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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 15:24

 

Hwang Kee, Grand-Maître de l'école Moo Duk Kwan a créé 2 ensembles de formes qu'on trouve dans le cursus de Soo Bahk Do :

  • les forme Yuk Ro ( à prononcer "Yukno"), au nombre de 6, elles sont essentiellement apprises et  pratiquées du 1er dan au 6ème dan. A noter que les quatre premières ont été reprises par les pratiquants de Sun Moo Do, l'art martial coréen, qui se réclame du bouddhisme Son (le terme Sun du début ne désigne pas le soleil mais transcrit en anglais le nom en coréen du Chan chinois ou Zen japonais). Chaque forme est accompagnée d'un sous-titre qui précise leur orientation. 

Yukro Cho Dan (n°1) : Du Moon, signifie "la grande porte"

Yukro Ee Dan (n°2) : Jun Jol, signifie "couper au milieu"

Yukro Sam Dan (n°3) : Po Wol, ou "embrasser la lune"

Yukro Sa Dan (n°4) : Yang Pyon ou "donner le fouet"

etc ...

  • Les formes Chilsong, ou formes des 7 étoiles. Au nombre de 7, on les apprend de la ceinture verte jusqu'au 6ème dan. Les formes Chilsong font référence à la grande ourse, la constellation, qui permit pendant des siècles, et bien avant l'invention de la boussole et du GPS, aux humains voyageurs de s'orienter, une fois la nuit tombée. Ainsi le repère géographique, pour quelque terrien que ce soit, se trouve dans le ciel. Hwang Kee a souhaité que ces formes fassent repère, pour les élèves Moo Duk Kwan, comme la constellation.

Dans le taichi, une posture se nomme également "les sept étoiles". C'est une position de garde mains ouvertes, flexion jambe arrière. La référence aux 7 étoiles pour un esprit peu averti n'est pas tout à fait évidente. Après explication de Maître Chen Yi-rhe, on apprend que la tête est censée représenter l'étoile polaire ; les articulations épaule/coude/poignet gauche, hanche/genou/cheville droit comptent pour 3 étoiles, les articulations épaule/coude/poignet droit et hanche/genou/cheville gauche comptent pour 3. 

Pourquoi les articulations sont-elles groupées par 2, sur un membre inférieur et un membre supérieur d'une part ? Pourquoi le haut du corps d'un côté correspond au bas du corps de l'autre côté (et vice versa) ? Que doit-on entendre par le terme "correspond" ? 

Quoiqu'il en soit, cela se trouve corroborer une autre notion, qui circule dans l'école Moo Duk Kwan, celle de chaîne Moo Do (d'où la référence aux 7 étoiles est absente) où les articulations sont censées figurer la chaine entrant en jeu dans chaque mouvement d'une part, mais également le  système hiérarchique.

Pour une symbolique plus complète de la Grande ourse, voir ici, le site de l'association du même nom.

 

Sur l'imagination

      Pour en revenir aux formes Yukro, et notamment à leur sous-titre, on remarquera que ce sont à peu près les seuls noms de formes utilisés dans le Moo Duk Kwan qui donnent une direction, nous voulons dire par là, qui suscitent l'imagination. On peut supposer que c'est du fait que ces formes sont inspirées du Moo Yei do Bo Tong Ji, qui est écrit en chinois, et que la manière même dont se compose l'écriture chinoise implique l'imagination (dès qu'il y a composition d'un caractère avec 2 éléments ou plus, le fait même de les mettre ensemble appelle une opération de l'esprit, qui n'est pas présente dans l'écriture alphabétique, dans laquelle les lettres ne figurent rien). 

Prenons l'exemple de la forme Po wol "embrasser la lune", on voit assez bien comment cette image met déjà le pratiquant dans un certain état d'esprit : celui d'un mouvement doux, englobant, protecteur peut-être etc ... bref, cela fait appel à ce que signifie "embrasser" (prendre dans ses bras) et à toutes les expériences de ce type vécu par un sujet. Quant à la Lune, on sait qu'elle est la planète des rêveurs, le symbole féminin, etc, et là aussi cela fait appel à tout ce qu'un sujet et son espace culturel met sous le nom de l'astre. Si l'on ajoute le terme "embrasser" au terme "Lune", on voit bien que l'élève est placé par l'association des termes dans une disposition poétique : il lui faut jouer quelque chose qui lui appartienne en propre, il lui faut exprimer, plutôt que simplement réaliser une suite de techniques.

