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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 09:18

 

L'époque de la dynastie Tang (618-907) représente en Chine une période florissante ; le pays rayonne de culture et attire tous les esprits désireux de recevoir une formation intellectuelle consistante. C'est ainsi qu'après Kukai, venu du Japon , que nous citions récemment dans ces pages, nous nous intéressons de nouveau à Choi Chi-Won (de son nom de plume Koun, "nuage isolé"). 


Né  dans le royaume unifié de Silla, Choi Chi-Won part en voyage en Chine en 869, à l'âge de 12 ans. Il y réussit un cursus d'études particulièrement difficile de 6 années ; reconnu pour ses talents, il devient maire de Nankin en 876 puis secrétaire au Ministère de la Guerre. Il est de retour en Corée en 885, 16 ans après en être parti avec une lettre de recommandation de l'Empereur de Chine Xizong au roi de Shilla Heongang. Cela lui permettra d'occuper un fonction de traduction et de transmission des documents envoyés par Shilla en Chine. 

"Ayant traversé la grande mer en direction de l'ouest, on répète les traductions et l'on se consacre aux études. Bien qu'on ait remis sa vie à un esquif en tronçons de bois, on est suspendu à la terre de l'Ouest. Parti les mains vides, on est revenu solide, ayant d'abord effectué des tâches périlleuses et ayant récolté par la suite. Cela est comparable à ceux qui, pour déterrer un trésor ne craignent pas la montagne de Kollyun ou ceux qui, cherchant des perles, n'évitent pas de plonger dans des profondeurs de la mer où vivent des serpents noirs".

Lors de son séjour en Chine, Choi étudie en profondeur les classiques taoïstes, le bouddhisme et ses courants, et Kong Zi (Confucius). Il cherche à en faire une synthèse, en dépassant ce qui est perçu comme des contradictions. Ce chemin spécifique aux coréens qu'il s'efforce de trouver, il le nomme p'ungynyu.

Les cinq vertus qui se répartissent selon les directions s'harmonisent à l'Orient, elles correspondent au coeur du ren (vertu d'humanité). Les trois courants1 ayant leur appellation, ce qui fait naître la Terre Pure, est appelé bouddhisme. Le coeur de ren n'est autre que le Bouddha. On appelle Bouddha celui qui est capable de réaliser le ren et on prend modèle sur lui (...)

Confucius s'appuie sur le ren et se base sur la vertu (de/tok). Laozi, tout en connaissant le blanc, est capable de sauvegarder le noir. Leur deux enseignements sont à la base d'un style d'existence. Shakyamuni ne peut être dépassé. Loin des dix mille lieux il est devenu le miroir de la Terre de l'Ouest et après mille ans, il est la lumière de la Corée.

(...)

Il existe en Corée un Tao profond et mystérieux appelé p'ungynyu. Les origines de ses enseignements sont présentés en détails dans l'hisoire des Hwarang. En fait, ce Tao embrasse les trois enseignements et il transforme la multitude. Selon Confucius, on doit être (plein de respect) filial pour ses parents et loyal envers son souverain. Selon Lao Zi, on doit être à l'aise dans l'action qui est inaction et pratiquer un enseignement sans paroles. Selon Bouddha, on doit éviter le mal et accomplir des actions bonnes.

 

Choi Chi-Won perd sa fonction d'intermédiaire avec la Chine à la cour de Shilla suite au décès du roi ; n'ayant plus de protecteur, il est mis à l'écart par les aristocrates du fait de ses idées réformistes, avant d'avoir atteint 40 ans. Il se retire alors de la vie publique si bien qu'on ne sait pas exactement quelle est la date de sa disparition. 

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Au moine Chikwang

 Vous avez établi cette pauvre maison près de l'eau sous les nuages

Pour pratiquer le bouddhisme Sôn il y a plus de cinquante ans.

Avec votre bâton à la main, vous n'êtes pas sorti des montagnes

Et vous avez cessé d'envoyer à la capitale vos écrits.

Dans la gouttière en bambou, on entend couler l'eau de la source.

L'ombre du soleil est rare par la fenêtre éclairant obliquement les pins.

 L'horizon est élevé et l'on ne saurait tout exprimer en quelques poèmes.

Fermant les yeux, s'éveillera-t-on au tathâgata4 ?


