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    <title><![CDATA[Shiwol do-jang (L'Europe, au-delà du MDK)]]></title>
    <link>http://www.shwl.org/categorie-1014624.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;L'Europe, au-delà du MDK&quot; du blog &quot;Shiwol do-jang&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Thu, 01 Jan 2009 19:54:09 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 01 Jan 2009 19:54:09 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, NC NC</copyright>            <category>L'Europe, au-delà du MDK</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[(se) gouverner malgré/avec l'inconscient]]></title>
        <link>http://www.shwl.org/article-26195809.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 8pt;"><em>Voici la suite du texte de Slavoj Zizek (cf article précédent)<br>
    <br></em></span>" Qu'est-ce qui devient alors visible du point de vue des interstices des corps sociaux ? Pas simplement les choses cachées, mais ce qui est dissimulé à force d'être trop mis en
    évidence. En mars 2003, Donald Rumsfeld s'égara dans une petite digression de philosophie de comptoir à propos de la relation existant entre le connu et l'inconnu :<br>
    " Il existe des connus connus. Ce sont des choses dont nous savons que nous les connaissons. Il existe des inconnus connus. C'est-à-dire des choses dont nous savons que nous ne les connaissons
    pas. Mais il y a aussi des inconnus inconnus. Il y a des choses dont nous ignorons que nous ne les connaissons pas".<br>
    Ce qu'il oublia d'ajouter, c'est le quatrième terme, crucial&nbsp; : les "connus inconnus", ces choses que nous ignorons connaître -qui est précisément l'inconscient freudien, le "savoir qui ne
    se sait pas lui-même". Si Rumsfeld estime que les principaux dangers d'une confrontation avec l'Irak sont les "inconnus inconnus", menaces de Saddam dont nous ne soupçonnons même pas l'existence,
    le scandale d'Abu Ghraib montre où se situent les principaux dangers : dans les connus inconnus, les croyances et suppositions désavouées, et les pratiques obcènes que nous prétendons ignorer
    alors qu'elles constitutent le socle de nos valeurs publiques. Exhumer ces "connus inconnus" est la tâche d'un intellectuel."<br>
    <span style="font-size: 8pt;"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;S</em>lavoj Zizek<em>, Que veut l'Europe,</em> Champs Flammarion ibid.
    p154</span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 28 Dec 2008 11:51:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.shwl.org/article-26195809.html</guid>
                <category>L'Europe, au-delà du MDK</category>        <comments>http://www.shwl.org/article-26195809-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une participation possible au World Moo Duk Kwan ?]]></title>
        <link>http://www.shwl.org/article-26194887.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;">(...) Dès&nbsp;ses&nbsp;touts&nbsp;débuts (les Présocratiques ioniens), la philosophie apparut dans les interstices de
    communautés sociales organiques comme la pensée de ceux qui se voyaient prisonniers d'une sorte de position transversale, incapables de s'identifier pleinement à quelque identité sociale que ce
    soit. Dans le droit fil de ce constat, Kant développa l'idée de la "Weltburgergesellschaft", société civile mondiale cosmopolite, qui n'est pas simplement une extension de la citoyenneté d'un
    Etat nation à la citoyenneté d'un Etat trans-national global. Membre d'une société civile mondiale, on ne s'identifie plus à un groupe ethnique ou à une tradition culturelle, mais pas non plus à
    une "humanité", envisagée comme un Tout englobant. On adopte plutôt la position que Gilles Deleuze appelait de la singularité universelle : un sujet singulier qui, par une sorte de court-circuit
    contournant la médiation du particulier, participe directement de l'Universel. Parlons d'identification à un certain principe éthico-politique universel : un collectif religieux universel, un
    collectif scientifique, une organisation révolutionnaire globale, tous étant en principe accessibles à chacun. C'est ce que Kant dans son célèbre article "Qu'est-ce que les Lumières?" entendait