C'est une des forces des arts martiaux d'expression chinoise (c'est-à-dire dont le vocabulaire/la syntaxe nous sont traduits du chinois) : celle de faire appel, par la dénomination de ses techniques, au théâtre intérieur de chacun, à son aspiration à se projeter dans une image, une expression venue d'ailleurs, quelque chose comme un poème dont vous êtes le héros.

 

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:29

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Fondée en Corée en 1945 par le Grand-Maître Hwang Kee, Moo Duk Kwan signifie Ecole de la vertu martiale.

Il aura fallu de nombreuses années entre le moment où le fondateur Hwang Kee découvrit les arts martiaux et la véritable naissance du Moo Duk Kwan. C’est à l’âge de 7 ans, en 1921, que Hwang Kee assista pour la première fois à une démonstration martiale. Lors du festival national du mois de Mai, il fut témoin d’une rixe qui opposait un groupe de 7 ou 8 hommes à un individu isolé ; ce dernier parvint à se défendre puis à se défaire de ses adversaires. Impressionné, le jeune Hwang Kee suivit l’homme jusque chez lui ; après l’avoir observé en train de s’entraîner pendant un certain temps, il lui demanda de lui enseigner ses techniques (l’homme pratiquait le Taekkyon). Il refusa, du fait du jeune âge de son interlocuteur. Pourtant, Hwang Kee ne fut nullement dissuadé ; il continua à l’observer de loin et imitait ce qu’il voyait.

Après être sorti diplômé du lycée en 1935, Hwang Kee travailla pour les chemins de fer en Mandchourie. L’année suivante, il fut présenté à un maître chinois, Maître Yang Kuk Jin. Jusqu’alors, Hwang Kee était strictement autodidacte ; c’est pourquoi il espérait bien que cette rencontre déboucherait sur un entraînement digne de ce nom. Il demanda à Maître Yang de l’accepter comme élève ; comme Hwang Kee insistait, il obtint gain de cause et put s’entraîner sous sa direction. Un an plus tard, il retourna en Corée, où il espérait pouvoir continuer à s’entraîner et éventuellement, commencer à enseigner. Le pays était occupé par les Japonais, ce qui l’empêcha de poursuivre son étude des arts martiaux. En 1939, Hwang Kee fut employé par les services des chemins de fer de Choson. Cela lui donna accès à une bibliothèque, où il se mit à étudier la philosophie et le karaté d’Okinawa. Pendant les années qui suivirent, il voyagea, continua à étudier, et gagna en maturité comme artiste martial.

A la fin de la seconde Guerre Mondiale, Hwang Kee réalisa son rêve, celui de se consacrer entièrement aux arts martiaux : il créa l’Ecole Moo Duk Kwan le 9 novembre 1945. Elle est l’une des 5 écoles principales d’arts martiaux en Corée. Pour rappel, ces cinq écoles sont :


* Song Moo Kwan, fondée par No Byong Jik

* Chung Do Kwan, fondée par Lee Won Kuk

* Yeon Moo Kwan (nom modifié en Ji Do Kwan), fondée par Chun Sang Sup

* YMCA Kwon Bop Bu (nom modifié en Chang Moo Kwan) fondée par Yun Byong In

* Moo Duk Kwan, fondée par Hwang Kee


La discipline que Hwang Kee enseignait fut appelée Hwa Soo Do, « art de la main fleurie ». La première année, il attira et perdit bon nombre d’élèves, les gens ignorant majoritairement de quoi il s’agissait. En 1947, Hwang Kee prit conscience de l’imprégnation japonaise qu’avait subie la culture coréenne. Cela modifia ses perspectives ; il décida d’intégrer l’art du Tang Soo Do, dont le nom était mieux connu du public, dans sa discipline le Hwa Soo Do. 