 

1 "pour notre consultation, il existe trois courants et le bouddhisme est l'un d'entre eux. Son trait essentiel mystérieux est d'aider calmement à la transformation obscure. Une parole secrète illumine ce qui est commun, elle ouvre une porte à suggérer le bien. Elle interprète de façon appropriée les obtacles qui attachent aux superstitions. C'est pourquoi elle guide le coeur de beaucoup à revenir vers le respect".

  2 tathâgathâ :  illumination suprême

 

sources :

- La pensée coréenne, aux sources de l'Esprit-Coeur, Philippe Thiébault, édition AutresTemps

- pages wikipedia Choi Chi-Won 

- article Choi Chi-Won kbs world

 

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 16:57

 

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L'énergie du groupe Olsou !

 

 

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Le groupe de Shiwol, juste avant la démonstration de Soo Bahk Do.

 

 

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Le stand Soo Bahk Do : flyers, articles de journaux, gâteau au chocolat, et taches de gras.

 

 

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... Les enfants sont contents.

 

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"Viens, on va jouer dehors"

Stéphane et Elodie

 

 

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Agnès, Elodie.

 

Photos : Cédric Bonnard

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 14:13

 

 

Photo 006Andong, 29 octobre 2008, 17h35.


 

 

Photo 005

Andong, 29 octobre 2008, 17h39.

 

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 14:02

Han-Seine continue son cycle de rencontres avec les passeurs entre France et Corée.

 Après la journaliste Juliette Morillot, c'est au tour de Patrick Maurus à 18h30, mercredi 10 Mars.
Si, en France, nous connaissons (enfin si l'on peut connaître quelque chose au) roman coréen contemporain, c'est grâce à
son immense travail de traduction.
Si l'on connaît (enfin si l'on veut connaître quelque chose à) l'histoire de la littérature coréenne, (notamment le récit ancien L'histoire de Hong Kiltong, Ho Kyun) c'est aussi grâce à lui
.

Bref, si vous ne vous entraînez pas ce soir là, il faut aller chez Han-Seine, à sa rencontre.

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 08:55

Pour tous ceux qui sont sincèrement intéressés par la Corée

Demain, Mercredi 3 Mars à 18h30 chez Han-Seine au 32 rue M. Le Prince, venez rencontrer Juliette Morillot.
Son livre, dans la collection Autrement, La Corée, Chamanes, montagnes et gratte-ciel nous avait bien éclairé sur le pays lors de notre premier voyage.

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 18:24


Le 21 juin dernier, jour de la fête de la musique, nous avons eu l'occasion de voir et d'entendre le groupe de percussions coréennes Olsou. Tandis que Maître Choi était rentré se reposer des soirées précédentes, le groupe a joué devant un public nombreux et enthousiatse des rythmes de Corée. Simplicité et harmonie collective, nous nous sommes dit que ce qui transparaissait du groupe devait nous inspirer. Après que la présidente ait accepté notre invitation en pique-nique en milieu de semaine, nous sommes allés les voir travailler dans leur repère retiré.



Le Janggo, tambour le plus caractéristique, en forme de sablier. On en joueavec deux baguettes différentes, l'une portant une boule en son bout pour faire résonner la peau que l'on frappe, l'autre plate en bambou, qui produit un son plus sec. Il symbolise la pluie (explication aimablement donnée par Xavier, membre du groupe).





Madame Kim jouant du Janggo



Jeune étudiante, frappant le Buk, tambour à une seule peau.




Franck et Joël font une pause au Buk



Hae Young battant la mesure au kwaengwari

Merci à tous les membres et plus particulièrement à Hae Young.
Pour de plus amples explications, rendez-vous sur le site de l'association Olsou et notamment à la page : http://www.olsouparis.org/index.php?rubrique=4062
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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 18:34


Maître Kim Yu Op nous a emmenés au nord de Daegu marcher au milieu des ermitages.
La marche fut ponctuée d'intermèdes initiatiques du genre : voilà 2 parois, qui se rapprochent jusqu'à quasiment se toucher. Si tu arrives à passer dans le maigre espace que te laisse le minéral, c'est qu'il y a une place pour toi au paradis. Mouais,  


Un peu plus haut dans la montagne, il y avait ce rocher, franchement fendu. J'ai bêtement pensé qu'un moine était peut-être venu tous les jours pendant 70 ans s'exercer avec le tranchant de la main. Maître Kim m'a parlé plus sérieusement d'un sabreur habile. Comme je viens de lire une histoire de ce genre raconté par Freaks sur son blog, qu'il tient d'un maître de Gumdo coréen, cette photo, en dédicace (le rocher est bien plus énorme que ne le laisse penser la photo).