    par <em>l'usage public de la raison</em>, en tant qu'opposé à son usage privé : le terme "privé" ne désigne pas ici l'individu pris en dehors de ses liens communautaires mais bien l'ordre
    communautaire, institutionnel ou éthique auquel on appartient, les racines particulières de chacun, alors que le terme "public" renvoie à l'universalité sans racine propre à l'exercice par chacun
    de sa raison. Le paradoxe est alors que l'on ne participe précisément à la dimension universelle de la sphère "publique" qu'en tant qu'individu singulier extrait de, ou même opposé à
    l'identification communautaire organique- on ne peut être véritablement universel qu'à la condition d'être radicalement singulier, dans les interstices des identités communautaires.<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;In <span style="font-size: 8pt;">Slavoj Zizek, <em>Que veut l'Europe, Réflexions sur une nécessaire réappropriation,</em> chapitre : quelle est la tâche des intellectuels
    en cette basse époque ?,<br></span><br>
    <br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 28 Dec 2008 11:21:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.shwl.org/article-26194887.html</guid>
                <category>L'Europe, au-delà du MDK</category>        <comments>http://www.shwl.org/article-26194887-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[9 mai, fête de l'Europe]]></title>
        <link>http://www.shwl.org/article-19441614.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">Juste après&nbsp;la "victoire alliée", on nous a donc&nbsp;collé la fête de l'Europe, le 9 mai.<br>
    Est-ce à dire qu'on voudrait symboliquement fonder l'Europe sur la victoire contre l'Allemagne nazie et <em>ses</em> alliés (car&nbsp;alliance il y avait, et&nbsp;pas seulement du "bon"
    côté).<br>
    Pourquoi les Etats nations s'uniraient-ils, si ce n'est pas <em>contre quelque chose</em> ? Sont-ils capables de le faire <em>pour</em> quelque chose ?</span>&nbsp;<br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Durant la dynastie des Song, (960-1279), Tseng-Ts'an, disciple de Kong Zi (Confucius) écrivait :<br>
    <br>
    "Ceux qui, au temps jadis, désiraient faire briller leur vertu aux yeux du monde commençaient par mettre de l'ordre dans leur pays&nbsp;; ceux qui désiraient mettre de l'ordre dans leur pays
    commençaient par le faire régner dans leur famille ; ceux qui désiraient faire régner l'ordre dans leur famille se cultivaient eux-mêmes d'abord ; ceux qui désiraient se cultiver eux-mêmes,
    commençaient par corriger leur propre coeur ; ceux qui désiraient corriger leur propre coeur devaient d'abord cultiver leur bonne volonté ; ceux qui désiraient cultiver leur bonne volonté
    devaient d'abord essayer d'atteindre la connaissance et ils y parvenaient en étudiant les phénomènes.</span>
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 10pt;"><img width="101" src="http://idata.over-blog.com/0/43/11/63/eurosbd2007/obj04765.jpg" height="78" class="DrteTexte"></span>&nbsp;<span style=
    "font-size: 10pt;">Quand on a étudié les phénomènes, on peut atteindre la connaissance ; quand on a atteint la connaissance, on acquiert une bonne volonté ; quand la bonne volonté est acquise, le
    coeur est corrigé, l'homme est cultivé ; quand l'homme est cultivé, l'ordre règne dans sa famille ; quand l'ordre règne dans sa famille, il règne aussi dans son pays ; et quand l'ordre règne dans
    tous les pays, la paix règne dans le monde".<br></span>
  </div>
  <div>
    <br>
    <br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 May 2008 12:18:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.shwl.org/article-19441614.html</guid>
                <category>L'Europe, au-delà du MDK</category>        <comments>http://www.shwl.org/article-19441614-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une lettre persane]]></title>
        <link>http://www.shwl.org/article-17158379.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2">Depuis que je suis en Europe, mon cher Rhédi, j'ai vu bien des gouvernements : ce n'est pas comme en Asie où les règles de la politique se trouvent&nbsp;partout les