Avant le début de la guerre de Corée en 1950, Hwang Kee avait 4 élèves membres Dan. Ce fut le début du système Dan bon, unique au Moo Duk Kwan : chaque nouveau Dan est enregistré par un numéro qui lui attribue une place dans les lignes pendant les entraînements et plus globalement, une place dans l’histoire de l’école.

 Malgré les difficultés multiples causées par la guerre de Corée, l’art persista et se développa.  Hwang Kee approfondissait ses recherches techniques rigoureuses qui mettaient l’accent sur l’utilisation de la hanche. En 1957, il fit une découverte de première importance dans une bibliothèque de Séoul : un livre, du nom de Moo Yei Do Bo Tong Ji. Il y était question de Soo Bahk, un authentique art martial coréen. Hwang Kee se mit alors à étudier assidûment l’ouvrage. Il favorisa à travers l’enseignement du Moo Duk Kwan, l’étude du Soo Bahk comme un véritable art vivant et contribua à relier les élèves à sa longue histoire. Il choisit le nom Soo Bahk Do, qui provient de Soo Bahk Ki, technique de la main qui frappe et de Soo Bahk Hee, danse de la main qui frappe, toutes deux détaillées dans le livre Moo Yei Do Bo Tong Ji. Le sufixe Do fut ajouté car Hwang Kee pensait que le Soo Bahk devait enseigner la philosophie Moo Do, qui consiste à faire cesser les conflits internes et extérieurs.


En 1960, l’Association coréenne de Soo Bahk Do (Dae Han Soo Bahk Do Hoe) fut enregistrée officiellement auprès du gouvernement, comme diffusant l’art martial traditionnel coréen Soo Bahk Do. L’école devint mieux respectée et reconnue au niveau national ; dans le même temps, l’objectif  de Hwang Kee de favoriser les relations humaines par les arts martiaux au niveau international, progressait.

De septembre 1960 à avril 1961, l’école Moo Duk Kwan publia 8 bulletins d’informations, ce qui témoigne de son dynamisme à la veille du coup d’Etat militaire.La Corée connut bientôt une crise politique. Ce fut le début de 30 années tumultueuses pour l’Association coréenne de Soo Bahk Do et l’école Moo Duk Kwan. 

A partir de 1961, les nouvelles autorités voulurent unifier les 5 écoles coréennes d’arts martiaux, et les regrouper sous un seul nom. Entre 1945 et 1961, trois des cinq écoles initiales s’étaient subdivisées en plusieurs autres écoles. Ce n’était pas le cas de l’école Moo Duk Kwan, qui comptait à l’époque, le plus d’élèves, et conservait sa cohésion. 

En 1964, des négociations eurent lieu au cours desquelles Hwang Kee se prononça contre l’unification voulue par le gouvernement, jugeant que les propositions qui lui étaient faites n’étaient pas équitables. 

En mars 1965, trois de ses élèves les plus anciens Kim Young Taek, Hong Chong Soo, and Lee Kang Ik décidèrent de rejoindre le mouvement d’unification du Taekwondo initié par le gouvernement. Ils emmenèrent avec eux un nombre d’élèves significatif.

Après l’échec des négociations, il y eut sur Hwang Kee et son école des pressions politiques dont l’organisation et l’art souffrirent. Bien que reconnu par l’Etat coréen, le diplôme délivré de Soo Bahk Do Moo Duk Kwan ne constituait pas un élément suffisant pour obtenir un emploi. Lorsqu’ils voulaient voyager et enseigner en dehors de leurs frontières, les instructeurs avaient les plus grandes difficultés à obtenir un visa ; d’autre part, le Soo Bahk Do Moo Duk Kwan avait interdiction de participer à des rassemblements internationaux. Un peu plus tard, le gouvernement coréen annula la reconnaissance de l’Association coréenne de Soo Bahk Do. Hwang Kee fit valoir ses droits devant la Cour Suprême en 1966 et gagna, assurant ainsi l’avenir de l’organisation.

