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SOO BAHK DO - Moo Duk Kwan










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 Bienvenue sur le blog Shiwol do-jang !


Shiwol do-jang est un espace mental construit en France à partir de la pratique de l'art martial Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan. 
Le Soo Bahk Do est un art martial coréen, façonné par la culture et la tradition coréennes. Si certaines de ses techniques remontent à plusieurs centaines d'années, l'art dans sa forme moderne naît en 1945. La Corée recouvre tout juste sa liberté après 30 ans d'occupation japonaise lorsque Hwang Kee fonde son école Moo Duk Kwan à Séoul, d'où est issu le Soo Bahk Do.

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La pratique du Soo Bahk Do repose sur les principes de respect du vivant ("hwal" en coréen) et d'harmonie nécessaire entre l'humain et la nature. Sont également considérées comme fondamentales la cohésion du groupe et la solidarité. Enfin, comme le veut l'empreinte confucéenne, la relation entre l'enseignant et l'élève étudiant est considérée comme étant de la plus haute valeur. On trouvera aussi toutes sortes de textes, réflexions, digressions comme autant de petites sentiers cheminant dans l'art martial et au-delà.

Articles Récents

7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 18:58

Bonjour Bonsoir,

Aujourd'hui, je voudrais attirer votre attention sur l'histoire de ce fameux chaperon, pour que réellement nous la finissions.

"Mère-grand, ouvre-moi" dit le loup en contrefaisant sa voie 

- Tire la bobinette et la chevillette chera

- Je crois que mon cerveau fait panne

- Ouvre la porte banane !

 

Il entra et s'apprêtant à la manger, 

se fit arrêter par un puissant coup de pied.

 

Maintenant, vous savez

qu'il n'est jamais bon de déranger

une mémé en train de s'entraîner

Soo Bahk Do, le nom de cet art martial 

rend les loups bien pâles

 

Vous avez donc compris que dans cette aventure

de rouge il n'y a pas qu'un chaperon mais aussi une ceinture.

 

Louis Mathis Aide


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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 17:52

 

C'était le feu, cendres aveuglantes des volcans.

 Les yeux clos, ventre dans la terre, je l'ai vu, triangle jaune, triangle blanc. Ce qu'il y a, c'est ce grand amour, calme et majestueux.   

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 18:14

 

Apprendre, cela demande une ouverture, du constructible, du possible. Et qu'il n'y ait rien de prohibé ; a priori, on ne peut pas savoir à l'avance par quoi l'apprentissage passera. Que ce soit du côté de l'étudiant ou de l'enseignant (tant il est vrai qu'être enseignant est aussi être étudiant de ses étudiants).

On ne voit pas qu'un apprentissage puisse commencer par une fermeture, une assignation des places, des engagements restrictifs. Ou alors, seulement formellement, par convenance sociale, pour ne pas que l'enseignant doive passer la moitié de son cours à réclamer son bureau à l'étudiant qui s'y est assis. Sinon, cela veut dire d'avance que de l'apprentissage, on ne prendra pas le risque. Double bind, qu'elle soit de crabe ou de homard (Dieu est un homard, ou une double-pince, un double bind, dit-on dans Mille plateaux). Autant rester devant Youtube, à regarder le monde défiler devant soi.

 

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In Astérix en Corse

"Je n'aime pas qu'on parle à ma soeur.

- Mais elle ne m'intéresse pas votre soeur.

- Elle te plaît pas ma soeur ?!

- Mais si, bien sûr, elle me plaît ...

- Elle te plaît ma soeur !!? Retenez-moi ou je le tue.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 07:38

Ce lundi,

Nouvelle visite dans mon coin de jardin du camarade pianiste, plus exalté que jamais. Il s'approche, hésitant comme la fois dernière, ne voulant visiblement pas déranger. Sa question du jour (encore qu'il faudrait voir s'il s'agit d'une question, tant il semble plutôt demander si, sur un sujet donné, il y a matière à se poser une question). Il vient de voir un film, mais pas jusqu'au bout précise-t-il, même si le film était bon, où un personnage féminin mentionne 60 et quelques variations d'une même technique. Cela signifie pour lui que ces variations seraient toutes issues d'une même racine. Cette technique-racine, qui donnerait une arborescence de variations, fonctionnerait un peu comme les racines linguistiques. 