    mêmes.<br>
    J'ai souvent cherché le gouvernement le plus conforme à la raison. Il m'a semblé que le plus parfait est celui qui va à son but à moins de frais ; de sorte que celui qui conduit les hommes de la
    manière&nbsp;qui convient le plus&nbsp;à leur penchant et à leur inclination est le plus parfait.<br></font><font face="Verdana" size="2">Si dans un gouvernement doux, le peuple est aussi soumis
    que dans un gouvernement sévère, le premier est préférable, puisqu'il est plus conforme à la raison, et que la sévérité est un motif étranger</font><font face="Verdana" size="2">.<br>
    Compte, mon cher Rhédi, que dans un état, les peines plus ou moins cruelles ne font pas que l'on obéisse plus aux lois. Dans les pays où les châtiments sont modérés, on les craint comme dans ceux
    où ils sont tyranniques et affreux.<br>
    Soit que le gouvernement soit doux, soit qu'il soit cruel, on punit toujours par degrés : on inflige un châtiment plus ou moins grand à un crime plus ou moins grand. L'imagination se plie
    d'elle-même aux moeurs du pays où l'on est : huit jours de prison ou une légère amende frappent autant l'esprit d'un européen, nourri dans un pays de douceur que la perte d'un bras intimide un
    asiatique (...)<br>
    D'ailleurs, je ne vois pas que la police, la justice et l'équité soient mieux observées en Turquie, en Perse, chez le Mogol, que dans les républiques de Hollande, de Venise et dans l'Angleterre
    même ; je ne vois pas qu'on y commette moins de crimes, et que les hommes intimidés par la grandeur des châtiments y soient plus soumis aux lois.<br>
    Je remarque, au contraire, une source d'injustice et de vexation au milieu de ces mêmes états.<br>
    Je trouve même le prince, qui est la loi même, moins maître que partout ailleurs. Je vois que dans ces moments rigoureux, il y a toujours des mouvements tumultueux, où personne n'est le Chef, et
    que, quand une fois l'autorité violente est méprisée, il n'en reste plus assez à personne pour la faire revenir ;<br>
    Que le désespoir même de l'impunité confirme le désordre et le rend plus grand ;<br>
    Que dans ces états, il ne se forme point de petite révolte, et qu'il n'y a jamais d'intervalle entre le murmure et la sédition ;<br>
    Qu'il ne faut point que les grands évènements y soient préparés par de grandes causes ; au contraire, le moindre accident produit une grande révolution, souvent aussi imprévue de ceux qui la
    font, que de ceux qui la souffrent.<br>
    Lorsque Osman, empereur des Turcs fut déposé, aucun de ceux qui commirent cet attentat ne songeait à le commettre : ils demandaient seulement en suppliant qu'on leur fît justice sur quelque
    griefs ; une voix, qu'on n'a jamais connue, sortit de la foule par hasard, le nom de Mustapha fut prononcé, et soudain Mustapha fut empereur.</font>&nbsp;<br>
    <span id="fck_dom_range_start_1204289942453_945">&nbsp;<br></span><font face="Verdana">Montesquieu, <em>Lettres Persanes</em>, <font size="1">Usbek à Rhédi, de Paris, le 2 de la lune de Rebiab 1,
    1715</font></font>
  </p>
  <p align="justify">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 28 Feb 2008 19:16:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.shwl.org/article-17158379.html</guid>
                <category>L'Europe, au-delà du MDK</category>        <comments>http://www.shwl.org/article-17158379-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[âme, shim, geist, mind ...]]></title>
        <link>http://www.shwl.org/article-14449672.html</link>        <description><![CDATA[<font size="2" face="Verdana"><br>
  "Le propre de l'Europe,c'est le souci qu'elle manifeste pour l'âme"<br>
  <br>
  <em><font size="1">Réplique, émission sur France Culture du 8 décembre.<br>
  <br>
  <br>
  <img width="218" height="291" src="http://idata.over-blog.com/0/43/11/63//450px-Socrates-Louvre--640x480-.jpg" class="CtreTexte" alt="450px-Socrates-Louvre--640x480-.jpg"><br></font></em></font>
  <div align="justify">
    <font size="2" face="Verdana"><em><font size="1">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; Socrate selon Lysippe, (4ème siècle avant J.C)</font></em></font><br>
