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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 14:53

La naissance et le mûrissement ont besoin de l'énergie vitale de l'harmonie. C'est pourquoi la Voie des sages est large mais exigeante, stricte mais chaleureuse, aimable mais directe puissante mais humaine. Ce qui est trop dur casse, et ce qui est trop mou plie ; les sages se situent entre la dureté et la mollesse, et c'est ainsi qu'ils trouvent la racine de la Voie.

Il y a trois dangers dans le monde : avoir beaucoup de privilèges mais peu de vertus, voilà le premier danger. Avoir un rang élevé mais des capacités inférieures, voilà le deuxième danger. Toucher un gros salaire sans faire grand chose, c'est le troisième danger. Ainsi, on peut "gagner en perdant et perdre en gagnant".

Ce qu'on désire pour ses avantages peut s'avérer dangereux, alors qu'il se peut au contraire qu'un acte destiné à nuire rende service. Les éloges peuvent créer des problèmes ; les critiques peuvent aider. Il s'impose d'examiner le retournement du bénéfique et du nuisible, la porte du malheur et de la fortune.

Houai-nan-tseu

 le livre des maîtres du Sud de Houai 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 07:53

 

"En vue d'une actualisation du soi, la philosophie et la culture orientales ont traditionnellement fourni un riche héritage de méthodes holistiques et non-dualistes à l'égard du corps-esprit. Dans beaucoup de formes de religions et de philosophies orientales, notamment dans le bouddhisme, l'accent n'est pas mis sur l'adoration d'un être transcendant mais plutôt sur le processus d'actualisation du soi. Cette tendance de la religion s'est transmise à divers aspects des arts en Orient, si bien qu'au Japon, par exemple, il existe de nombreuses "voies de l'illumination" telles le judo, le kendo, le kado -arrangement des fleurs-, le sado-art du thé-. Ces arts visent à l'intensification de la conscience par le contrôle du corps (...)

Les participants à une cérémonie du thé, par exemple, peuvent accéder à une sorte d' "état modifié de conscience" grâce à des modifications dans les configurations de stimuli sensoriels, telles celles qui résultent de postures strictes, de mouvements raffinés et grâcieux, d'une respiration réglée, du parfum de l'encens qui brûle, du son monotone mais paisible de l'eau qui bout dans une bouilloire de fer, du goût délicat du thé et d'autres aspects tranquillisants du lieu réservé à la cérémonie du thé. C'est sur ce fond psychophysiologique qu'est enseignée la cérémonie du thé, qui peut s'exprimer succintement par les mots ichigo, ichie, c'est-à-dire "une occasion, une rencontre".

Cette philosophie admet que la cérémonie puisse être la première et la dernière occasion de faire du thé, et de rencontrer ces invités particuliers, dans cette maison de thé. C'est une leçon de la nature que chacun est destiné à mourir, bien que les gens aient tendance à l'oublier dans leur vie quotidienne. Cette acceptation lucide de la nature et de la loi de l'existence fait que l'on fera tout son possible pour préparer chaque bol de thé avec une affection profonde pour chaque invité. 

propos de Yujiro Ikemi et Akira Ikemi, cités dans Le rire du tigre, Marc de Smedt

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 13:16

 

 

Ceux qui, au temps jadis, désiraient faire briller leur vertu aux yeux du monde commençaient par mettre de l'ordre dans leur pays ; ceux qui désiraient mettre de l'ordre dans leur pays commençaient par faire régner l'ordre dans leur famille ; ceux qui désiraient faire régner l'ordre dans leur famille se cultivaient eux-mêmes d'abord ; ceux qui désiraient se cultiver eux-mêmes commençaient par corriger leur propre cœur ; ceux qui désiraient corriger leur propre cœur devaient d'abord cultiver leur bonne volonté ; ceux qui désiraient cultiver leur bonne volonté devaient d'abord essayer d'atteindre la connaissance et ils y parvenaient en étudiant les phénomènes.

Quand on a étudié les phénomènes, on peut atteindre la connaissance ; quand on a atteint la connaissance, on acquiert une bonne volonté ; quand la bonne volonté est acquise, le cœur est corrigé, quand le cœur est corrigé, l'homme est cultivé ; quand l'homme est cultivé, l'ordre règne dans sa famille ; quand l'ordre règne dans sa famille, il règne aussi dans son pays. Et quand l'ordre règne dans tous les pays, la paix règne dans le monde.

 

in La Grande  Etude ("Daxue")

oeuvre attribuée à Tseng-tseu (Zeng Zi), disciple de Confucius (Kong Zi)

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 13:25

A quinze ans, je résolus d'apprendre

A trente ans, je m'affermis dans la Voie

A quarante ans, je n'éprouvais plus aucun doute

A cinquante ans, je connaissais les décrets du ciel

A soixante ans, j'avais un discernement parfait

A soixante dix ans, j'agissais en toute liberté sans pour autant trangresser aucune règle

(Entretiens de Confucius, II, 4, traduction A. Cheng 1981)

 

 

J'aimerais bien pouvoir faire ça, 

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et ça 

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Sans oublier ça 

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C'est-à-dire, s'asseoir tranquillement, en souriant.