Les pressions politiques continuèrent jusqu’en 1979, rendant difficile pour Hwang Kee tout déplacement hors de Corée. Mais infatigablement, il continua à promouvoir son art. Cette période d’adversité déclarée vit tout de même des sections du Moo Duk Kwan se développer aux USA, en Grèce, au Royaume Uni, en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie, en Suisse, aux Pays-Bas, à Puerto Rico, en Argentine, en Malaisie, au Brunei, et en Australie (auxquels il faut ajouter aujourd'hui en 2013, le Chili, l'Uruguay,la Colombie, l'Espagne, l'Islande, Israël, les Philippines et la Chine).


En 1982, Hwang Kee introduisit officiellement le Soo Bahk Do lors de manifestations internationales en faisant la démonstration de Hwa Sun hyung, forme directement issue du Moo Yei Do Bo Tong Ji. Il continua les années suivantes à enseigner ce qu’il avait appris de l’ouvrage, aussi bien lors de stages que de démonstrations, mais également dans des publications. Jusqu’à sa mort en 2002, Hwang Kee s’efforça de promouvoir l’art qu’il avait créé et témoigna de son histoire. Il posa les fondements et les objectifs de l’organisation, garantissant ainsi son développement à venir. Ce projet impliquait la préparation de sa succession. Aujourd’hui, comme le Fondateur Hwang Kee le souhaitait, son fils H.C Hwang a pris sa suite, et s’efforce de promouvoir sa vision de l’art auprès des pratiquants à travers le monde.


En Corée, en 2015, l’école Moo Duk Kwan fêtera les 70 ans de sa vie mouvementée. 

 

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 22:18

Après Robert Shipley Sa Bom Nim, 7ème dan et conseiller technique pour l'Italie, nous proposons des extraits de l'entretien que nous avons eu, à l'été 2002, avec Urs Spoerri Sa Bom Nim, 5ème dan, responsable technique pour la Suisse.

(...)

Q : Quelle est selon vous la qualité la plus importante nécessaire pour être un Sa Bom ?

U. Spoerri SBN : il y a plusieurs aspects à prendre en compte. Lorsqu'on tient un do-jang, on a une responsabilité éducative envers les élèves. En ce qui me concerne, je fais du Soo Bahk Do avant tout parce que je pense que ça aide les enfants à ne pas être dans la rue. Le plus important à mes yeux est de leur offrir un contenu de vie positif.

Q : Quel contenu par exemple ?

U. Spoerri SBN : La priorité  pour moi est  qu'un enfant apprenne à être responsable de lui-même ; qu'il accepte les autres, qu'il n'y ait pas d'agressions, pas de conflit, qu'il y ait de la solidarité, qu'on soit main dans la main.  Je trouve tous ces principes dans le Soo Bahk Do.

Autre exemple : une enfant arrive dans mon do-jang ; elle est timide et n'ose pas aller toute seule à l'école. Au bout de trois mois, elle est en mesure de le faire. Elle a pris confiance en elle. Cela, c'est pour moi beaucoup plus important que quelqu'un qui devient 1er dan ou qui remporte un titre de champion européen.

Q : est-ce que cela signifie que l'aspect mental du Soo Bahk Do est pour vous plus important que le physique ?

U. Spoerri SBN : Pas nécessairement. Je pense que les deux sont importants (...). Avec les adultes, on peut plutôt discuter de la dimension mentale, tandis que pour les enfants, on doit passer par l'aspect sportif pour arriver au mental. (...)

Q : Est-ce que vous vous considérez comme un "modèle" (ndlr : Sa Bom signifie modèle en coréen) ?

U. Spoerri SBN : Il est toujours difficile d'être un exemple. J'essaie de l'être, mais ce n'est pas à moi de répondre si je parviens à l'être, c'est aux enfants. Je pense qu'on peut mesurer sa propre réussite aux effets que nos actes produisent. J'ai 50 employés dans mon entreprise, et depuis 3 ans, nous n'avons perdu personne. Nous réussissons. On peut faire l'hypothèse que cela provient de la manière dont je dirige les choses. La base, c'est "monkey see, monkey do". On doit faire soi-même ce que l'on demande aux autres. Alors, la vie devient plus facile.

(à suivre)

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 18:11

Essai de traduction de l'anglais, d'un passage de Moo Do Chul Hahk, La philosophie Moo Do.