    <font size="2" face="Verdana"><em><font size="1">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; Musée du Louvre, Paris.</font></em></font><br>
    <font size="2" face="Verdana"><em><font size="1">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; Le nez est d'époque moderne, nous dit-on.</font></em></font>
  </div><font size="2" face="Verdana"><em><font size="1"><br>
  <br>
  <br>
  <br></font></em></font>
  <div align="justify">
    <font size="2" face="Verdana"><em><font size="1"><img width="216" height="278" alt="ME0000087103-3--640x480-.JPG" class="CtreTexte" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/43/11/63//ME0000087103-3--640x480-.JPG">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Socrate, copie romaine anonyme d'une oeuvre grecque</font></em></font><br>
    <font size="2" face="Verdana"><em><font size="1">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; British museum, Londres.</font></em></font>
  </div><font size="2" face="Verdana"><em><font size="1"><br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br></font></em></font>
  <div align="justify">
    <font size="2" face="Verdana"><em><font size="1"><img width="223" height="259" alt="ME0000081982-3--640x480-.JPG" class="CtreTexte" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/43/11/63//ME0000081982-3--640x480-.JPG">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Socrate, artiste anonyme, époque impériale romaine</font></em></font><br>
    <font size="2" face="Verdana"><em><font size="1">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; musée de Pergame (Italie)</font></em></font>
  </div><font size="2" face="Verdana"><em><font size="1"><br></font></em></font>
  <p align="justify">
    <font size="1" face="Verdana">"Pour ce qu'est ce bonhomme-ci, et à quel point il est déroutant aussi bien dans sa personne que dans ses propos, impossible de rien trouver qui s'en rapproche ; on
    peut chercher, et parmi les gens d'aujourd'hui, et parmi ceux du passé ! À moins que d'aventure on n'en découvre une image chez ceux que j'ai dits : non pas chez les hommes, mais chez les silènes
    et les satyres ; et aussi bien pour la personne que pour les propos. Car c'est, voyez-vous, une chose encore que j'ai laissé passer dans ce que j'ai dit au commencement : ses discours sont on ne
    peut plus semblables aux silènes qui s'entr'ouvrent. Qu'on veuille bien, en effet, écouter les discours de Socrate : à la première impression, on ne manquera pas sans doute de les trouver
    absolument ridicules. Tels sont les mots, les phrases qui en sont l'enveloppe extérieure, qu'en vérité on dirait la peau d'un insolent satyre ! Car il vous y parle d'ânes bâtés, de forgerons, de
    cordonniers, de corroyeurs ; il a toujours l'air de se répéter, dans ses expressions comme dans ses pensées ; si bien qu'il n'y a pas au monde d'ignorant ou d'imbécile qui ne fasse de ses
    discours un objet de dérision. Mais arrive-t-il qu'on les voie s'entr'ouvrir et qu'on en arrive à l'intérieur, alors on commencera de les trouver, dans le fond, pleins d'intelligence, et les
    seuls qui soient tels ; puis divins au possible, pleins eux-mêmes du plus grand nombre possible d'images d'excellence, et tendant le plus haut possible, tendant, pour mieux dire, à tout ce qu'il
    convient d'avoir en vue quand on doit devenir un homme d'honneur !<em>"</em></font>
  </p>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify">
    <font size="1" face="Verdana">Platon, <em>Banquet,</em> 221d-222a</font>
  </p><font size="2" face="Verdana"><em><font size="1"><br></font></em></font>]]></description>
        <pubDate>Sat, 08 Dec 2007 10:17:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.shwl.org/article-14449672.html</guid>
                <category>L'Europe, au-delà du MDK</category>        <comments>http://www.shwl.org/article-14449672-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Comment on peut toujours agir d'une manière qui plaise aux dieux]]></title>