Il explique que ce sont les combats du film avec les différentes saisies enchainées à grande vitesse, dessinant ainsi l'arborescence, qui l'ont fait penser aux racines linguistiques.

J'essaie de comprendre ce qu'il y a à comprendre dans ce qu'il me dit. On peut considérer les formes comme un espace de conservation des techniques ; cela correspondrait à un lexique. L'enseignant ou le pratiquant devenu suffisamment autonome, aurait pour tâche d'actualiser* ce lexique en donnant son interprétation des termes qui constituent la forme. Pourquoi son interprétation ? Parce que la plupart du temps, une technique n'est pas immédiatement lisible ; elle demande un déchiffrage, une mise en situation en dehors de l'enchaînement.

Me vient également à l'esprit le fonctionnement de la langue écrite chinoise. Il y a des caractères de base, les clés, que l'on pourrait considérer comme les racines ; ces clés sont les éléments de base à partir de laquelle s'élabore la langue des idéogrammes. Peut-être l'idée de technique-racine du pianiste serait-elle liée à celle de langue composée? Le pianiste écoute, acquièce mais n' a pas l'air de vouloir prendre cette direction. 

 

La discussion continue à être débridée sous le soleil timide.

Outre le lexique, on peut considérer les formes sous leur aspect expressif. Toute technique, en tant qu'elle est un mouvement du corps, exprime quelque chose. Elle existe comme signifiant. Un enchaînement dès lors, n'est plus seulement un lexique mais, puisqu'il est une continuation de signifiants, il devient discours. 

Ce qui fait qu'on admire quelqu'un exécutant une forme, c'est qu'il/elle parvient à allier les deux dimensions : non seulement on voit le ciselé des techniques, le fait qu'elles sont des techniques de combat, mais en même temps, on perçoit le discours de la forme. Ou en tout cas, un des discours possibles portés par la forme. Ce qui induit une disparition, ou une discrétion de l'interprète derrière son discours.**

On voit bien ce qu'il peut y avoir de contradictoire, et donc de dynamique, entre les techniques de combat et le discours. On pense d'habitude, que quand on se bat, c'est qu'il n'est plus question de parler. Une des beautés des arts martiaux traditionels résident sans doute de ce délicat paradoxe.

 

 

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* actualité : une interprétation dépend du sujet qui la propose, de la situation dans laquelle il se trouve, et d'une synthèse complexe des éléments qui l'amènent à effectuer cette interprétation là à cet instant là.

** Le bon interprète n'est pas un virtuose, comme les musiciens dont le souci est plus de faire admirer leur habileté technique que de se mettre au service du discours du morceau (de la forme) qu'il joue.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:08

Ce matin au jardin, pendant que mon linge tourne...

Un peu comme les chiens promènent leur maître -et non l'inverse comme on croit- mon linge me balade. C'est lui qui m'oblige à mettre le nez dehors quand j'aurais bien des raisons d'hésiter. Aussi la durée moyenne de l'entraînement est fixée par le temps du programme machine.

Ce matin, la douceur de l'air, les arbres fleuris... En y repensant, les fleurs de janvier des arbres étaient blanches, tandis qu'elles sont roses à présent, d'un rose pale, délicat. 

Un homme s'approche, vient regarder ce que je fais. Il repart, va faire trois pompes au fond du jardin puis revient. Il est pieds nus.

- C'est taoïste ce que vous faites ?

Je réfléchis, et j'acquièce de la tête, pour ne pas compliquer la question. 

- Là j'ai mes affaires d'un côté, mes chaussures sont là-bas, je fais mes exercices un peu. Vous voyez j'étudie la bible en ce moment, plus jeune j'étais complètement passé à coté. Dans la Bible, Abraham dit "va vers toi". Il ne dit pas "va t'en", "pars d'ici", ou autre chose, mais il dit "va vers toi". On nous conseille d'étudier le taoïsme, ça aide à comprendre.