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 19:29

Prendre les choses par le milieu. Comme ces 15 minutes, au milieu du séjour, au détour d'une route nationale, au Nord de Andong, "à 5 km" disait le guide.
Première fierté : avoir discuté le prix de la course avec le chauffeur de taxi. Dans mon coréen hyper classieux, j'ai des témoins, j'alternais 1 mot de Hanguk oh et 3 mots d'anglais, ce qui devait paraître à notre taxi driver le comble de la négociation maîtrisée. Je crois surtout que ça l'a fait marrer. Et le deal devait plutôt être à son avantage. Il a également compris que nous n'étions pas américaines. Souvent, en Corée, c'est une condition pour qu'on vous ait à la bonne.

Ensuite, ce fut un moment particulier, pris dans un no man's land du temps, de l'espace
.






Pourquoi me plait-il tant ?
D'abord, parce qu'il n'a pas été fait comme il est. Des coréens faisaient d'ailleurs un peu la fine bouche à ce propos ; ce corps là ne "va" pas à avec cette tête là. Il n'y a donc pas d'unité de l'oeuvre. Un corps n'avait plus de tête, et une tête errait sans son corps. Des pragmatiques ont décidé. Ensuite : la tête n'en est pas une. C'est seulement un visage, c'est-à-dire une expression, ou un masque. Le crâne est en creux.
 





Et encore : si l'on veut se recueillir, on est extrêmement mal placé ; pris entre 2 rochers : son buste, qui empêche d'en bas de voir le haut de son corps, son visage, et un autre rocher, qui interdit qu'on puisse se reculer, et prendre la distance de la contemplation. Cela donne l'impression de prier dans une faille, si jamais il vous en prend l'envie. Le nez contre un mur ; l'inverse d'un horizon dégagé propice à la méditation. Mais on sait que rester 9 ans à méditer face à un mur est une figure classique du bouddhisme "Son". Le temps aidant, je n'en suis peut-être plus si loin.



 

Finalement, notre Bouddha du futur, il faut le contempler d'un parking, en contre-bas, qui ne semble pas avoir été conçu pour lui. Avec un chauffeur de tacco qui s'impatiente, et une compagne de voyage qui s'impatiente de son impatience. Avec les couleurs de l'automne, le froid et l'humidité ; et avec tout cela, un profond sentiment d'éternité.


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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 13:51

Arrivee a Inch'on,
Direction la salle centrale a Seoul (Yongsan) ou une limousine aux vitres fumees nous attendait.
Immediatement direction Ansong, a environ 1h 15 de voiture (sans embouteillage), lieu du Ko Dan Ja. Experience du feu de Dieu dont on dira plus ulterieurement.
Petite excursion a Yongin en compagnie de Hwang Jin Tae Sa Bom Nim..
Examen final du Ko Dan Ja puis direction Daegu.
Sejour de 4 jours dans la famille de Kim You Hop Sa Bom Nim, avec visites, shopping, et soju a gogo.
Retour a Seoul pour accompagner Xiao Shan ; 4 jours un peu paresseux (grace soit rendue a Berangere). Rencontre avec J-S Bressy, instructeur de Taekkyon, installe a Seoul depuis 4 ans.
Excursion a Andong puis retour a Daegu vers laquelle tous les chemins menent.

Et bientot sur ce canal, plus de photos et d'explications.
 

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 10:59
Les feuilles des grands arbres tremblent en vain et les panneaux sont tombés
Aucune promesse n' a été tenue Les vieilles femmes qui pleuraient dans les maisons à auvent bas
s'endorment et les enfants qui sentent le lait continuent à jouer au bord de l'eau profonde
Les forts sont toujours les forts et les faibles bâtissent sans fin leur pyramide
Escroquerie, vol, meurtre, escroquerie, vol, vol, meurtre ...
   
    Après être resté trois ans dans la terre promise
    Dois-je m'en aller avec les oiseaux qui ont
    abandonné ici leur nid
    Dans cette terre promise où rien n'a été tenu
    J'entends le son de la clochette rouillée au vent

                                               
Lee Seong-Bok, Des choses qui viennent après la douleur
(traduit du coréen par No Mi-Sung et Alain Géniot)
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