Sur la théorie du changement (p 189)

 

(...) Conformément aux lois du changement, les choses les plus difficiles peuvent être accomplies si on y applique un effort constant ; même le long peut devenir court grâce à la vitesse d'une force qui se déplace. Ce qui est devant ne reste pas éternellement devant, mais passe derrière quand quelque chose le dépasse en vitesse.

C'est pourquoi, dans un conflit entre deux opposés, le sage ne prend parti pour aucun. Il se maintient dans la réalité naturelle du Do, qui sert de fondement à toute chose dans le monde. Il ne cherche pas tant à instruire par les mots que par ses actes, qui font de lui un exemple silencieux. Aujourd'hui, la plupart des gens croient que ce qui est beau à un moment reste beau, que ce qui est bon reste bon. Pourtant quand la beauté, la bonté, le pouvoir atteignent leur culmen, ils déclinent, et peu après avoir atteint leur point le plus bas, augmentent à nouveau. Cela correspond aux lois de la nature.

Nous ne devons pas craindre le changement, mais plutôt essayer de comprendre son principe : l'imagination produit l'actuel, et réciproquement, l'actuel produit l'imagination. Comme nous le verrons, le changement se manifeste par l'interaction répétée de l'imagination et de l'actuel.

 

Moo Do Chul Hahk, Hwang Kee

nouvelle traduction H.C Hwang, 2009

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 19:53

 

 

 

 

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 13:20

Souvent moins connus que les  "8 concepts", les dix points pour la pratique sont les piliers techniques, les points de référence fondamentaux, quand, par exemple, isolé dans une forêt pendant des semaines, on s'entraîne seul. Loin des caméras.

 

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1/ Ki Ahp : le cri - littéralement  "énergie/compression"

 

2/ Si Son : focalisation du regard -littéralement  "vue/linéarité"

 

3/ Jong Sim Goa Jong Sim uei Idong : déplacement rectiligne du Dan Jon -littéralement "équilibre et déplacement de l'équilibre"

 

4/ Sin ché' uei Sin chouk : relâchement et contraction - littéralement "tension détendue du corps (avec l'esprit)"

 

5/ Him huei Kang hak : modulation de la force et de la puissance

 

6/ Ki uei Woan gup : rythme de l'énergie -littéralement "énergie rapidité-lenteur ".

 

7/ Ki uei Jong woak : exactitude de l'énergie

 

8/ Kori uei Jo jong : ajustement de la distance

 

9/ Ho hup Bop : Manière de respirer - littéralement " loi de la respiration"

 

10/ Sou jok Dae ryon Bop : manière d'entraîner les pieds et les mains -littéralement "loi pour l'entraînement des pieds et des mains".

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 18:01

En anglais et en coréen, pour travail un peu le hangeul cet été ...

 

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 20:40
Ce soir, une jolie rencontre en rentrant du do-jang.

Le cours aux enfants gradés portait sur les 3 niveaux de travail ou les 3 énergies : Shim Gung ("énergie mentale"), Neh Gung ("énergie interne"), Weh Gung.("énergie externe") Il y a souvent un moment, suspendu, où on doit se lancer sans filet dans des explications pour des enfants entre 7 et 11 ans. Le moment de bravoure de ce jour se situait entre Neh Gung et Shim Gung : ces deux notions sont les plus éloignées de nos catégories occidentales. Ce que j'ai raconté pour Shim Gung ce soir, était très "jazz", et surtout beaucoup plus convaincant à mes yeux que ce que j'avais pu tenter de dire le lundi précédent sur le même sujet, de façon nettement plus scolaire.
Soit.
Je rentre et découvre un petit film d'archive, de mauvaise qualité mais tout charmant, récemment mis en ligne sur Youtube ; on y voit le Grand-Maître Hwang Kee prononcer un discours de présentation du Tang Soo Do, en coréen, dans un magnifique costume blanc lamé, une immobilité quasi totale. Et de quoi parle-t-il dans sa présentation de 4 min? de Shim Gung, Neh Gung, et Weh Gung. C'est un hasard qui tombe à pic ; quelle orthodoxie !
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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 11:26

Vous trouverez, dans le magazine Parents du mois de septembre 2009, quelques mots concernant l'initiation aux arts martiaux à J. Verdier, assurée par Shiwol à partir des fondamentaux du Soo Bahk Do.
A l'occasion de l'article, une série de questions avait été posée par la journaliste, dont il n' a été gardé au final qu'une petite phrase, pour accompagner 2 grandes photos de Louis, un de nos jeunes élèves. Parce que les photos, la presse nous le répète toujours, c'est plus " parlant ".
Voici, quoi qu'il en soit, l'intégralité des questions et réponses, en exclusivité pour nos lecteurs.