 

Le Grand Maître chinois inconnu vous salue bien et vous murmure à l'oreille "n'oubliez pas de bien vous entraîner cet été".

 *photos de Choi Eui-Sun, Shanghai, juin 2013

 

 

A quinze ans, je résolus d'apprendre.

A trente ans, je me tenais debout.

A quarante, je n'étais plus dans la confusion.

A cinquante, je savais à quoi j'étais destiné.

A soixante, j'avais l'oreille accordée.

A présent j'en ai soixante dix, je suis les désirs de mon coeur sans jamais passer la mesure.

(Entretiens de Confucius, II, 4 in La Chine pense-t-elle, leçon inaugurale au Collège de France, Anne Cheng, 2009)

 

 

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 13:26

en regardant bouger ChenYi-Rhe, en pratiquant Chilsong Ilro hyung

Dans une pratique interne, on cherche à amener l'énergie du mouvement quelque part : précision du trait, finesse des contours. On est dans l'art classique.

Dans l'externe, c'est l'objet extérieur qui est privilégié par la conscience, la cible, le partenaire, l'adversaire ... On est du coup dans un jeté d'énergie ; on ne la guide pas pour qu'elle aille quelque part, on la lance, on l'abandonne, on a tendance à perdre conscience. Cette perte de conscience dans l'acte est une tendance forte de l'histoire de l'art du 20ème siècle, que l'on songe au mouvement surréaliste, et au profond sillon qu'il a creusé.

Mais probablement, cette dichotomie disparait à un certain niveau de pratique. L'énergie va alors toujours quelque part. Et l'altérité n'est plus cet obstacle, ce leurre, cette plage où la conscience s'échoue.

 pollock action


 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 22:33

 

Session photos aux Buttes Chaumont,  repérage pour un filmà faire

Maître Kim Yoo Eob- Elodie Mollet

 

by Marc Mangin

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 19:03

Traduction d'un extrait d'une interview de Sa Bom Nim H.C Hwang en 1978


(...) H.C Hwang explique qu'il ne met pas particulièrement l'accent, dans son enseignement, sur la pratique en compétition :

" Dans les championnats, les combats sont de plus en plus tournés vers l'offensive, ce qui est en contradiction avec la philosophie du Tang Soo Do (Soo Bahk Do). La philosophie et le but des arts martiaux, c'est d'insister sur la défensive. J'aimerais dans les tournois voir davantage cet aspect défensif ".

H.C Hwang compte proposer à l'organisation auquel il appartient un système de points dans lequel seraient favorisées les bonnes défenses, ou les défenses suivies d'une contre-attaque. "Je souhaite que nous nous réunissions pour mettre au point un tel système. Jusqu'ici, les gens avec lesquels j'en ai parlé se sont montrés plutôt favorables. Avec un tel type de décompte, on est plus proche de l'esprit de l'art." Le Maître sait de quoi il parle : quand il n'enseigne pas, il aime consacrer son temps à la peinture orientale (...)

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 20:23

 

 

Juste un petit paragraphe, en guise d'énigme ...

 

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" J'ai voulu, depuis le départ, que la philosophie Moo Do telle que je la conçois, soit l'expression pratique d'une pensée de l'équilibre, un élément essentiel de synthèse entre l'Orient et l'Occident.

La philosophie Moo Do est conçue pour servir de modèle pratique, rationnel et naturel à une pensée orientalo-occidentale ; elle fait la synthèse entre l'Orient, qui met l'accent sur la logique et l'Occident qui insiste sur le concept d'actuel. L'essentiel de la philososphie Moo Do, c'est qu'elle concerne aussi bien la théorie que la pratique. Elle a pour principe que les capacités littéraire (mun) aussi bien que martiale (moo) doivent être développées. Le travail théorique ou mun correspond à l'Orient, alors que la pratique ou moo correspond à l'Occident ".

 

 

(p 109 de Moo Do Chul Hak, Hwang Kee, nouvelle édition en anglais 2009, essai de traduction)

 

Merci à Kim Yoo Eob Sa Bom Nim pour le prêt de son exemplaire coréen.

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 09:52
L'article du Grand-Maître concernant la Tradition, en référence aux 5 valeurs Moo Do, vient d'être traduit en français sur le site de la Fédération mondiale World Moo Duk Kwan.
Le texte anglais qui a l'air assez facile quand on le parcourt rapidement ,s'avère receler en réalité plein de pièges, et d'expressions délicates. Il a donc fallu faire des choix, parfois assez radicaux, et faire marcher à haut débit la machine à interpréter. Mais on sait qu'il n'y a pas de traduction qui vaille sans prise de risques.
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 14:09
Une nouvelle page vient d'être traduite en français sur le site de la fédération mondiale de Soo Bahk Do World Moo Duk Kwan. Il s'agit de la page "Histoire", en référence aux 5 valeurs Moo Do (appelées sur le site en question Five elements, eh oui, il faut suivre !).
Pour en savoir plus, cliquez où vous savez.
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