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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 10:51

Dans l'histoire qu'il fait de la fin du voyage en Chine de Dogen, T. Deshimaru varie dans ses versions. Même partition, avec une autre façon de la jouer, c'est toute la richesse d'un morceau de musique. Aussi souhaitons-nous apporter quelques compléments à notre précédent article portant sur la même histoire.

 

Dogen était sur le point de rentrer au Japon, après de nombreuses années passées en Chine à étudier le bouddhisme, lorsqu'il fit la connaissance d'un vieux moine ; celui-ci était très occupé à cueillir et sécher des champignons. Dogen fut très étonné et lui demanda :

- Pourquoi vous qui êtes très âgé, avez un visage si noble et intelligent, un regard qui traduit la profondeur et la sagesse, pourquoi n'êtes-vous que cuisinier ? Je pensais que vous passiez votre temps à étudier les sutras et à faire zazen !

Telle était jusqu'à ce jour l'opinion de Dogen : la cuisine n'était pas le travail d'un vrai moine zen. Mais le vieux tenzo (cuisinier) lui dit :

- Jeune moine, vous ne connaissez pas la vraie lettre et ignorez le vrai sens des mots. Chacune des questions que vous me posez ne sont que paroles sans vie. Mais si vous voulez que vos paroles deviennent la pratique authentique, vous devez saisir profondément la valeur de l'homme de la voie.

Malgré la simplicité du langage, Dogen ne put comprendre immédiatement mais il sentait la véracité de ces paroles et ne désirait pas se séparer du vieux moine. "J'étais traversé d'un frisson et restai longtemps bouleversé. Je me sentais fort honteux", écrira-t-il plus tard. 

Dogen retrouva le vieux tenzo au monastère Keitokuji. Vint bientôt le moment de se séparer. Au moment où il faisait ses adieux, Dogen lui posa sa dernière question : 

- Qu'est-ce que les mots ?

- Un, deux, trois, quatre, cinq ... répondit le tenzo

- Qu'est-ce que la pratique de la Voie ? demanda encore Dogen.

- La Voie existe partout ! dit le vieux tenzo

-Je pensais que la lettre et les paroles, les sutras étaient extérieurs à l'esprit. Je pensais donc que zazen et l'enseignement étaient sur deux plans irrémédiablement différents, que la pratique de la Voie et l'accomplissement des tâches de la vie quotidienne étaient deux choses bien séparées. Je croyais que seul zazen et le soin porté à la conduite juste du moine constituaient la pratique de la Voie.

- Tout ceci n'est pas important, lui dit le cuisinier. tout cela se réfère à un idéal mais entre l'idéal et la réalité, entre zazen et la sagesse, il ne doit exister aucune dualité.

Grâce au vieux cuisinier, Dogen put comprendre la contradiction.

Il n'y a ni idée d'abondance, ni de manque. Toutefois, il y a naissance et destruction, illusion et satori (réalisation), il y a des êtres sensibles et des bouddhas. Les fleurs tombent même si on les aime et les regrette, la mauvaise herbe pousse même si on ne l'aime pas et la rejette. 

Dogen put réaliser la synthèse en comprenant que la contradiction est nécessaire. L'achèvement d'un seul côté ne peut conduire à la perfection du satori. La pratique de zazen est équivalente au satori.

 d'après En Chine, un vieux cuisinier in Le bol et le bâton

120 contes zen racontés par T. Deshimaru


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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 17:35

 

- Maître, s'il vous plaît, enseignez-moi la véritable histoire du bouddhisme ! demanda un disciple à Maître Joshhu.

Joshhu répondit :

- As-tu terminé ton repas ?

- Bien sûr, Maître, j'ai terminé.

- Alors va laver tes bols.

 

 

version adaptée d'un conte in 

 Le bol et le bâton, 120 contes Zen racontés par T. Deshimaru

 

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 07:59

 

Mouvements des corps

recevoir en soi l'esprit de l'autre

Oups ! 


En chantier, lieu des charmes

califourchon sur un balai de sorcière 

Usons en devant sa porte!

S'exercer, comme dit le moine

Nous devons entrer dans notre cercueil.


 


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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 07:58

Distinction désormais classique puissance/pouvoir, Gilles Deleuze

http://www.youtube.com/watch?v=9UeYEzSaUOA

 

Tout pouvoir comme "empêchement d'effectuer une puissance" est-il méchant ? se demande le philosophe. Deleuze avance, puis recule en disant que ce serait bien exagéré.