- Souvent avec ces mouvements, les occidentaux, ils essaient, mais ils n'y arrivent pas, ils ne rentrent pas dedans. Là, ces mouvements, non seulement je les vois mais je les reçois. Quand je vous regarde faire ces mouvements, ça me calme. 

Il me demande des références de livres pour pouvoir apprendre tout seul. Je le lui déconseille, lui disant que c'est comme en musique, il faut accepter le moule pour touver une vraie liberté. Il insiste, il dit qu'il n'a pas le temps autrement ; il est pianiste. Nous parlons encore quelques instants, puis il me dit en partant, de continuer, "c'est très bien ce que vous faîtes". 

A cette heure-ci, la machine est finie depuis un moment. Je range mes affaires, un peu flattée que mon entraînement puisse calmer qui que ce soit. Encore que ça ne soit, semble-t-il pas tout à fait suffisant.

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:42

 Ei. n'arrive plus à rentrer dans la salle. Sa maman l'a amené à plusieurs reprises au cours ces dernières semaines, et l'enfant s'est mis à pleurer au moment de rentrer.

Aujourd'hui, sa maman pénètre dans la salle avec lui et nous demande ce qu'il faut faire. Ei. pleure un peu, se plaint, bougonne, mais il y a quelque chose qu'il ne veut pas. Je mentionne la fois où Ei. est monté sur les tapis, pendant que de dos, j'enfilais ma veste, et la pile des lourds tapis qui s'est écroulée, menaçant les enfants tout autour d'être assommés : on est rarement seuls dans ses exploits, ou dans ses bêtises. Nous avons bien bien crié ce jour-là, particulièrement sur Ei -qui aime déjà bien défier l'autorité-. Mais Ei. quand on le lui demande dit que ce n'est pas cela. La maman propose de rester, ce que nous accordons, et l'enfant retrouve ses voisins de ligne ses copains, et le sourire presque immédiatement.

Question du jour car il semble qu'il faut parler aujourd'hui :

"Pourquoi est-ce qu'on met le do-bok pour l'entraînement ?

Ei. veut répondre le premier. "Pour ne pas abîmer nos vêtements", plusieurs lèvent le doigt pour répéter la même chose. L'argument pratique du début d'année a bien été entendu. G. l'artiste italien propose : "si on mettait un pull en laine, on serait tentés de jouer avec les petites boules de laine, et ça abîmerait le pull".

Oui, sauvons les pulls !

"Mais pourquoi, à votre avis, est-ce que ce vêtement est blanc ? Pourquoi pas en couleur ?

Ed. lève la main. "Blanc, ce n'est pas une couleur". Vraiment, ces petits sont étonnants. Je reprends donc la question.

"Pourquoi ce vêtement est-il blanc, que le blanc soit une couleur ou pas ?"

La maman de Ei. se lève discrètement, fait un signe à son fils qui a tourné la tête vers elle et lui envoie un baiser, puis elle ferme la porte doucement derrière elle.

La discussion se poursuit, sur une veine assez poétique : le blanc du do-bok de la page où on peut écrire, dessiner ou colorier, mais aussi celui de la page qu'on peut/doit tourner à chaque nouvel entraînement, tout en conservant quelque part les pages précédentes. 



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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 12:59

On ne doit pas penser  

Sur l'avant et l'après

En avant en arrière

Seulement la liberté

Du point du milieu

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:24

Le 8 Décembre dernier a eu lieu le sixième tournoi de Noël.

36 inscrits certains enfants sur place, au dernier moment, ce qui nous a donné quelques palpitations. Hélas, nous n'avons pas de petit Jésus dans l'association qui transforme le vin en eau, ou les cartes de licence en sachets de bonbons. Mais un ange protecteur a bien voulu assurer l'autosuffisance.

Le tournoi de cette année était placé sous le signe du voyage, puisque Shiwol avait décidé de réduire les lots distribués dans l'optique d'utiliser les engagements récoltés pour financer un futur déplacement en Suisse au prochain stage européen, à l'été 2014.

Cette fois, un grand groupe de ceintures blanches s'est présenté, affamé et tourbillonnant, du haut de leurs 5, 6 ou 7 ans, chacun prêt à passer aux choses sérieuses. On ne sait pas encore où est le sérieux, mais chacun voulait s'y frotter. 

