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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 11:22

Ce samedi 6 décembre 2014 avait lieu le 7ème tournoi de Noël, ou tournoi d'hiver*.

Il a fait chaud, même sans chauffage, pendant ces trois heures partagées dans le do-jang Jean Verdier. 

Nous avons commencé par remettre pour l'occasion leur ceinture de Dan à Théo Angignard, Thierry Zheng, Noé Bailly, Sambre Lacrépinière, et Aymeric Zheng. 7 à 8 ans de pratique, c'est-à-dire d'efforts, de frustration, d'excitation, de joie, de fatigue, de motivation, de démotivation, d'amusement, de lassitude, de plaisir, de partage couronnées par ... le fait d'être devenu les pratiquants qu'ils sont devenus et cette ceinture, et ce diplôme de la Fédération World Moo Duk Kwan pour le célébrer. C'est une très grande fierté de les avoir eus comme élèves ces années durant.

Agnès Torresi, l'élève la plus gradée de l'association Shiwol a reçu son deuxième Dan. Dix ans d'entraînement, dans le do-jang et hors du do-jang (bois de Vincennes, nous voilà !), témoin de la naissance de l'association Shiwol, de ses hauts, de ses bas et soutien patient, parfois impatient de la vie du Soo Bahk Do en France. Merci à elle pour ce qu'on pourrait appeler la force intérieure qu'il lui a fallu pour endurer.

Adrien Lacrépinière a également reçu son deuxième Dan. Elève modèle et sunbae des enfants depuis les débuts de Shiwol, grand frère presque parfait, il porte déjà beaucoup sur ses frêles épaules. Félicitations à lui, en espérant qu'il pourra se préserver aussi des responsabilités qu'il a, pour suivre sa propre route.

Puis le tournoi a commencé. Nous avons suivi pour les combats de nouvelles règles, qui sont expérimentées dans différents pays (aux USA, en Argentine notamment), que les parents ont eu un peu de mal à suivre. Notre grand tort fut de ne pas les leur expliciter au départ.

Voici quelles elles furent : 20 secondes de combat sans interruption, un nombre de juges impair qui attribuent le round à l'un ou l'autre des combattants, en fonction de de ce qu'ils ont montré, dans leur manières de combatttre, des valeurs Moo Do : les techniques phares historiquement repérables ; discipline et respect vis à vis du partenaire (capacité à défendre en acceptant les initiatives de l'autre sans les contrer) ; philosophie (état d'esprit) ; rigueur et richesse de l'éventail technique. Voilà quelques critères sur lesquels les combats ont été évalués. L'autre nouveauté était que nous avions fourni des gants aux participants, de façon à diminuer la distance des attaques au partenaire et rendre le combat plus "réaliste".

Ces règles ont produit de très belles choses dans la catégories des ceintures rouges et Dans, c'est-à-dire chez les pratiquants qui commencent à maîtriser les techiques apprises pour les utiliser en situation "libre". Quelques coups ont été portés (assez peu, en fait), au grand damn des mamans, qui n'aiment pas, et on les comprend, que leurs enfants se fassent "taper". Elles ont revendiqué à haute voix et avec insistance un retour au combat réellement sans contact.

 

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Pour nous, il y a eu plusieurs éléments fort intéressants en travail à travers ces coups portés : l'imaginaire que produit sur de jeunes hommes (ou de grands enfants) le fait de porter des gants : en terme de protection de soi, de possibilité de toucher l'autre sans -trop- de risque de lui faire mal ;  

-ce que produit cet imaginaire au niveau de l'agressivité des combattants ; au niveau des techniques de mains - enchainement de coups de poings plutôt que coup de poing unique lorsque le combat est interrompu dès qu'un point est marqué.

Les 20 secondes de combat sans interruption ont permis des enchaînements de techniques de pieds, de mains, de techniques sautés très plaisantes, parfois spectaculaires pour le public (sauf pour les mamans inquiètes de voir les combats s'accélerer de la sorte) plus conformes à ce que nous travaillons à l'entraînement. 

La grande satisfaction fut pour nous que l'agressivité nouvelle et augmentée fut toujours bien contenue par les enfants : même lorsqu'un coup échappait un peu, nul ressentiment envers son partenaire (et copain) ; l'état d'esprit est resté inpeccable de bout en bout, les ceintures rouges vendant chèrement leur peau, et attaquant à tout va les nouveaux Dan.

Le goûter fut l'occasion de partager ce que chacun avait apporté.

Félicitations à tous les participants et merci aux parents/familles qui nous ont accompagnés tout au long de l'après-midi.

 

* le changement de nom du tournoi a peu à voir avec les histoires de crèches dans les lieux publics qui "secouent" l'opinion public ces jours-ci ; c'est plutôt la nécessité de continuer à inviter tous nos élèves à participer, dès lors que la plupart des collégiens et de lycéens ne veulent plus se rendre à un tournoi dont le nom est associé à la croyance qu'un vieux grand-père à barbe blanche apporte des cadeaux après être descendu par la cheminée à la fin d'un long voyage en traineau à travers le ciel.