Quels peuvent être les bienfaits d'une initiation aux arts martiaux chez de très jeunes enfants ? Ce type d'activité permet-il à un enfant de se défouler ou au contraire de canaliser son énergie ?



Dès lors qu'un enfant de 4 ans se retrouve dans un groupe, il aura à se canaliser : l'enfant n'est pas le seul, l'adulte n'est pas là seulement pour lui, il doit s'habituer à ne pas être constamment au centre. Avoir des activités de groupe, comme il l’expérimente déjà à l’école maternelle, c’est très important. Dans notre initiation aux arts martiaux, ce que l’on apprend provient de sociétés à influence confucianiste où le groupe prévaut sur l’individu. Nous insistons donc sur l’aspect collectif.

Si l’on considère les choses individuellement maintenant, n’importe quel geste « technique », qui demande que le corps s’exerce pour acquérir une trajectoire, gagner en précision est une « canalisation ». Et plus l’enseignant sera exigeant sur la précision du geste, plus il faudra que l’enfant se concentre pour y parvenir.

A 4 ans, l’enfant a tant de progrès à faire en ce qui concerne la motricité !

Maintenant, toute la question est d’équilibrer le temps de concentration, le temps « exigeant », et celui où c’est la dimension ludique qui l’emporte, même si les enfants continuent à travailler. J’imagine que ce temps ludique, c’est ce que vous appelez « défoulement ».

 

Quelles sont les contraintes de cette discipline (je pense aux éventuelles compétitions lorsque l'enfant grandit) ?



Pour répondre à cette question, on doit distinguer entre les arts martiaux : certains se sont résolument tournés vers la compétition (les arts martiaux devenus sports de combat olympiques, tel le Taekwondo ou le Judo par exemple).

Si l'on considère  par contre les arts martiaux « traditionnels », tel le Soo Bahk Do (qui est la base de ce que nous enseignons aux enfants dans notre cours d'initiation aux arts martiaux) les compétitions ne sont pas centrales. Elles ont été concédées par les fondateurs parce que les pratiquants occidentaux, en Europe et aux USA, éprouvaient le besoin de se mesurer, de recevoir des récompenses, d'établir un classement etc ...

Théoriquement, si l'enfant ne le souhaite pas, il n'y a alors pas lieu de le faire participer à des compétitions. Mais il faut bien dire que parvenu à un certain âge, il est très rare que les enfants n'aient pas envie de se frotter aux autres. Nos sociétés émettent  sans cesse des signes qui les y poussent, d'ailleurs.

Le système de grades par barette et ceinture est une façon de mesurer sa propre progression, sans avoir à « battre l'autre ». On pourrait le considérer comme suffisant.

 

Quelles sont les qualités physiques et mentales que cette discipline est amenée à développer chez l'enfant au fur et à mesure qu'il pratique ?

 

Avec les enfants de 4 ans, on préfère travailler certaines aptitudes plus que développer les qualités physiques à proprement parler : l'adresse, l'équilibre, la coordination sont plus importantes à leur âge que la force, la souplesse ou la détente, qu'on travaille plus tard.

Dans l’initiation aux arts martiaux, nous leur apprenons des postures, afin que les enfants soient amenés à ressentir les différentes parties de leurs corps, se concentrent dessus, et supportent une certaine immobilité. A travers ces postures, les enfants imaginent quelque chose, soit tout seuls, soit parce qu'on le leur suggère. Il y a donc un travail d'expression, parce qu'ils relient ce qu'ils imaginent à leur action (la posture).

C'est  fondamental, à notre avis.

On développe par notre discipline courage, concentration, patience et, ce qui va avec, une certaine modestie.