        <link>http://www.shwl.org/article-13038430.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify" class="MsoNormal" style="">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Verdana;">Quelqu’un demanda à Epictète comment on peut dîner d’une manière qui plaise aux dieux.<br>
    – Si, dit-il, tu mets dans cet acte de la justice, de la raison, de la retenue, de la décence, n’est-ce pas une manière de plaire aux dieux&nbsp;?<br>
    Lorsque tu demandes de l’eau chaude et que l’esclave n’obéit pas, ou bien obéit en apportant de l’eau tiède ou encore est absent de la maison, n’est-ce pas plaire aux dieux que de ne pas
    s’irriter et de ne pas élever la voix&nbsp;? – Mais comment supporter pareilles choses&nbsp;? – Esclave, ne veux-tu pas supporter ton frère&nbsp;? Comme toi, il a Zeus pour ancêtre, et il est né
    dans les mêmes germes que toi, du même principe venu d’en haut&nbsp;; parce que tu es à un rang supérieur au sien, vas-tu t’instituer son tyran&nbsp;? Ne te rappelles-tu pas qui tu es et à qui tu
    commandes, que c’est à des parents, à des frères par nature, à des descendants de Zeus&nbsp;? – Mais je les ai achetés&nbsp;; ce n’est pas eux qui m’ont acheté&nbsp;! – Prends garde&nbsp;! Où
    diriges-tu ton regard&nbsp;? Vers la terre, vers le gouffre, vers les misérables lois des morts, non vers les lois des dieux.</span><span style="">&nbsp;<br>
    <font face="Verdana">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; <font size="1"><br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; Epictète, <em>Entretiens 1, 13</em></font></font></span>
  </p>
  <p align="justify" class="MsoNormal">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 13 Oct 2007 10:38:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.shwl.org/article-13038430.html</guid>
                <category>L'Europe, au-delà du MDK</category>        <comments>http://www.shwl.org/article-13038430-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quelques nouvelles à la radio ce matin]]></title>
        <link>http://www.shwl.org/article-12868444.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify">
    <font size="2" face="Verdana">Hourra, Viva</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Verdana">Ce matin, Madame Véronique Pélerin est revenue. Si vous ne connaissez pas ce nom, sachez que c'est la journaliste du week-end sur France Culture. Disparue des ondes
    depuis la fin août, nous craignions qu'elle n'ait été remplacée par un speaker bavard de plus ... Car Véronique Pélerin illustre que tout n'est pas encore tout à fait perdu en France, malgré
    l'abaissement complet de la période.</font><br>
    <font size="2" face="Verdana">Mais pourquoi Véronique Pélerin nous est-elle si précieuse ?</font><br>
    <font size="2" face="Verdana">- En premier lieu, parce que sa présence est un écart de France Culture avec elle-même et sa forte tendance au préchi précha cultureux. Dans une profession où le
    <em>bien parler</em> est certainement une qualité indispensable,</font> <font size="2" face="Verdana">Véronique Pélerin</font> <font size="2" face="Verdana">est un OVNI. Son ton est certes
    élégant, sa manière de parler distanciée, ironique ; mais le plus caractéristique est une tendance à un singulier bafouillage, une manière de notre journaliste de littéralement trébucher sur les
    mots, comme si elle perdait l'équilibre. Son discours devient alors un peu heurté et saccadé. Qui ne ferait qu'écouter la musique de ses nouvelles trouverait là une partition pour le moins
    déroutante ; sans aucun doute, Brice Hortefeux et son petit empereur de chef, s'ils l'entendaient, l'enverraient immédiatement repasser son test de français et faire vérifier ses gènes (le débat
    sur <em>le test ADN</em> pour les immigrés a voilé que la question était celle <em>des gênes</em> que présentent l'étranger).</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Verdana">Mais voilà, Véronique Pélerin a une âme, et ça s'entend. Avant elle, nous n'avions pas idée de ce qu'était un grand journaliste de radio. Un journaliste doit
    transformer le bruit du monde, la rumeur opaque qui nous glisse dessus, en quelque chose qui parle à chacun. Ce matin, il est question de la situation en Birmanie et des manifestations organisées