Et pour cause. On peut penser qu'il y a un empêchement momentané d'effectuer une puissance qui travaille en faveur de cette puissance même. Et cela s'appelle par exemple, éducation ou enseignement. Si Deleuze ne reculait pas (pendant que, dans un mouvement juste, la caméra elle, avance) il renoncerait à sa position d'enseignant, c'est-à-dire, sapperait le fondement du discours qu'il est en train de tenir. L' enseignant est un maître du temps. 

 

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Yves Klein, peignant

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 09:16

La perruche grince du bec

Le jardin entier lui appartient 

Que peut-elle faire d'autre

pour occuper les airs

ses couleurs et ses plumes

coincées au fond de la cage ?

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 07:22

A l'âge de 24 ans, Dogen1 se rendit en Chine, à la recherche du vrai Zen. Il ne l'y trouva pas. Il rencontra une très haute civilisation, mais pas ce qu'il cherchait. Un jour chaud d'été, alors qu'il se disposait à repartir au Japon, il vit devant un petit temple un très vieux moine occupé à disposer des champignons pour les faire sécher. La chaleur était vraiment torride, aussi Dogen lui demanda :

- Pourquoi travaillez-vous ainsi ? Vous êtes un moine âgé, et de plus un dignitaire. Pourquoi ne pas faire appel aux jeunes ? Et puis aujourd'hui, il fait trop chaud pour travailler, pourquoi ne pas attendre un jour plus clément ?

- Vous venez du Japon et vous m'avez l'air d'un bon jeune homme. Vous connaissez le bouddhisme, mais vous n'entendez rien à l'essence du Zen. Un autre n'est pas moi et je ne suis pas un autre. Un autre ne peut pas faire l'expérience de mon action. Si je ne pratique pas moi-même, je ne puis comprendre. Je dois faire mon expérience de sécher les champignons.

Dogen fut vraiment surpris. Il demanda encore : 

- Mais pourquoi aujourd'hui, par ce temps ?

Le vieux moine répondit :

- Ici et maintenant, c'est très important. Pour sécher les champignons, il faut qu'il fasse sec et chaud, demain, il peut pleuvoir, et les champignons ne seront plus aussi frais. Je dois travailler maintenant, ne me dérangez pas. Si vous voulez trouver le vrai Zen, aller voir mon Maître Nyojo2

Dogen ne partit pas et Maître Nyojo l'éduqua.

 

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La philosophie de Dogen consiste essentiellement en trois principes :

  • se concentrer ici et maintenant
  • Un autre n'est pas moi et je ne suis pas un autre
  • Shikantaza : seulement s'asseoir 3

 

D'après Taisen Deshimaru, La pratique du Zen

- autre source : article Dogen, wikipedia


Dogen (1200-1253) est le plus grand Maître de l'école Soto du bouddhisme Zen, qu'il introduisit au Japon après avoir séjourné en Chine. Il entreprit le voyage en Chine en 1223, dans le but d'approfondir sa pratique. Une question l'aurait tout particulièrement travaillé : Si tous les êtres possèdent originellement la nature de Bouddha, pourquoi faut-il s'entraîner et adopter des pratiques ascétiques pour atteindre l'état de Bouddha ?

Lors d'une autre conversation avec le même homme, Dogen lui posa la question : "Quel est le sens de la lettre ? Comment doit-on lire les sutras ? 1-2-3-4-5, répondit le vieux moine.

3 Dans un ouvrage que Dogen écrivit à son retour au Japon, on peut lire : "Ayant seulement étudié avec mon Maître Nyojo, et ayant pleinement réalisé que les yeux sont horizontaux et le nez vertical, je reviens chez moi les mains vides."  

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 06:54

 

Un nouveau cours d'initiation aux arts martiaux pour les petits (4-6 ans) dans l'association Shiwol !

Il a lieu le mardi de 16h50 à 17h50 au 25 Bld de Strasbourg, Paris 10ème

(dojo Tenchi).

Le premier cours a eu lieu le 24 septembre, il est encore temps...

 

Enfantpositiondelaigle

 

 

 


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Published by Dodeline - dans Questions pratiques
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 07:02

Du 27 Juillet au 3 août a eu lieu le 7ème Ko Dan Ja shimsa européen, à Hinwill, en Suisse. Une semaine de stage intensif conclue par l'examen 4ème, 5ème et 6ème dan devant le Grand-Maître.