 

 

A votre avis, faut-il être totalement à l'écoute des souhaits d'un enfant (lorsqu'il rechigne par exemple à pratiquer un sport) ou faut-il le pousser un peu (sans tomber dans une pression démesurée forcément contre-productive) ?

 

A 4 ans, est-ce que si votre enfant refuse de manger ou d'aller se coucher, vous le laissez décider ? A cet âge, il a besoin d'un cadre, d'une régularité, d'habitudes, c'est aux parents de les lui donner. Comment saurait-il d'emblée ce qui est bon pour lui ?

En ce qui concerne sa participation au cours d'arts martiaux, c'est la même chose. Comme nous l'avons dit précédemment, cela va lui demander un certain effort. S’il rechigne, c’est aux parents d’en évaluer les raisons. Ils peuvent en discuter avec lui bien sûr. Beaucoup d'enfants sont fatigués en cours d'année, c'est assez naturel. Mais au delà de ce que l’enfant pourra en dire, ce peut être aussi l'occasion de lui expliquer qu'il faut pratiquer une même activité suffisamment longtemps pour pouvoir savoir si on l'aime ou pas. Je crois qu’un enfant a besoin d’expériences du temps. Grandir, ça passe par un certain renoncement à l’immédiateté de son désir, non ?

 

Peut-on déceler chez de si jeunes enfants des dipositions pour les arts martiaux ou est-ce beaucoup trop tôt ?

 

On peut remarquer chez de très jeunes enfants une facilité à se concentrer, une aisance particulière dans l'exécution de certains mouvements, une coordination précoce.

Mais ce qui compte, c'est plutôt la réversibilité des choses dans d'autres cas. Des enfants de 4 ans peuvent apparaître plutôt empotés, tandis qu'à 6, ils auront considérablement amélioré leur agilité. C'est la même chose pour la concentration. Avec un entraînement régulier (2 fois par semaine), un enfant cultive sa capacité à focaliser son attention, que ce soit sur une cible lorsqu’il exécute un mouvement unique, ou sur des enchaînements de mouvements qu'il a appris et qu'il doit reproduire et s'efforcer de maîtriser.


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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 15:06


" Le Kata est un modèle de répertoire technique codifié dans la pratique des arts japonais. Il signifie littéralement moule ou prototype. Mais en assistant à l'exécution d'un même Kata, votre réaction et appréciation peuvent être différentes. Pourquoi ? Ce n'est pas seulement l'habileté technique qui vous touche, mais il y autre chose qui rentre en ligne de compte car un Kata n'est pas un simple moule.
En japonais le concept de Kata est très large, ce n'est pas seulement une séquence gestuelle mais cela peut être un seul mouvement ou une seule posture. Une seule technique magnifique pourrait être considérée à elle seule comme un Kata.
La répétition de chaque technique est le Keiko, qui est habituellement traduit par le mot "entraînement" mais dont le sens est différent. Keiko signifie "apprendre par ce qui a été élaboré dans le passé", donc le Keiko implique la répétition du Kata ou plutôt l'entraînement du Kata ne peut être que le Keiko. Que veut dire cela ? En exécutant un Kata, si votre longueur d'onde correspond à celle de l'adepte d'antan qui avait élaboré ou exécuté le même geste, au bout d'un certain temps, vous aurez une sensation de compréhension, voire même de symbiose avec cet adepte. A ce moment là, vous pouvez percevoir le message technique de l'adepte, qui est pourtant décédé depuis longtemps. Le message d'un maître du passé vous est alors parvenu. Il résonne dans votre corps, vous ressentez les mêmes sensations que le maître que vous n'avez pas connu. Votre corps est doublé de l'expérience de ce maître et vous pouvez alors déceler le sens technique porté dans le Kata que vous avez travaillé, en éprouvant une forte émotion. C'est ainsi que le Kata devient un modèle indispensable de l'enseignement de l'art. La répétition est un processus pour parvenir à faire correspondre sa longueur d'onde avec celle du maître du passé. Heureux sont ceux qui rencontrent ce type de Kata".
                                      
                            (Kenji Tokitsu, in Karaté Bushido n°375, p57, Février 2009)

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