    à travers le monde en soutien aux agitateurs birmans, principalement moines et étudiants ; de celle de Paris, qui aura lieu devant l'ambassade de Chine -quelqu'un d'Amnesty nous explique pendant
    le flash pourquoi là-. Et tout d'un coup, que 30 secondes d'un flash mondial de 5 minutes soient consacrées à l'endroit précis où se tiendra cette manifestation, est une invitation : à comprendre
    les relations entre la Birmanie et le reste du monde, à savoir comment se conçoit une manifestation, à aller éventuellement manifester soi-même. Et Véronique Pélerin parle alors à tous les
    adeptes du "zen" à la mode, aux lecteurs avides du Dalaï Lama, et aux autres. Et avec son flash info, au moment où tout le monde rentre dans le week-end et ne veut plus penser, elle rentre en
    scène.</font><br>
    <br>
    <font size="2" face="Verdana">Autre sujet poignant de son journal : Marion Jones, la sidérante athlète américaine vient d'avouer qu'elle avait menti, et s'était dopée. C'est sa voix brouillée par
    les larmes qu'on entend avouer aux journalistes l'étendue de sa mystification. C'est beau et fort comme le meilleur théâtre. On sort de la bêtise moralisatrice contre le dopage.&nbsp;<br></font>
    <font size="2" face="Verdana">Se taire pour écouter.</font> <font size="2" face="Verdana">Cesser de commenter pour parler. Ne pas en dire trop pour faire entendre. Mettre en scène pour affecter
    et inciter à penser.<br>
    <br></font>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 06 Oct 2007 09:07:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.shwl.org/article-12868444.html</guid>
                <category>L'Europe, au-delà du MDK</category>        <comments>http://www.shwl.org/article-12868444-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le continent où le verbe est roi]]></title>
        <link>http://www.shwl.org/article-6312774.html</link>        <description><![CDATA[<font size="1"><br style="font-weight: bold;" /></font>
<div style="text-align: justify;"><font size="2"><font size="1"><span style="font-weight: bold;">Le 25 mars 2007, pendant l'Euro Soo Bahk Do, on c&eacute;l&eacute;brait le 50 &egrave;me anniversaire du Trait&eacute; de Rome. </span></font></font><br /><font size="2" style="font-style: italic;">Extrait d'un article de l'&eacute;crivain hongrois Gy&ouml;rgy Konr&agrave;d, paru dans le </font><font size="2">Courrier International</font><font size="2" style="font-style: italic;"> n&deg;855 (22 au 28 mars 2007)</font><br /><br /><font size="2">(...) S'il faut r&eacute;pondre &agrave; la question &quot;Qu'est-ce qui rassemble l'Europe?&quot;, je r&eacute;ponds sans h&eacute;sitation : sa culture symbolique, les arts, l'&eacute;criture, et &agrave; l'int&eacute;rieur de cela, la litt&eacute;rature religieuse et la&iuml;que, qui a pris forme il y a des centaines et des milliers d'ann&eacute;es. Le d&eacute;bat public sera sans doute de plus en plus centr&eacute; sur les relations de l'Europe avec les autres parties du monde, du moins avec d'autres grandes puissances. Pour ce qui est de l'anciennet&eacute; de la civilisation et de la taille de la populataion, autrement dit du point de vue des ressources humaines, ce sont la Chine et ses voisins d'Asie du Sud-Est qui sont les pays les plus forts. Du point de vue de la possession d'une force arm&eacute;e sachant faire respecter sa volont&eacute; et d'une puissance &eacute;conomique et scientifique, les Etats-Unis sont &eacute;videmment &agrave; la premi&egrave;re place. En revanche, du point de vue de la pluralit&eacute;, de l'urbanit&eacute;, du niveau de vie et de l'h&eacute;ritage artistique, c'est l'Europe.</font><br /><font size="2">L'Europe, en revanche, a chut&eacute; deux fois durant le si&egrave;cle dernier, avec les deux guerres mondiales, et elle s'est couch&eacute;e dans le lit des tyrannies les plus r&eacute;pugnantes. L'Europe n'a aucune raison, ni aucun droit de se pavaner. Il suffit de passer en revue mes exp&eacute;riences et celles de mon entourage proche et lointain pour que je ne tombe pas dans le panneau de l'autoportrait collectif vantant nos m&eacute;rites. Je dois &eacute;voquer aussi le revers de l'autocongratulation : les proc&eacute;d&eacute;s inf&acirc;mes, les m&eacute;sententes mesquines, l'&eacute;clipse des valeurs, l'ersatz d'id&eacute;es en lieu et place d'une v&eacute;ritable politique humaniste.