Des règles de combat un peu différentes, inspirées de celles du festival Moo Do en Espagne, a produit des face à face plus intéressants, avec des techniques plus diversifiées, et quelques mémorables facéties. 

Enfin, nous tenons à adresser nos plus chaleureux remerciements à Manelli Grisoni, de la Mairie du 10ème, qui nous a permis d'avoir le do-jang plus longtemps qu'à l'accoutumée, à Madame Toubiana de la DJS ; à Antoine Prost de l'OMS du 10ème, pour son soutien multiforme. Aux gardiens du gymnase J. Verdier pour leur aide à l'installation et leur patience.

A Caroline Leroy qui a gardé précieusement la table gâteaux et boissons, même quand une horde affamée d'enfants a déferlé. Et au très valeureux encadrement composé de Olivier Goujon, Agnès Torresi, Laurent Vannini et Marie Balas, la vénérable Présidente. A Maxim Driesen, qui continue à faire et à vendre ses gâteaux à la moindre occasion. 

A Sophie Bohrt pour les photos noir et blanc. 


 

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Résultats

groupe Yongi, petits blancs 

formes 

1/ Elouan Gautier

2/ Florian Dandrieux, Philippe Belbachir, Andréa Darnois

combat :

1/ Ai-Nhi Diep (une demoiselle de 5 ans!)

2/ Victor Jean, Elouan Gautier, Florian Dandrieux

 

 

groupe Innae, orange-vert

formes

1/ Garion Lacrépinière

2/ Yanis Rahmani

 

combat

1/ Garion Lacrépinière

 2/ Solal Salem

3/ Yanis Rahmani

 

 

groupe Chong sin Tong Il, grands blanc-orange

formes

1/ Jade Rousseau

2/ Ummu Uz, Okan Uz

 

combat

1/ Okan Uz

2/ Elie Herzog

3/ Ummu Uz

 

 

groupe Kyum Son, ceintures vertes

formes

1/Ilan Rousseau

2/ Alexandre Payen

3/ Islem Zouaoui

 

combat

1/ Louis Mathis Aide

2/ Ari Bohrt, Ilan Rousseau

 

 

groupe Muk nyom, rouge et Dans

formes

1/ Adrien Lacrépinière

2/ Sambre Lacrépinière, Noé Bailly, Aymeric Zheng

 

combat

1/ Adrien Lacrépinière

2/ Thierry Zheng

3/ Théo Angignard


Résultats concours de dessins

junior 6-8 ans

1/ Darius Beylot Bauer

2/ Elouan Gautier

3/ Lou Laffon

prix du dessin en famille : Ahi-Ni Diep

 

8-12 ans

1/ Louis Mathis Aide

2/Alexandre Payen

3/ Yasmine Karaol, Jade Rousseau



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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 09:51

 

Ce matin, on frappe à la porte ; un recommandé. La FFTDA nous écrit. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas pris la peine de nous parler. La dernière fois que nous avions eu affaire à elle, c'était il y a plusieurs années. Nous avions reçu une invitation à une réunion du comité de Paris, à laquelle nous nous étions naïvement rendus pour nous tenir informés des activités des arts martiaux coréens à Paris ; nous avions appris après quelques instants que ... nous n'avions pas le droit d'y voter. Un peu gênés, les responsables de cette réunion cherchaient à éviter la fâcherie. Pour nous convaincre de leurs bonnes intentions, ils nous donnèrent une tâche : secrétaire de séance. 

Chacun appréciera : je ne portais pourtant pas, ce jour-là, ma mini-jupe en skai, ni n'avais chaussé mes escarpins à talon haut. Promue derechef de sans droit à secrétaire de séance, quel honneur ! 

