepte une moitié, l'autre moitié je la rejette.

- Pourquoi n'acceptez-vous pas la totalité ?

- Si je le faisais, je serais indigne de mon maître."

 

in Les Maîtres Zen, J. Brosse


Cairn-Solene

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 21:36

Depuis des temps sans commencement, l'Esprit n'est jamais venu à l'existence et n'a jamais cessé d'exister. Tel qu'il est le voici, réalité en soi. Mais dès qu'on le considère intellectuellement, on divague... Illimité, insondable il est comme l'espace vide.

Ainsi cet esprit unique est le Bouddha, et entre le Bouddha et les être vivants, il n'est pas de différence. Cependant, les êtres vivants parce qu'ils s'attachent à des caractères particuliers, cherchent toujours ailleurs, et ce faisant, en arrivent à tout perdre. Envoyant leur idée du Bouddha à la recherche du Bouddha, et leur esprit à la recherche de l'Esprit, ils ne peuvent aboutir à rien, même s'ils se consacrent exclusivement à cette recherche. Ils ignorent que le Bouddha apparaît spontanément à celui qui cesse de l'évoquer, en se dégageant du processus de la pensée.

Une silencieuse coïncidence suffit pour que s'arrête le discours intérieur.

 

                  kanji kokoro1 src

 

D'après Houang Po, Principes de la transmission de l'Esprit


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