</font><br /><font size="2">Seule une minorit&eacute; de l'humanit&eacute; vit dans des Etats de droit d&eacute;mocratique. Il faudrait que les membres de la minorit&eacute; d&eacute;mocratique de l'humanit&eacute; se serrent les coudes et r&eacute;fl&eacute;chissent, de la fa&ccedil;on la plus ouverte qui soit &agrave; leur biens communs, &agrave; leurs responsabilit&eacute;s et &agrave; leur strat&eacute;gie (...)</font><br /><font size="2">L'Europe va user de ce qu'elle a : sa capacit&eacute; intellectuelle fond&eacute;e sur la pluralit&eacute;. Elle sera oblig&eacute;e d'aimer sa diversit&eacute;, car c'est sa force : l'homme &agrave; plusieurs niveaux, oppos&eacute; &agrave; l'homme &agrave; un seul niveau. Quant &agrave; ce que nous avons appris de la libert&eacute; de penser, nous ne devons jamais nous en d&eacute;partir, sous peine de nous attirer la honte et le ridicule.<br /><img style="width: 312px; height: 233px;" class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/43/11/63/divers-004-_640x480_.jpg" /><br /></font><font size="2">C'est ici en Europe qu'on trouve le plus de cr&eacute;ations humaines et de monuments historiques par kilom&egrave;tre carr&eacute;. C'est ici que le moi pensant est devenu l'objet principal de la pens&eacute;e. Ce qui est absolu ailleurs se r&eacute;v&egrave;le ici relatif. Chez nous, en Europe, un peu plus de mots, de r&eacute;flexions, de citations et d'analyses entourent l'amour, la table, la politique et la litt&eacute;rature. C'est un continent verbal. Nous pensons en recourant &agrave; notre h&eacute;ritage textuel et iconographique. Nous vivons dans la mythologie que nous ont l&eacute;gu&eacute;e ceux qui nous ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute;s sur ces terres. Nous nous reposons sans cesse les m&ecirc;mes questions.</font><br /><font size="2">Les vrais Europ&eacute;ens, ce sont les traducteurs. C'est gr&acirc;ce aux traducteurs que l'Europe multilingue a pu devenir, ici et l&agrave;, un tissu culturel (...). Gr&acirc;ce &agrave; la curiosit&eacute; des individus et aux traductions, la culture europ&eacute;enne est une culture d'accueil. L'Europe doit son statut de super-puissance &agrave; sa culture, au fait que ses habitants lisent relativement beaucoup et que l'on trouve toujours parmi eux des lecteurs passionn&eacute;s. <br />La culture europ&eacute;enne n'a pas de fronti&egrave;res, elle est partout dans le monde (...). Mais une politique culturelle n'a de&nbsp; succ&egrave;s que si elle favorise la connaissance mutuelle des individus et des communaut&eacute;s, au del&agrave; des fronti&egrave;res des Etats et des langues. Je compare la t&acirc;che de la politique culturelle europ&eacute;enne &agrave; celle de planter, soigner et nourrir une fleur rare : celle de la curiosit&eacute; mutuelle (...).</font><br /><font size="2">Si vous voulez l'Union, vous devez vouloir vous mettre, de temps en temps, dans la peau d'un autre Europ&eacute;en -&eacute;ventuellement &agrave; travers des livres. Sans une gymnastique de l'esprit europ&eacute;en, nous assisterons au grand abrutissement. Nous vivons sur un continent loquace, o&ugrave; les hommes parlent beaucoup et volontiers, o&ugrave; ils aiment formuler la r&eacute;alit&eacute; de mille et une mani&egrave;res. Nous pouvons rougir &agrave; cause de ce flot verbal, mais nous pouvons aussi en &ecirc;tre fiers. Reconnaissons notre complexit&eacute; et r&eacute;jouissons-nous en.</font><br /></div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 07 Apr 2007 11:06:05 +0200</pubDate>        <guid >http://www.shwl.org/article-6312774.html</guid>
                <category>L'Europe, au-delà du MDK</category>        <comments>http://www.shwl.org/article-6312774-6.html</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[21 janvier 1793, mort de Louis Capet, dit le 16ème]]></title>
        <link>http://www.shwl.org/article-5353674.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">&nbsp;<font size="2">&quot;On ne saurait gouverner sans &ecirc;tre laconique&quot;.</font></p>