Voici quelques portraits des participants, candidats et visiteurs. Photos : Vanja Michel

 

 

 

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 Brian Corrales 

 

 

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Stephanie Spoerri

 

 

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Andrew Scriven

 

 

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 Diego Salinas

 

 

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Peter Kidd

 

 

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Xavier Dufour

 

 

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Vanja Michel

 

 

 

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Esther Fouzi, Gerda Markl, Elodie Mollet

 

 

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Kwan Jang Nim H.C Hwang

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Published by Dodeline - dans WMDK news
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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 07:57

 

C'est la reprise ! 


 Entraînements en extérieur, au bois de Vincennes : 
 

- mercredi 28 août, 18h30-20h30
- vendredi 30 août, 18h30- 20h30
- dimanche 1er septembre, 9h30-11h30
- mercredi 4 septembre, 18h30-20h30
- vendredi 6 septembre, 18h30-20h30

 

292921 10151063202418667 1406764388 n

 

Rentrée cours adultes :

 Lundi 9 septembre, gymnase Marie Paradis, place Léon Schwartzenberg, Paris 10.

19h30-21h

 

Cours ado-adultes Shiwol:

 

samedi 14 septembre, dojo Jean Verdier

14h30-16h


Rentrée enfants gradés, Shiwol :

266145 10150934066518667 167891552 o

 Lundi 9 septembre, dojo Tenchi, 25 boulevard de Strasbourg, Paris 10.

17h15-18h15

 

 

Rentrée Shiwol 5ème :

Jeudi 12 septembre, Dojo Jean Talbot, campus de Jussieu, Paris 5.

17h45-18h45

 

 

Rentrée au centre J. Verdier

Mercredi 18 septembre, 11 rue de Lancry, Paris 10 

 

 

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Initiation aux arts martiaux :

14h-15h

15h-16h 

Soo Bahk Do enfants:

16h-17h


Vendredi 20 septembre

17h30-18h30

 

Samedi 21 septembre :

13h-14h30

 

 

 


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Published by Dodeline - dans Questions pratiques
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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 13:29

 

(...) A quoi pourrait répondre, au sein de notre propre civilisation, ce phénomène de l'allusif, qui vous paraît si caractéristique de l'Extrême-Orient et ramifie entre elles les cultures de la Chine et du Japon ?

 

F.J : A la valeur allusive, j'opposerai ici la confiance rhétorique. C'est elle qui, pour une large part, a fait l'Europe. Si dans le cas de l'allusif, ce qui est donné à la manifestation, en même temps qu'il se montre, se dérobe et se tient en retrait, la confiance réthorique qui est la "nôtre" repose au contraire sur l'espoir d'aller le plus loin possible, d'aller jusqu'au bout, de la manifestation envisagée. Comme tension sans relâchement, comme attachement sans détachement. Non point le discontinu mais la continuité, non point le sporadique ou l'épars mais articulation et enchaînement : non point ce sentier sur le versant, tel que le montrent tant de rouleaux, n'apparaissant momentanément que pour disparaître dans la brume, et ne plus reparaître que vaguement ça et là, mais un bout de chemin à partir de quoi tout s'organise et se dispose et dont le tracé continu serve à construire la perspective du tableau. Non point jouer sur un effet de manque, mais viser un maximum d'intensité positive (la persuasion), tendre à l'optimum de la plénitude ; non point jouer sur un effet de distance qui déréalise, mais s'adonner à la quête passionnée de la densité, de la proximité : non seulement ce corps mais ce nu, non seulement le grain infiniment doux de cette peau, mais toute la profondeur de cette surface de chair. cette confiance réthorique se présente, du point de vue du langage, comme une confiance insondée, non point tant dans le pouvoir de dire (car nous avons aussi notre tradition de l'ineffable), mais dans l'importance de dire ; le "simple" fait qu'il vaut la peine de dire, de dire, le plus possible : d'user des mots pour presser la réalité. A cet égard, la réthorique ne naît pas seulement en Grèce avec Corax et Tisias, mais elle s'affirmait déjà dans Homère, et elle s'approfondit dans Platon : puisqu'elle est cette confiance intime, la "nôtre", d'user des signes pour aller toujours plus près.

 

Penser d'un dehors (La Chine), entretiens d'Extrême-Occident, Seuil 

 François Jullien, Thierry Marchaisse

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