 

Résultats

Formes 

Groupe Yongi (débutants 2007-2009)

1er : Leone Le Henry (CRL10-Jemappes)

2ème : Zadig Vernin (CRL10-Jemappes)

3ème : Julien Mo (CRL10- J. Verdier)

 

Groupe Kiap (débutants nés en 2006 et avant)

1ère : Justine Mo (CRL10- J. Verdier)

2ème : Joseph Moisan (CRL10- J. Verdier)

3ème : Hyppolite Rat (CRL10- J. Verdier)

 

Groupe Innae (9ème gup 2006-2008)

1er : Zohar Dweck (CRL10- J. Verdier)

2ème : Taha Boufalgha (CRL10- J. Verdier)

3ème : Ai-Nhi Diep (CRL10- J. Verdier)

 

Groupe Chong shin tong il (ceintures vertes 2004-2005)

1er : Cyrian Lacrpinière (Shiwol)

2ème : Garion Lacrépinière (Shiwol)

 

Groupe Shin Chuk (ceintures rouges 2003-2004)

1er : Islem Zouaoui (Shiwol)

2ème : Ari Bohrt (Shiwol)

3ème : Louis Mathis Aide (Shiwol)

 

Groupe Kyom Son (Dan)

1er : Aymeric Zheng (Shiwol)

2ème : Noé Bailly (Shiwol)

3ème : Thierry Zheng (Shiwol)

 

Combat

Groupe Yongi (ceintures blanches, 2007-2008)

1er : Julien Mo (CRL10- J. Verdier)

2ème : Emma Boni (CRL10-Jemappes)

3ème : Baran Cav (CRL10- J. Verdier)

 

Groupe Kiap (débutants nés en 2006 et avant)

1er : Hyppolite Rat (CRL10- J. Verdier)

2ème : Justine Mo (CRL10- J. Verdier)

3ème : Anna Chuong (CRL10- J. Verdier)

 

Groupe Innae (9ème et 8ème gup, 2006-2008)

1er : Andréa Darnois (CRL10- J. Verdier)

2ème : Selyan Rahmani (CRL10- J. Verdier)

3ème : Elouan Gautier (CRL10- J. Verdier)

 

Groupe Chong shin tong il (ceintures vertes et orange 2004-2006)

1er : Philippe Belbachir (CRL10- J. Verdier)

2ème : Yanis Rahmani (CRL10- J. Verdier)

3ème : Adrien Levy (Shiwol)

 

Groupe Kyom Son (ceintures rouges et Dan)

1er : Noé Bailly (Shiwol)

2ème : Louis Mathis Aide (Shiwol)

3ème : Islem Zouaoui (Shiwol)

 

Rédaction 

1er : Louis Mathis Aide

 

Dessin 

Groupe Yongi (né en 2008)

1er : Ai-Nhi Diep

2ème : Akira Matarasso


Groupe Innae (né en 2005 -2006)

1er : Elouan Gautier et Louis Lacouture

3ème : Andréas Darnois

 

Groupe Ching shin Tong il (2003-2004)

1er : Ari Bohrt

2ème : Philippe Belbachir








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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 08:54

Ce mercredi 26 Novembre 2014, au centre Verdier, nous recevions le groupe d'élèves du centre Jemappes, des enfants de 6 à 10 ans de la nouvelle section de Soo Bahk Do ouverte en septembre dernier. Un grand honneur pour moi de recevoir des enfants venus à notre discipline et que je ne connais pas. Devenir une cause indirecte des choses, et non la cause proche et immédiate, ça donne de l'air, de la satisfaction, ça permet du repos; cela signifie aussi un approfondissement, que les racines s'éloignent de sous mes propres pieds et qu'elles voyagent ici et là, au gré de ce qui leur permet de se développer.

Comment poussent des racines, et qu'est-ce qui décide de leur trajectoire ? Voilà une question pour une future rizhomatologie.

Si mes pieds se sont sentis un peu libérés à travers cette rencontre, c'est d'abord grâce à Laurent Vannini, très assidu instructeur assistant 1er Gup thésard en sciences humaines et traducteur, qui a accepté de prendre en charge ce cours, avec le travail que cela comporte : le fait d'ouvrir cette section nécessite d'abord de s'en expliquer sans cesse ("ce n'est pas du judo ? Ce n'est pas du karaté? ah bon ? mais c'est quoi alors ?").

Ouvrir un lieu, un temps d'entraînement, c'est être confronté à cette question maintes fois répétée, qui comporte sa part de violence sous-jacente: pourquoi est-ce que je ne vous connais pas, pourquoi êtes-vous ce que vous êtes ? Question venue de toute expérience de l'altérité finalement, mais souvent posée du point de vue de celui/celle qui ne doute pas de l'antériorité de sa position d'énonciation, de son droit à être là, et à recevoir ce pour quoi il paie ... A force d'appeler les gens "des usagers", ils le deviennent, ou du moins en adoptent les réflexes, s'installant à la place que la société leur offre, la bienheureuse place du consommateur (le client dans la terminologie de Maître Choi).

Ouvrir cette section à Jemappes, c'est donc confier au camarade V. la charge de renvoyer le consommateur à sa place (dans les magasins), et d'en appeler à d'autres ressorts chez les parents: le fait par exemple que nous pouvons les aider à donner quelques principes structurants à leur progéniture, ne serait-ce que pour leur santé mentale de parents qui partagent le même toit. 

C'est un travail avec des enjeux énormes, et eu égard au temps dont on dispose pour le faire, presque impossible : une heure par semaine, avec un groupe de 10 à 15 enfants, et seulement quelques secondes pour échanger avec les parents en fin de cours. 

Hier donc, nous organisions cette rencontre. Ce fut une belle satisfaction de voir les élèves ceintures oranges pratiquant depuis 3 ou 4 ans prendre leur responbabilité d'aîné dans la pratique, et de rectifier, ou d'expliquer à leur partenaire comment faire le mouvement, pour la simple et bonne raison qu'ils avaient eux-mêmes besoin que le mouvement soit fait correctement pour pouvoir s'amuser dans leur pratique. Et d'un coup alors, l'impatience de certains à ce que ça aille plus vite, plus haut plus fort (l'imaginaire du combat) se changeait en un souci actuel que celui qui en sait un peu moins en face d'eux, en sache un peu plus. Un peu comme transformer les chaînes de magasins, en chaine de transmission.

 

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