Ayant de mauvaises habitudes depuis l'école primaire, j'étais sur le point de me démener en prise de note et autres reformulations élégantes pour me sauvegarder de ce qui ressemblait fort à une insulte. Las, je compris assez vite que la réunion était déjà faite, le PV était prêt, il ne restait plus aux participants qu'à le signer, sauf la secrétaire de séance, bien sûr, la potiche de service à l'ascension fulgurante. Le grand style littéraire n'était donc pas d'actualité. Plus tard, je compris que les arts martiaux coréens, censés être rassemblés dans la FFTDA l'étaient surtout hors de la FFTDA, et bien plutôt contre elle. Mais c'est une longue histoire, qu'on racontera peut-être un jour. L'étude si on l'entreprend, devrait porter sur la question : pourquoi un appareil d'Etat français (la FFTDA par exemple) est-il par nature incapable de promouvoir réellement des arts étrangers (coréens en l'occurence) ? Comment parce qu'il en est incapable par nature, oppriment-ils ceux qui les promeuvent effectivement, même modestement ?

Que nous veut aujourd'hui la FFTDA ? Comme tout le monde, dans cette période de crise, elle veut du flouze ! Aussi, nous menace-t-elle d'un procès pour "usurpation de grades".*

Précisons : aucun pratiquant de Soo Bahk Do n'a jamais passé de grades grâce à la FFTDA. Le Soo Bahk Do ne l'a jamais bien intéressé d'ailleurs : trop petit, trop international, techniquement trop archaique, difficilement repérable du grand public, bref, tout à fait négligeable pour les gens qui ont de l'ambition pour le Sport Français, Mesdames Messieurs, et n'ont pas envie de perdre du temps à des broutilles !

Comment avons-nous obtenu notre 2ème dan de Taekwondo ? En faisant un dossier présentant notre cursus de Soo Bahk Do à une commission de spécialistes, et en payant le tarif "équivalence 2ème dan". Il est vrai qu'en ce temps-là, nous avions quelques amis bienveillants dans le groupe d'expertise. Mais le temps a passé. Nous voilà 4ème dan. Et comme le dit l'adage, le temps, c'est de l'argent. Nous tenons à le repréciser ici : NOUS NE SOMMES QUE 2ème DAN  (FFTDA), option secrétaire de séance, et non 4ème DAN (option do-bok moulant ?)

En jetant un oeil au document faisant état de précédants procès intentés par la FFTDA, on note par exemple qu'elle s'en prend à un pratiquant liés au Chung Do Kwan, une des 5 écoles coréennes existant avant la création du Taekwondo. Ce cas est assez semblable au nôtre avec l'école Moo Duk kwan, elle aussi chronologiquement antérieure à l'émergence du Taekwondo. En réfléchissant un instant, on voit donc qu'un appareil d'Etat français fait des procès à des pratiquants liés à des écoles d'où est issu le Taekwondo. Or ces écoles, que l'Etat français le veuille ou non, continuent à exister, à avoir des élèves au-delà de la Corée.

Que ces élèves aient à payer un impôt pour leur grade, c'est prendre le cours des choses à l'envers. On sait aussi que l'Etat français est assez coutumier de la négation de l'histoire, à commencer par la sienne propre. Alors celle des autres ... 

 

* "Nous tenons à vous alerter très fermement sur les conditions légales d'utilisation d'un Dan de Taekwondo et d'une discipline associée (...) Vous ne pouvez donc pas utiliser les grades que vous citez. Pour vous convaincre, nous joignons à la présente mise en garde la décision de la cour d'Appel de Lyon, qui a condamné pénalement et civilement une personne qui n'avait pas souhaité régulariser sa situation". Nous vous invitons à stopper toute usurpation de Dans et à prendre contact avec les services de la Fédération (...)

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 07:58

Distinction désormais classique puissance/pouvoir, Gilles Deleuze

http://www.youtube.com/watch?v=9UeYEzSaUOA

 

Tout pouvoir comme "empêchement d'effectuer une puissance" est-il méchant ? se demande le philosophe. Deleuze avance, puis recule en disant que ce serait bien exagéré.

Et pour cause. On peut penser qu'il y a un empêchement momentané d'effectuer une puissance qui travaille en faveur de cette puissance même. Et cela s'appelle par exemple, éducation ou enseignement. Si Deleuze ne reculait pas (pendant que, dans un mouvement juste, la caméra elle, avance) il renoncerait à sa position d'enseignant, c'est-à-dire, sapperait le fondement du discours qu'il est en train de tenir. L' enseignant est un maître du temps. 

 

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Yves Klein, peignant

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