<p align="justify"><font size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<font size="1">Saint-Just</font></font></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 22 Jan 2007 13:28:04 +0100</pubDate>        <guid >http://www.shwl.org/article-5353674.html</guid>
                <category>L'Europe, au-delà du MDK</category>        <comments>http://www.shwl.org/article-5353674-6.html</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[1867, l'Europe de Victor Hugo (2)]]></title>
        <link>http://www.shwl.org/article-5122742.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><font size="2" style="font-family: Verdana;">(...) Cette nation aura pour l&eacute;gislation un fac simile, le plus ressemblant possible, du droit naturel. Sous l'influence de cette nation motrice, les incommensurables friches d'Am&eacute;rique, d'Asie, d'Afrique et d'Australie seront offertes aux &eacute;migrations civilisantes ; les huit cent mille boeufs annuellement br&ucirc;l&eacute;s pour les peaux dans l'Am&eacute;rique du Sud seront mang&eacute;s ; elle fera ce raisonnement que s'il y a des boeufs d'un c&ocirc;t&eacute; de l'Atlantique, il ya des bouches qui ont faim de l'autre c&ocirc;t&eacute;. Sous son impulsion, la longue tra&icirc;n&eacute;e des mis&eacute;rables envahira magnifiquement les grasses et riches solitudes inconnues (...) ; les meurt-de-faim et les va-nu-pieds, ces fr&egrave;res douloureux et v&eacute;n&eacute;rables de nos splendeurs myopes et de nos prosp&eacute;rit&eacute;s &eacute;go&iuml;stes, auront, en d&eacute;pit de Malthus, leur table servie sous le m&ecirc;me soleil. (...)<img src="http://idata.over-blog.com/0/43/11/63/hugo01.jpg" alt="" class="GcheTexte" style="width: 139px; height: 153px;" /></font><font size="2" style="font-family: Verdana;"><br />La paix, d&eacute;esse &agrave; huit mamelles, majestueusement assise au milieu des hommes ; aucune exploitation, ni des petits par les gros, ni des gros par les petits et partout la dignit&eacute; de l'utilit&eacute; de chacun sentie par tous ; l'id&eacute;e de domesticit&eacute; purg&eacute;e de l'id&eacute;e de servitude ; l'&eacute;galit&eacute; sortant toute construite de l'instruction gratuite et obligatoire ; l'&eacute;gout remplac&eacute; par le drainage ; le ch&acirc;timent remplac&eacute; par l'enseignement ; la prison transfigur&eacute;e en &eacute;cole ; l'ignorance, qui est la supr&ecirc;me indigence, abolie ; l'homme qui ne sait pas lire aussi rare que l'aveugle-n&eacute; (...)</font><br /><font size="2" style="font-family: Verdana;">La libert&eacute; du coeur humain respect&eacute;e au m&ecirc;me titre que la libert&eacute; de l'esprit humain, aimer &eacute;tant aussi sacr&eacute; que penser. Une vaste marche en avant de la foule Id&eacute;e conduite par l'esprit L&eacute;gion. La circulation d&eacute;cupl&eacute;e ayant pour r&eacute;sultat la production et la consommation centupl&eacute;es ; (...)<br />Pour guerre l'&eacute;mulation. L'&eacute;meute des intelligence vers l'aurore. L'impatience du bien gourmandant les lenteurs et les timidit&eacute;s. Toute autre col&egrave;re disparue. Un peuple fouillant les flancs de la nuit et op&eacute;rant au profit du genre humain une immense extraction de clart&eacute;. Voil&agrave; quelle sera cette nation.<br />Cette nation aura pour capitale Paris, et ne s'appellera point le France ; elle s'appellera l'Europe.<br />Elle s'appellera l'Europe au vingti&egrave;me si&egrave;cle et, aux si&egrave;cles suivants, plus transfigur&eacute;e encore, elle s'appellera l'Humanit&eacute;.<br />L'Humanit&eacute;, nation d&eacute;finitive, est d&egrave;s &agrave; pr&eacute;sent entrevue par les penseurs, ces contemplateurs des p&eacute;nombres (...).<br /></font><br /></div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 30 Dec 2006 17:18:16 +0100</pubDate>        <guid >http://www.shwl.org/article-5122742.html</guid>
                <category>L'Europe, au-delà du MDK</category>        <comments>http://www.shwl.org/article-5122742-6.html</comments>                    </item>
  
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